Santé
Hôpital, médecine de ville, prévention, santé mentale.
Démographie médicale, financement de la Sécu, déserts médicaux, prévention, dépendance.
Mesures
Aidants familiaux — statut juridique reconnu (11 M d'aidants), Allocation Aidant Familial 600 €/mois, congé indemnisé 100 % SMIC, droit au répit 100 h/an opposable, retraite préservée (validation trimestres)
11 millions de Français aident un proche dépendant (enfant handicapé, conjoint malade, parent âgé), gratuitement, souvent au prix de leur santé et de leur carrière. Aucun statut juridique réel, droit au répit théorique, retraite amputée. Le programme propose 5 axes : (1) Statut juridique reconnu (registre national HATVP-équivalent, identification automatique via CAF/MDPH/CPAM, droits attachés) ; (2) Allocation Aidant Familial — 600 €/mois pour les aidants à temps plein (>20 h/semaine documentées) financée par CNSA et CPAM ; (3) Congé d'aidant indemnisé 3 mois renforcés à 100 % du SMIC (vs ~50 % aujourd'hui), droit au répit opposable 100 h/an de remplacement professionnel ; (4) Validation trimestres retraite à 100 % pour la période d'aidance (vs partiel aujourd'hui), pas de pénalisation carrière ; (5) Formation gratuite, soutien psychologique remboursé, plateforme nationale d'aide aux aidants. Coût net 5 ans : +6 Md€ (investissement social majeur, évite des dépenses publiques de placement institutionnel ~30 k€/an/personne dépendante).
Coût net estimé : 6.0 Mds € · Loi ordinaire (statut aidant + AAF) + décrets CNSA/CPAM + LF
Allocation Dignité Universelle (ADU) — fusion AAH + APA + PCH + ASH + MTP en 5 niveaux gradués (800 à 3 200 €/mois), Maison Départementale de l'Autonomie unifiée, volet logement adapté, clause de non-régression
Aujourd'hui, une personne en perte d'autonomie (handicap ou âge avancé) navigue entre 6 à 8 allocations différentes (AAH, APA, PCH, ASH, MTP, complément AAH, MVA, etc.), 6 à 8 guichets distincts (MDPH d'un côté, service APA du Département de l'autre), avec 9 à 18 mois de délais d'instruction et des ruptures de droits brutales à 60 ans (passage forcé PCH → APA). 3,5 millions de Français concernés, 27 Md€/an de dépenses éclatées, sous-recours estimé à 15-25 % par défaut d'information. L'ADU remplace ce patchwork par une **allocation unique graduée en 5 niveaux** (de 800 € pour autonomie partielle à 3 200 €/mois pour soins permanents 24/24), évaluée par une **Maison Départementale de l'Autonomie (MDA)** unifiée (fusion MDPH + service APA) avec un délai cible de moins de 3 mois. Cinq axes : (1) Création de l'ADU 5 niveaux ; (2) MDA unifiée par département ; (3) Volet logement adapté (subvention aménagement domicile) ; (4) Clause de non-régression (aucun bénéficiaire actuel ne voit son allocation baisser) ; (5) Disparition des ruptures de droits à 60 ans. Coût net 5 ans : +25 Md€ (revalorisation moyenne +15-20 % vs allocations actuelles, simplification administrative).
Coût net estimé : 25.0 Mds € · Loi ordinaire (création ADU + MDA) + décrets CNSA + LF (financement)
EHPAD & virage domicile — ratio personnel ≥0,8 ETP/résident, +30 % salaires soignants, CSV sur dividendes lucratifs, virage domicile +200 000 places HAD/SSIAD, assurance dépendance par référendum, transparence ehpad.gouv.fr
Le scandale Orpea 2022 (livre Castanet « Les Fossoyeurs ») a révélé un système EHPAD à bout de souffle : ratio personnel critique (0,6 ETP/résident vs 1,0 en Allemagne, 1,5 en Suède), maltraitance documentée, marges d'actionnaires de fonds d'investissement, vacance de personnel 25-30 %, salaires aides-soignants 30 % inférieurs aux pays voisins. Et 60 % des personnes dépendantes vivent à domicile sans soutien structuré. Sept axes pour reconstruire un modèle digne et soutenable : (1) Ratio personnel ≥0,8 ETP/résident imposé par décret avec contrôle ARS ; (2) +30 % salaires aides-soignants/AMP EHPAD + formation accélérée ; (3) Contribution Solidarité Vieillissement (CSV) sur dividendes EHPAD lucratifs — 30-70 % progressif avec voies d'allègement Qualité/Réinvestissement/Transparence (jusqu'à -50 %) ; (4) Virage domicile massif (+200 000 places HAD/SSIAD, modèle Buurtzorg + danois), objectif maintien à domicile 60 % → 70 % en 5 ans ; (5) Clause encadrée de renationalisation déclenchable des chaînes en faillite éthique (décision Conseil d'État sur maltraitance grave) ; (6) Transparence absolue prix/marges/effectifs sur ehpad.gouv.fr ; (7) Assurance Dépendance Obligatoire à auto-enrollment (cotisation 2 % salaire avec opt-out actif, 3 niveaux d'accès EHPAD selon cotisation) — soumise à référendum national en an 2. Coût net 5 ans : +5 Md€ (compensé partiellement par virage domicile + CSV + assurance dépendance à partir an 3).
Coût net estimé : 5.0 Mds € · Loi ordinaire (CSV + ratios + transparence) + référendum (assurance dépendance) + décrets ARS
Fin de vie & soins palliatifs — accès universel garanti (+5 000 lits, +3 000 équipes mobiles), aide active à mourir encadrée (modèle belgo-canadien), formation massive des soignants
Avant tout débat sur l'aide active à mourir, la France doit régler son scandale silencieux : 50 % des personnes qui auraient besoin de soins palliatifs en fin de vie n'y ont pas accès (rapport IGAS 2023). Le programme propose deux volets indissociables et hiérarchisés : (1) Plan massif d'accès universel aux soins palliatifs en 5 ans : +5 000 lits dédiés, +3 000 équipes mobiles, accès au domicile et en EHPAD, +20 000 soignants formés ; (2) Encadrement strict de l'aide active à mourir (euthanasie et suicide assisté) sur le modèle belgo-canadien : conditions cumulatives strictes (souffrance physique ou psychique persistante, incurable, à la demande répétée du patient majeur en pleine capacité), avis collégial de 2 médecins + 1 psychiatre, délai obligatoire de réflexion de 30 jours, contrôle a posteriori par une commission indépendante. Soins palliatifs accessibles AVANT toute demande d'aide active. Clause de conscience pour les soignants. Coût net 5 ans : -1 Md€ (économies sur les soins aigus inadéquats compensent l'investissement palliatif).
Coût net estimé : -1.0 Mds € · Loi ordinaire (soins palliatifs) + loi de bioéthique (aide active à mourir) + décrets + référendum confirmatif
Grand âge à domicile et bien-vieillir actif 60-75 ans — refonte SAAD et auxiliaires de vie (statut, rémunération +25 %), plan Bien-vieillir 60-75 (sport, cognition, sociabilité), coordination gérontopôle
Deux angles complémentaires. **Grand âge à domicile** : les Services d'Aide et d'Accompagnement à Domicile (SAAD) sont en crise (30 % turnover annuel, rémunération insuffisante). Refonte du statut des auxiliaires de vie (fusion SAAD, SSIAD, aides-ménagères) avec **+25 % de rémunération** portée à ~1 800 €/mois net + statut protégé, formation obligatoire 400 h, ratio 1 auxiliaire pour 8 personnes suivies. **Bien-vieillir actif 60-75 ans** : plan de prévention pour les 12 millions de seniors autonomes — sport senior remboursé (Prescri'Sport), formation cognitive continue (universités du 3ᵉ âge financées), sociabilité rurale (Maisons Bien-vieillir), coordination Gérontopôle national. Coût net 5 ans : ~-6 Md€ (investissement humain + santé).
Coût net estimé : 6.0 Mds € · Loi ordinaire grand âge à domicile + refonte statut SAAD + convention pluriannuelle Santé × Départements
Handicap et inclusion universelle — accessibilité bâti et transport à 100 % en 2032, quota emploi étendu, référent handicap dans chaque administration, simplification MDPH, PCH revalorisée
**12 millions de personnes en situation de handicap** en France. Retard massif d'accessibilité (30 % du bâti public conforme, 60 % des gares SNCF, 25 % des écoles), MDPH engorgées (délai moyen 4-6 mois), Prestation de Compensation du Handicap sous-évaluée depuis 2005. Cette mesure refonde en 10 axes : **Accessibilité universelle bâti et transport à 100 % en 2032** (obligation légale avec sanctions), **Quota emploi handicap étendu à 8 %** (vs 6 % aujourd'hui), **Ada d'État — référent handicap** dans chaque administration/entreprise > 250 salariés, **Simplification MDPH** (délai < 45 jours), **PCH revalorisée** à hauteur du coût réel de la compensation, **numérique accessible** (loi RGAA renforcée), **école inclusive renforcée** (AESH + 20 000 recrutements), **culture accessible** (audiodescription obligatoire cinéma/télé), **sport handi accessible** (héritage JO 2024 renforcé). Coût net 5 ans : ~-3 Md€.
Coût net estimé : 3.0 Mds € · Loi ordinaire handicap + révision code de la construction + refonte MDPH + convention pluriannuelle
Légalisation encadrée du cannabis — monopole d'État SEITA-Cannabis, vente 18+ en boutiques agréées, 30 g/mois, auto-culture 3 plants, prévention massive, désengorgement justice/police
Sortir d'une politique de prohibition qui ne marche pas et qui coûte cher, sans pour autant banaliser le cannabis. Mise en place d'un monopole d'État sur la production, la distribution et la vente (modèle allemand 2024 adapté), avec des règles strictes : interdiction stricte aux mineurs (18 ans, contrôle d'identité systématique), quantité plafonnée à 30 g par mois et par adulte, auto-culture limitée à 3 plants à usage strictement personnel, traçabilité totale du producteur à la boutique. Vente uniquement en boutiques spécialisées agréées (~500 sur tout le territoire), à distance minimale des écoles et des lieux fréquentés par mineurs. Aucune publicité, aucun marketing, packaging neutre obligatoire (modèle paquet de cigarettes). Plan de prévention massif financé par les recettes : éducation à l'école dès le collège, campagnes nationales sur les risques (santé mentale, dépendance, accidents de la route), prise en charge renforcée des addictions. Recettes fiscales : ~2,8 Md€/an (taxes + monopole). Économies sur la chaîne pénale et la police : ~1,5 Md€/an (~80 000 procédures pénales annuelles évitées, ~3 000 places de prison libérées). Coup dur porté aux réseaux criminels (le cannabis représente ~50 % du chiffre d'affaires du narcotrafic en France selon l'OFAST).
Coût net estimé : -4.3 Mds € · Loi ordinaire — Code de la santé publique (L. 3421-1 et suiv.), Code pénal, création SEITA-Cannabis (EPIC)
Plan Cancer 2032 — 8 dépistages organisés (sein, colon, col, poumon, peau, prostate, lymphome, digestif), INCa renforcé, recherche translationnelle, accompagnement social/psy systématique, réduction inégalités d'accès
Le cancer reste la 1ʳᵉ cause de mortalité en France : 433 000 nouveaux cas/an, 162 000 décès/an. Les progrès médicaux sont massifs (5 ans survie passé de 35 % à 65 % en 30 ans), mais des inégalités d'accès flagrantes persistent (-15 ans d'espérance de vie hommes ouvriers vs cadres) et la couverture des dépistages organisés stagne. Le programme propose 5 axes : (1) Généralisation de 8 dépistages organisés (vs 3 aujourd'hui : sein, colorectal, col utérin) — extension au poumon (cohorte fumeurs >50 ans), peau (mélanome, basalome), prostate (PSA encadré), lymphome (suivi systématique post-radiation/chimio), élargissement âges cible des existants ; (2) INCa renforcé (Institut National du Cancer) — doublement budget pour pilotage scientifique national, +400 chercheurs ; (3) Recherche translationnelle — accélération du passage R&D → soin clinique (modèle USA, Israël), cofinancement public-privé renforcé ; (4) Accompagnement social et psychologique systématique — assistant social dédié, psychologue inclus, aide-aidant, conservation emploi facilité ; (5) Lutte contre les inégalités d'accès — déplacement des unités mobiles dépistage en zones rurales et QPV, traduction tous documents en 10 langues, accès enrichi Outre-mer. Coût net 5 ans : +4 Md€.
Coût net estimé : 4.0 Mds € · Loi ordinaire (programme dépistages) + décrets HAS/INCa + LF (CPAM)
Plan Sport pour tous — EPS doublée au collège-lycée (4 h/semaine), licence gratuite pour les <20 ans, +500 000 m² d'infrastructures, sport en entreprise déductible, plan obésité national
La France est dernière de classe européenne sur l'activité physique. Le programme y répond par cinq axes interconnectés : (1) EPS doublée au collège et au lycée (de 2 h actuelles à 4 h/semaine effectives) avec recrutement de 8 000 professeurs d'EPS supplémentaires sur 5 ans ; (2) Licence sportive gratuite pour tous les <20 ans dans tout club affilié à une fédération reconnue (Pass'Sport généralisé et automatisé) ; (3) Plan infrastructure : +500 000 m² de salles polyvalentes, gymnases et terrains, dont 70 % en zones rurales et quartiers prioritaires, en partenariat avec les collectivités ; (4) Sport en entreprise : déduction fiscale renforcée pour toute entreprise offrant ≥1 h de sport/semaine à ses salariés sur temps de travail ; (5) Plan obésité national avec nutrition à l'école (Nutri-Score affiché en cantine, suppression sucre ajouté avant 6 ans), campagne santé publique, taxation accrue des sodas et boissons sucrées (déjà existante, durcie). Coût net 5 ans : +5 Md€. ROI santé documenté : ~3 € de dépenses santé évitées par 1 € investi dans la prévention par le sport (OMS).
Coût net estimé : 5.0 Mds € · Loi ordinaire + décrets éducation + financement collectivités (cofinancement)
Refondation du système de santé français — 9 axes : hôpital, soignants CDI privé, médecin traitant obligatoire, prévention, DMP, autonomie, psy + antidépresseurs, contrôle arrêts maladie, justice du financement
Refonder le système de santé français en combinant universalité solidaire et responsabilisation. Huit axes interconnectés : (1) Hôpital public refinancé avec autonomie de gestion et nouvelle tarification (50 % dotation populationnelle + 30 % T2A + 20 % qualité, modèle allemand) ; (2) Plan soignants massif (revalorisation +300-500 €/mois, doublement IFSI, parcours de carrière) ; (3) Médecine de premier recours forte (10 000 centres pluri-professionnels, médecin traitant obligatoire et gatekeeper réel à la néerlandaise) ; (4) Prévention massive nationale (check-up annuel obligatoire dès 40 ans, programmes ciblés, taxes santé sur sucre/alcool/tabac/ultra-transformés) ; (5) Numérique de santé unifié (DMP national obligatoire à l'estonienne + télémédecine + IA diagnostique) ; (6) 5ᵉ branche autonomie musclée (modèle Pflegeversicherung, statut aidant, EHPAD repensés) ; (7) Plan national santé mentale (psychologue intégralement remboursé, plan jeunes) ; (8) Justice du financement (mutuelle intégrée à la Sécu, cotisation forfaitaire pour TOUS de 30 à 200 €/mois selon revenus, modèle LAMal suisse). Principe de gouvernance démocratique : les grandes orientations passent par référendum et co-construction avec les soignants, patients et ministère.
Coût net estimé : 90.0 Mds € · Loi cadre Santé + référendum + LFSS + décrets + révision Code SS et Code santé publique
Réguler l'installation des médecins libéraux en fonction des besoins du territoire
Conditionner le conventionnement Assurance maladie d'un nouveau médecin libéral à l'installation dans une zone sous-dotée, en contrepartie d'une revalorisation des actes et d'une aide à l'installation renforcée.
Coût net estimé : 900.0 M€ · Loi ordinaire — modification de l'article L. 162-5 du Code de la sécurité sociale (cadre conventionnel)
Santé mentale & pédopsychiatrie — fin de la désertification (+5 000 pédopsychiatres et psychiatres d'ici 2032), remboursement psychologues intégral, plan suicide jeunes, premiers secours en santé mentale, déstigmatisation
La santé mentale est la grande oubliée du système de santé français. 1 Français sur 5 souffre d'un trouble mental, mais 9 mois d'attente moyenne pour voir un pédopsychiatre, désertification médicale aiguë (~40 % des postes pédopsy non pourvus), 9 600 suicides/an (1ʳᵉ cause de mortalité 15-24 ans), 60 % des jeunes français rapportent une détresse psychologique post-COVID. Le programme propose 5 axes : (1) Plan +5 000 pédopsychiatres et psychiatres d'ici 2032 — doublement numerus clausus spécifique, revalorisation salariale +30 %, prime installation zones désertifiées, intégration pédopsychiatres CMP-CMPP au régime CDI privé ; (2) Remboursement intégral psychologues — 30 séances/an par psychologue conventionné (vs 12 séances dispositif MonPsy actuel insuffisant), accès direct sans ordonnance, modèle anglais NHS Talking Therapies ; (3) Plan Suicide Jeunes — formation systématique enseignants/parents/médecins repérage du suicide, ligne 3114 doublée, post-vention systématique, modèle finlandais ; (4) Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) — formation 5 millions de Français en 5 ans (modèle Mental Health First Aid australien, ~3 % de la population australienne formée) ; (5) Plan Déstigmatisation — campagnes nationales (modèle Royaume-Uni 'Time to Change'), intégration santé mentale dans la médecine du travail et scolaire. Coût net 5 ans : +6 Md€.
Coût net estimé : 6.0 Mds € · Loi ordinaire (numerus clausus + remboursement) + décrets HAS + LF (CPAM)
Souveraineté médicaments — relocalisation de 50 molécules essentielles, partenariat européen IPCEI Santé, réserve stratégique 6 mois, transparence des prix à la source, BPI-Santé d'investissement
La France et l'Europe sont devenues totalement dépendantes de l'Asie pour les médicaments essentiels : 80 % des principes actifs sont fabriqués hors UE (60 % en Inde et Chine). Résultat : 4 000 ruptures de stock par an en France (vs 800 en 2017), prix opaques, vulnérabilité géopolitique majeure. Le programme y répond par cinq axes : (1) Plan relocalisation 50 molécules essentielles via un fonds public d'investissement BPI-Santé doté de 3 Md€ en 5 ans (modèle IPCEI batteries) ; (2) Partenariat européen IPCEI Santé pour mutualiser la chaîne UE et obtenir feu vert aides d'État compatible Commission ; (3) Réserve stratégique nationale de 6 mois de consommation sur les molécules critiques (antibiotiques, anti-cancéreux, antalgiques, anesthésiants) ; (4) Transparence radicale des prix à la source — fin du système opaque des accords confidentiels CEPS/laboratoires, publication des prix réels payés ; (5) Recherche publique fléchée avec brevets publics partagés (modèle COVID où la recherche publique a financé une bonne partie des vaccins privatisés). Coût net 5 ans : -5 Md€ via réduction des ruptures et meilleure négociation prix.
Coût net estimé : -5.0 Mds € · Loi ordinaire + décrets ANSM + accord UE IPCEI Santé + dotation BPI-Santé en LF
Sport de haut niveau et héritage JO 2024 — INSEP refondé, sports pro français, handisport, AFLD, sport universitaire, diplomatie sportive, JO Alpes 2030, reconversion athlètes
Ne pas laisser mourir l'effet JO Paris 2024 (64 médailles, 5ᵉ nation) comme le Royaume-Uni post-2012. Structurer un modèle français de haut niveau, complémentaire à la mesure Sport pour tous (qui traite EPS, licence <20 ans, infrastructures, obésité). Dix axes : (A) INSEP refondé — sortie du statut EPSCP administratif, refonte gouvernance avec athlètes au conseil, doublement du budget (30 → 60 M€/an), extension aux 5 CREPS régionaux comme antennes ; (B) Suivi individualisé des athlètes de haut niveau — chaque athlète a un référent unique (sportif, médical, mental, formation, reconversion), plan de vie sur 15 ans, statut protecteur inscrit au Code du sport ; (C) Handisport élevé au même rang — les Jeux Paralympiques Paris 2024 ont montré la capacité française (75 médailles, 8ᵉ nation) : budget para-sport aligné strictement sur budget olympique par athlète, INSEP mixte, communication médiatique alignée ; (D) AFLD renforcée — Agence Française de Lutte contre le Dopage indépendante de plein droit, budget doublé (12 → 25 M€/an), laboratoire national accrédité AMA, protection lanceurs d'alerte ; (E) Sport universitaire haut niveau à la française — modèle inspiré NCAA américaine adapté (10 pôles universitaires haut niveau, bourses double projet, aménagements études), fin du choix cornélien études vs compétition ; (F) Sports pro français — soutien fédérations et ligues (Ligue 1, Top 14, LNB, LFB, D1H, LNH volley), fiscalité stable, lutte contre les ligues fermées non-solidaires ; (G) Grands équipements post-JO 2024 — reconversion pérenne (Village olympique = 6 000 logements sociaux et étudiants Seine-Saint-Denis, Aquatique = piscine populaire, Adidas Arena polyvalente), pas de white elephants ; (H) Diplomatie sportive et candidatures — JO Hiver Alpes 2030 candidature française consolidée, Coupe du monde rugby 2027 (déjà accordée), stratégie candidatures 2030-2040 (JO été 2036 candidature française à évaluer, Coupe du monde football, Coupe du monde féminine) ; (I) Reconversion athlètes fin de carrière — statut protecteur, VAE renforcée, congé de reconversion 24 mois indemnisé, partenariat État entrepreneur productif pour insertion pro ; (J) Jeunesse et détection — Parcours Excellence Sportive régionaux, détection dès 8 ans dans quartiers populaires + ruralité, 1 000 places nouvelles en Pôles Espoirs et France. Coût brut ~3,5 Md€/5 ans, retombées économiques et cotisations ~1,8 Md€, net ~+1,7 Md€ sur 5 ans.
Coût net estimé : 1.7 Mds € · Loi ordinaire (Code du sport) + LF + décrets INSEP/AFLD + partenariats fédérations et ligues professionnelles
Sport quotidien et lutte contre la sédentarité adulte — Pass Sport adulte universel 200 €/an, sport en entreprise obligatoire > 250 salariés, natation prescriptible, campagne « 30 minutes/jour », activités urbaines gratuites
**85 % des adultes français ne font pas les 30 minutes d'activité physique quotidienne** recommandées par l'OMS. Coût sanitaire de la sédentarité : **~17 Md€/an** (INSERM 2023 — cardiovasculaire, diabète type 2, obésité, cancers, dépression). Cette mesure complète Sport pour tous (existant) avec focus adultes 30-60 ans : **Pass Sport adulte universel 200 €/an** (utilisable clubs, salles, activités municipales, éligible tout foyer < 60 000 €), **sport en entreprise obligatoire** pour > 250 salariés (2 h/semaine sur temps de travail), **campagne nationale « 30 minutes/jour »** avec label médecin traitant, **natation et activités aquatiques prescriptibles** par médecin (remboursées Assurance Maladie), **piscines municipales gratuites** créneaux famille week-end, **marche-santé** structurée dans chaque commune, **espaces urbains sportifs libres** (agrès street workout 1 pour 5 000 hab). Coût net 5 ans : ~-1 Md€, économies santé à 15 ans ~+2 Md€/an.
Coût net estimé : 1.0 Mds € · Loi ordinaire sport et santé + refonte Pass Sport + convention pluriannuelle Sports × Santé × Emploi
Vaccination universelle — HPV à 80 % (vs <50 % aujourd'hui, modèle anglais), grippe et COVID gratuits +50 ans, méningocoque ACWY systématique, planning vaccinal numérique, lutte contre la désinformation
La couverture vaccinale française reste très inégale : excellente sur les vaccins obligatoires enfants (DTP, ROR : 95 %), médiocre sur les vaccins recommandés (HPV <50 % vs 80 % UK, grippe seniors 50 %), et fragile sur les rappels adultes. La méfiance anti-vaccin est l'une des plus élevées au monde (1ʳᵉ rang mondial selon Wellcome Global Monitor 2018). Le programme propose 5 axes : (1) HPV — couverture 80 % en 5 ans (modèle Royaume-Uni 2008-2024) via vaccination scolaire systématique en 5ᵉ (filles + garçons depuis 2020) ; (2) Grippe et COVID gratuits et invitation directe pour les >50 ans (vs >65 ans actuellement) ; (3) Méningocoque ACWY systématique adolescents (vs B+C seulement actuellement) ; (4) Planning vaccinal numérique — carnet vaccination Mon espace santé, rappels automatiques, prise de RDV en pharmacie/CPTS ; (5) Lutte contre la désinformation — autorité scientifique indépendante, formation médecins/pharmaciens à la communication sur le vaccin. Coût net 5 ans : -1 Md€ (gain budgétaire via prévention maladies évitées).
Coût net estimé : -1.0 Mds € · Loi ordinaire (gratuité vaccins + scolaire HPV) + décrets HAS/CPAM + LF