Éducation & jeunesse
École, enseignement supérieur, jeunesse, autonomie.
Maternelle au supérieur, métier enseignant, orientation, vie étudiante, jeunesse.
Mesures
Décrochage scolaire — repérage précoce dès le CP-CE1, dispositif « Aller vers » (équipes mobiles), Microlycées et écoles de la 2ᵉ chance doublés, Service Civique transition (16-25 ans), tutorat individualisé
90 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme en France (~10 % d'une génération). Le décrochage est rarement brutal : 50 % des décrocheurs présentaient des fragilités identifiables dès le primaire. Le programme propose 5 axes : (1) Repérage précoce dès CP-CE1 — outil de détection systématique par enseignants (test standardisé, modèle finlandais), prise en charge immédiate ; (2) Dispositif « Aller vers » — équipes mobiles (enseignant + éducateur + psychologue) qui se déplacent au domicile et en CFA pour reconnecter les décrocheurs ; (3) Microlycées et E2C (Écoles de la 2ᵉ Chance) doublés — passer de ~50 microlycées à 100, de ~125 E2C à 250, ~30 000 places supplémentaires ; (4) Service Civique transition 16-25 ans — pour les décrocheurs, mission civique rémunérée 1 200 €/mois pendant 6 à 12 mois, accompagnement vers diplôme ou emploi ; (5) Tutorat individualisé — 50 000 tuteurs bénévoles formés (étudiants, retraités, professionnels) appariés à des élèves fragiles. Coût net 5 ans : +3 Md€.
Coût net estimé : 3.0 Mds € · Loi ordinaire (création Service Civique Transition + dispositif aller-vers) + décrets EN + LF
Erasmus France Monde 2032 : 150 000 mobilités/an, semestre obligatoire bac+3+, Erasmus Métiers pour alternants/BTS/CAP, ouverture hors UE (Québec, francophonie, Asie stratégique), réciprocité 200 000 accueils/an
Faire de la mobilité internationale étudiante une **grande cause nationale**. Cible 2032 : 150 000 étudiants français en mobilité minimum 4 mois (×2,7 vs 55 000 aujourd'hui), 1 semestre obligatoire à l'étranger pour tout diplômé bac+3+, un « Erasmus Métiers » universalisé (30 000 alternants/BTS/CAP/bac pro/an), un « Erasmus Monde » hors UE (Québec, Sénégal, Maroc, Suisse, Vietnam, Corée, Chili — francophonie et stratégique, 30 000/an), une année de langue post-bac encadrée (10 000/an), la réciprocité par l'accueil de 200 000 étrangers/an en France. Bourse renforcée à 500 €/mois cumulable avec Statut Étudiant ASU. Coût net 5 ans : ~3,7 Md€. Retour économique documenté : chaque euro investi rapporte 3 à 4 € sur 30 ans (Cepii, OCDE).
Coût net estimé : 3.7 Mds € · Loi ordinaire + décrets Erasmus + conventions bilatérales État × pays partenaires + refonte crédit budgétaire ESR
Lycée pro & apprentissage revalorisés — +30 % salaire profs, 15 Lycées d'Excellence Professionnelle régionaux, 5 000 nouveaux profs (dont 1 000 venus du privé), partenariats entreprises structurés, apprentissage 1 → 1,8 M
Le lycée professionnel forme 700 000 jeunes en France (40 % des lycéens), mais reste perçu comme une « voie de relégation ». Pourtant, les métiers techniques sont en tension dans tous les secteurs (BTP, industrie, agriculture, hôtellerie, services à la personne). Le programme revalorise massivement la filière en 5 axes : (1) Revalorisation enseignants — +30 % de salaire pour les profs de lycée pro (alignement sur les autres spécialités), prime équipement, formation continue intensive ; (2) 15 Lycées d'Excellence Professionnelle régionaux — un par région, équipements de pointe (robotique, fabrication additive, fab labs), partenariat industriel structuré ; (3) 5 000 nouveaux profs formés en 5 ans, dont reconversions d'entreprise (modèle « profs venus du privé » sur 5 ans, mi-temps école / mi-temps entreprise) ; (4) Partenariats entreprises locales — chaque LP a au moins 3 entreprises partenaires (apprentissage, stages, équipements financés, embauches à la sortie), modèle Suisse Berufsbildung ; (5) Apprentissage 1 → 1,8 million — pérennisation des primes employeurs sur 5 ans, doublement des CFA en métiers de bouche, métiers verts, métiers du soin. Coût net 5 ans : +4 Md€.
Coût net estimé : 4.0 Mds € · Loi ordinaire (revalorisation + LEP + apprentissage) + décrets EN + accords Régions
Numérique éducatif responsable et IA en classe — cadre éthique IA générative (souveraine), « zéro écran maternelle » strict, écrans encadrés primaire et collège, formation profs numérique-IA, cybersécurité scolaire, données protégées
L'éducation nationale française déploie des outils numériques sans doctrine claire : écrans en surenchère, IA générative sans cadre, données scolaires exportées vers GAFAM. Cette mesure crée le cadre : **« Zéro écran maternelle »** strict (interdiction tablettes/écrans individuels 0-6 ans, sauf handicap avec plan spécifique), **écrans encadrés primaire** (max 30 min/jour, activités précises, jamais loisir), **encadré collège** (usage pédagogique validé, pas de smartphone en cours, casiers), **IA générative en classe encadrée** (uniquement outil pédagogique documenté, jamais substitut à l'apprentissage, IA souveraine française prioritaire — mesure Souveraineté Numérique), **formation obligatoire profs** (200 h numérique-IA), **cybersécurité scolaire renforcée** (audits, ANSSI, articulé mesure Cybersécurité), **données scolaires souveraines** (cloud français, RGPD renforcé, interdiction export GAFAM), **médiathèque du savoir libre** (Wikipédia, ressources ouvertes prioritaires). Coût net 5 ans : ~-1 Md€.
Coût net estimé : 1.0 Mds € · Loi ordinaire éducation numérique + décret zéro écran maternelle + convention pluriannuelle Éducation × Numérique
Petite enfance 0-6 ans — école obligatoire à 3 ans renforcée, jardin d'éveil public 2-3 ans (+200 000 places), formation ATSEM et auxiliaires de puériculture revalorisée, recherche petite enfance (modèle nordique)
Les 1 000 premiers jours de la vie d'un enfant déterminent largement son développement cognitif, social et émotionnel — mais la France investit 4 fois moins que les pays nordiques sur la petite enfance. La mesure complète l'axe garde 0-3 ans (mesure Égalité F-H) avec un focus pédagogique fort sur le développement de l'enfant : (1) École obligatoire à 3 ans renforcée — taux d'encadrement de 1 adulte pour 8 enfants (vs 1/15 actuel), formation initiale et continue ATSEM ; (2) Jardin d'éveil public 2-3 ans — +200 000 places (vs ~10 000 places jardins d'éveil aujourd'hui), structure intermédiaire entre crèche et maternelle, modèle scandinave ; (3) Formation revalorisée — ATSEM, auxiliaires de puériculture, éducateurs jeunes enfants : revalorisation salariale +20 %, formation diplômante VAE pour 50 000 professionnels sur 5 ans ; (4) Recherche petite enfance — création de 3 instituts pluridisciplinaires (sciences cognitives, pédagogie, neurosciences, psycho développementale), cohérence Recherche & Universités ; (5) Soutien parentalité — guidance parentale gratuite dans toutes les CAF, congé paternité doublé à 56 jours obligatoires. Coût net 5 ans : +5 Md€.
Coût net estimé : 5.0 Mds € · Loi ordinaire (école maternelle + jardin d'éveil + congé paternité) + décrets EN/CNAF + LF
Plan Famille & Natalité — inverser le déclin démographique en 5 ans : congé parental allongé indemnisé, crèches massives, allocations renforcées dès le 2ᵉ enfant, fiscalité familiale, conciliation vie pro/famille
Mesure stratégique pour inverser la chute historique de la natalité française (677 k naissances en 2023, plus bas depuis 1946, fécondité 1,68 enfant par femme vs 2,1 nécessaire au renouvellement). Six axes structurants inspirés des pays qui ont réussi à inverser leur tendance (Hongrie, République tchèque, Pays nordiques) : (1) Congé parental allongé et bien indemnisé (12 mois à 80 % du salaire pour les 2 parents) ; (2) Plan massif de places en crèches (+500 000 places en 5 ans, gratuité pour les modestes) ; (3) Allocations familiales renforcées dès le 2ᵉ enfant (vs aujourd'hui à partir du 3ᵉ pour la pleine prime) ; (4) Fiscalité familiale revalorisée (quotient familial plafond rehaussé, déductions élargies) ; (5) Statut parent solo amélioré ; (6) Conciliation vie pro/famille renforcée. Coût net 5 ans ~15 Md€, mais ROI démographique de +30-50 Md€/an à terme grâce aux cotisations sociales additionnelles et à la vitalité économique.
Coût net estimé : 75.0 Mds € · Loi cadre Famille + LFSS + LF + révision Code travail + Code sécurité sociale + décrets
Politique jeunesse 16-30 : service civique 0,6 SMIC universel (100 000/an), vote 16 ans local, Parlement des Jeunes tirés au sort, camps interculturels intégrés, Fonds Talents, santé mentale sans avance, Maisons de la Jeunesse
Une politique de la jeunesse qui vise trois mots : engagée, fière, forte. **Engagée** : service civique volontaire massifié à 100 000 jeunes/an, rémunéré à 0,6 SMIC (~860 €/mois), avec camps citoyens interculturels intégrés au parcours pour brasser les origines sociales et géographiques. **Fière** : vote à 16 ans aux élections locales et référendums, création d'un Parlement des Jeunes national de 200 tirés au sort, Livret d'Engagement Citoyen valorisé dans concours et CV, Fonds Talents Français (10 000 bourses excellence/an sur domaines stratégiques). **Forte** : santé mentale accessible sans avance de frais pour tous les 16-30 ans (12 séances/an), Maisons de la Jeunesse dans chaque intercommunalité (1 500 lieux sport-culture-numérique-orientation), prêt taux 0 matériel/mobilité/permis en complément ponctuel du Statut Étudiant. Coût net 5 ans : ~2,5 Md€, financé par rationalisation des aides jeunesse dispersées.
Coût net estimé : 2.5 Mds € · Loi ordinaire + loi organique droit de vote 16 ans local + décrets service civique + convention pluriannuelle Maisons
Protection de l'enfance — refondation ASE : Fonds national dédié, familles d'accueil à 2 000 €/mois, sortie 25 ans accompagnée, 8 enfants/éducateur, justice enfance sous 30 jours
**Un des scandales silencieux de la République**. 380 000 enfants confiés en France, système en crise, **30 % des SDF adultes sont d'anciens de l'ASE**, taux de suicide 3× la moyenne. Cette mesure refonde intégralement la protection de l'enfance en 10 axes : **Fonds national ASE** financé par 0,5 pt CSG fléché, rémunération des **familles d'accueil portée à 2 000 €/mois** avec statut protégé et formation obligatoire (objectif 60 % des placements en familles vs 45 %), **sortie accompagnée jusqu'à 25 ans** (logement + allocation transition 800 €/mois + accompagnement social), prévention en amont (TISF renforcés, thérapie familiale gratuite), éducateurs valorisés (+15 % rémunération, plafond 8 enfants/éducateur vs 15-20), école protectrice, justice enfance sous 30 jours, imprescriptibilité pénale crimes sur mineurs, Fonds indemnisation maltraitance ASE. Coût net 5 ans : ~-25 Md€ (investissement humain assumé), retour long terme : baisse structurelle SDF, prison, décrochage.
Coût net estimé : 25.0 Mds € · Loi ordinaire + loi organique financement ASE + décrets métiers social + Fonds national ASE (CSG 0,5 pt fléché)
Recherche, universités et innovation — 7 axes : 3 % du PIB, universités autonomes, transfert technologique massif, écosystème startup deeptech, talents internationaux, simplification, souveraineté scientifique
Faire passer la recherche française de 2,2 % à 3 % du PIB d'ici 10 ans (objectif Lisbonne européen), en s'inspirant des leaders mondiaux : Allemagne (instituts Max-Planck, Fraunhofer, Helmholtz), Suisse (ETH Zurich, EPFL), Israël (densité brevets/PIB record mondial), USA (transfert technologique massif). Sept axes : (1) Investissement public R&D porté à 3 % du PIB ; (2) Universités autonomes avec gouvernance renforcée (modèle ETH Zurich) ; (3) Transfert technologique massif (modèle Bayh-Dole américain) ; (4) Écosystème startup deeptech soutenu (lien France 2030 + FPSR) ; (5) Attractivité talents internationaux (visa chercheurs accéléré, salaires alignés sur le top mondial) ; (6) Simplification administrative drastique (fin du temps perdu en formulaires) ; (7) Souveraineté scientifique (lien Numérique, Climat, Santé). Coût net 5 ans ~30 Md€, ROI long terme massif (chaque € en R&D = 3 à 5 € de PIB à 15 ans, OCDE).
Coût net estimé : 30.0 Mds € · Loi de programmation de la recherche 2025-2034 + révision Code éducation + LF + décrets
Refondation de l'école française — 6 axes inspirés des systèmes performants (Singapour, Finlande, Allemagne, Italie) : sélection profs, intervention précoce, programmes stables, discipline, voie pro, climat
Refonder l'école française en s'inspirant de ce qui marche ailleurs, sans copier-coller. Six axes interconnectés : (1) Sélection et formation des profs à la singapourienne/finlandaise : concours rigoureux, master obligatoire à l'Institut National de l'Éducation, mentorat des deux premières années ; (2) Intervention précoce massive dès la maternelle, modèle finlandais (30 % d'élèves accompagnés au moindre signe) ; (3) Programmes refondés exigeants et stables (méthode Singapore Math en primaire, lecture syllabique exclusive, stabilité 10 ans garantie) ; (4) Discipline et cadre clair : uniforme obligatoire, sanctions facilitées, contrat école-famille ; (5) Voie pro valorisée à l'allemande : triplement de l'apprentissage, partenariats entreprises, bac pro repensé ; (6) Éducation climatique transversale obligatoire dès le CM1, modèle italien 2019. Objectif : passer la France du 23ᵉ rang PISA à un classement top 10 OCDE en 10 ans, et surtout diviser par 2 les inégalités scolaires.
Coût net estimé : 45.0 Mds € · Loi cadre Refondation école + révision Code éducation + décrets + arrêtés programmes
Régulation de l'enseignement supérieur privé lucratif : label EESPIG renforcé, CPF fléché uniquement labellisés, placement post-diplôme publié, remboursement si promesse non tenue, contribution qualité 3 %
L'explosion des écoles supérieures privées lucratives (5 à 15 k€/an de tuition, qualité variable, promesses trompeuses) détourne massivement le **CPF (Compte Personnel Formation)** vers des formations douteuses. Cette mesure régule sans étouffer : **certification qualité obligatoire** (label EESPIG renforcé, contrôle annuel indépendant), **interdiction de la communication commerciale trompeuse** avec sanctions DGCCRF, **CPF fléché uniquement établissements labellisés** (économies ~500 M€/an), **contrôle placement post-diplôme obligatoirement publié** (taux d'emploi, salaire médian, satisfaction), **médiateur national étudiants**, **remboursement automatique en cas de promesse non tenue** (100 % placement affiché non tenu = remboursement), **interdiction promesses chiffrées non-tenables**, **contribution qualité 3 % du CA fléché fonds contrôle indépendant**. Coût net 5 ans : ~+2 Md€ (économies CPF > coûts contrôle).
Coût net estimé : -2.0 Mds € · Loi ordinaire ESR + refonte code éducation (labellisation) + décrets qualité + convention CPF
Écoles Nationales d'Excellence France 2032 : 10 écoles publiques d'élite à tuition modérée (4 000 €/an éligible ASU), 13 500 diplômés/an dans les secteurs stratégiques, semestre étranger obligatoire
Créer 10 **Écoles Nationales d'Excellence** — établissements publics d'enseignement supérieur à tuition modérée (4 000 €/an, intégralement couverte par le Statut Étudiant ASU au palier 400 €/mois), spécialisées sur les secteurs stratégiques du programme : IA/Data, Cybersécurité, Ingénierie Industrielle, Métiers du Vivant, Métiers de l'Océan, Design et Innovation, Artisanat d'Excellence, Sport et Performance, Éducation et Pédagogie, Transition Écologique. **13 500 diplômés/an en régime croisière** — contrepoids public de haute qualité aux écoles privées lucratives (mesure Régulation ESup privé). Sélection sur dossier + concours + entretien, avec **quotas 25 % QPV/ruralité/DOM** et **15 % passerelles BTS/DUT**. Semestre à l'étranger obligatoire (articulé Erasmus France Monde). Corps professoral mixte, ratio 1/8, partenariats industriels stratégiques. Diplôme grade Master, contrat fidélité 5 ans en France post-diplôme. Coût net 5 ans : ~-2,7 Md€, contributeur net à partir de l'an 15 (~+5-8 Md€/an).
Coût net estimé : 2.7 Mds € · Loi de programmation ESR + création EPSCP dédiés + convention pluriannuelle État × Écoles + code éducation
Éducation financière universelle — matière obligatoire en terminale, module obligatoire à chaque embauche, campagne nationale grand public, auto-enrollment au Plan d'Épargne Retraite
Doter chaque Français des compétences financières pour piloter sa propre vie économique : épargner, comprendre l'inflation et les taux, choisir un crédit, préparer sa retraite, éviter le surendettement. Quatre piliers complémentaires : (1) une matière obligatoire en classe de terminale, sanctionnée au bac ; (2) un module obligatoire de 8 heures à chaque entrée en entreprise ; (3) une campagne nationale grand public permanente sur tous les médias ; (4) l'inscription automatique de tout nouvel embauché à un Plan d'Épargne Retraite, avec opt-out facile (modèle britannique). Mesure indispensable pour rendre acceptable et opérationnelle la nouvelle architecture des retraites (plafond public à 2 000 €/mois + Fonds public souverain).
Coût net estimé : 1.5 Mds € · Loi ordinaire (Codes éducation, travail, sécurité sociale) + décrets + arrêté programmes scolaires