Entreprendre sans risque — droit à la reconversion entrepreneuriale, 24 mois ARE conservés, filet post-échec, micro-entreprise doublée, statut salarié-entrepreneur, congé création avec réintégration garantie
Débloquer le potentiel entrepreneurial français en supprimant la peur du saut. La France a ~20 % de créations d'entreprises en moins que l'Allemagne à structure économique comparable, principalement parce que le chômage protège mais enferme : perdre ses droits en créant est un risque insurmontable pour beaucoup. Cette mesure sécurise le parcours entrepreneurial de bout en bout, en 9 axes : (A) Droit à la reconversion entrepreneuriale — 24 mois d'ARE intégralement conservés pendant la création, non conditionnés à ARCE ; (B) Filet post-échec — si l'entreprise ne marche pas dans les 24 mois, retour aux droits chômage antérieurs SANS reset ni carence (protection maximale) ; (C) Micro-entreprise élargie — plafonds CA doublés (services 37 500 → 75 000 €, marchandises 176 200 → 350 000 €), franchise fiscale-sociale sur les 24 premiers mois (modèle allemand Gründerzuschuss) ; (D) Statut de salarié-entrepreneur — cumul autorisé jusqu'à 20 h/semaine hors clause exclusivité, fiscalité neutre ; (E) Congé sabbatique création — 12 à 24 mois avec réintégration garantie chez l'employeur (CDI > 3 ans d'ancienneté), cotisations chômage remboursées à l'employeur en cas de retour ; (F) Chômage entrepreneur créé — extension ATI avec indemnisation en cas d'échec involontaire, sur base cotisations réelles ; (G) Flat tax dividendes réduite à 15 % (vs 30 %) pour les 5 premières années ; (H) Accompagnement BPI-France Travail — mentor obligatoire 24 mois, formation gestion 40 h, plateforme MonProjetEntrepreneur.gouv.fr ; (I) Reconnaissance sociale — mentorat inversé par retraités entrepreneurs. Coût brut ~4 Md€/an à régime, net ~+1,5 Md€/an après recettes = ~+8 Md€ sur 5 ans.
Coût brut
4.0 Mds €
Coût net
1.5 Mds €
Vecteur juridique
Loi ordinaire (Code du travail + Code de commerce + CGI + Code sécurité sociale) + LF + décrets URSSAF/BPI
Diagnostic
La France a un potentiel entrepreneurial gâché par la peur du saut.
Chiffres clés (INSEE, BPI, France Stratégie, OCDE 2024) :
- ~800 000 créations d'entreprises/an en France (INSEE 2024) — chiffre en forte hausse mais surestimé par la création massive de micro-entreprises (500 000+/an), souvent activité complémentaire ou déguisée.
- Créations « pleines » (avec projet développé, financement, potentiel de croissance) : estimées à ~150 000-200 000/an — ~20 % de moins qu'en Allemagne à structure économique comparable.
- Taux de survie à 5 ans : ~50 % en moyenne, ~40 % pour les micro-entreprises pures.
- Financement initial médian : ~15 000 € — trop peu pour lancer une activité significative dans la plupart des secteurs.
- ~40 % des Français déclarent avoir envisagé de créer une entreprise, mais 60 % de ceux qui y renoncent citent « la peur de perdre mes droits chômage » ou « la peur de l'échec » (BPI-Ifop 2024).
Les freins actuels :
- Peur de perdre les droits chômage : le passage de demandeur d'emploi à entrepreneur transforme les allocations en ARCE (versement en capital d'une part des droits), avec perte définitive de la deuxième moitié en cas d'échec. Beaucoup préfèrent rester au chômage.
- Complexité fiscale et sociale : le régime réel (BIC/BNC) est administrativement lourd, la micro-entreprise plafonnée (37 500 € services, 176 200 € marchandises) devient un piège quand l'activité décolle — le franchissement du seuil déclenche des cotisations et fiscalité alignées sur le régime commun sans transition.
- Peur de l'échec sans filet : en cas d'échec, l'entrepreneur se retrouve sans droit chômage (l'ATI — Allocation Travailleur Indépendant — est très restrictive : 800 €/mois pendant 6 mois maximum, sous conditions extrêmement strictes). En Allemagne, un entrepreneur qui échoue retrouve ses droits ; en France, c'est la précarité.
- Peur de perdre son emploi salarié : le salarié qui veut créer doit démissionner, sans garantie de retour, ce qui bloque la plupart des projets. Le congé pour création existe (art. L. 3142-105 CT) mais sans réintégration garantie.
- Charges fiscales sur les revenus d'entreprise : la flat tax dividendes à 30 % (17,2 % PS + 12,8 % IR) est jugée très élevée par comparaison internationale (Suède 20 %, Belgique 15 % pour PME, Royaume-Uni 8,75 % pour les faibles dividendes).
- Absence de mentorat structuré : la France a peu de dispositifs équivalents au SBA (Small Business Administration) américain ou à la KfW (Kreditanstalt für Wiederaufbau) allemande pour l'accompagnement entrepreneurial.
Modèles étrangers pertinents :
- Allemagne — Gründerzuschuss : subvention à la création versée par l'agence pour l'emploi (Bundesagentur für Arbeit), équivalente à l'ARE + 300 €/mois pendant 6 mois, puis 300 €/mois pendant 9 mois. Retour aux droits chômage garanti en cas d'échec dans les 24 mois. Résultat : taux de création d'entreprises 25 % supérieur à la France à structure comparable.
- Royaume-Uni — Start Up Loans : prêts à taux zéro jusqu'à 25 000 £ + mentor obligatoire pendant 12 mois. Taux de survie 3 ans : 55 %.
- États-Unis — SBA (Small Business Administration) : garantie de prêts, accompagnement, formation. 30 M d'entreprises créées en 15 ans.
- Estonie — e-Residency : création d'entreprise 100 % numérique en <20 min, fiscalité simple, plateforme unique. 100 000 e-résidents créent 25 000 entreprises/an.
- Suède — Almi Företagspartner : accompagnement mentorat + financement pour ~10 000 entreprises/an, avec effet levier économique 4x.
Ce que le programme a déjà voté :
- PME-artisanat — transmission facilitée, BPI Transmission 1 Md€, simplification, apprentissage. Cette mesure complète côté création individuelle.
- Réserve nationale d'expérience — retraités 62-67 ans en missions civiques. Cette mesure ajoute le mentorat entrepreneurial.
- Éducation financière universelle — module obligatoire en terminale + à chaque embauche. Cohérence avec la formation gestion 40 h de cette mesure.
- Fonds Public Souverain de Retraite — auto-enrollment PER. Ne concerne pas l'entrepreneuriat directement.
Mesure
Sommaire des 9 axes :
- Axe A — Droit à la reconversion entrepreneuriale (24 mois ARE conservés)
- Axe B — Filet post-échec (retour aux droits sans reset)
- Axe C — Micro-entreprise élargie
- Axe D — Statut de salarié-entrepreneur
- Axe E — Congé sabbatique création avec réintégration garantie
- Axe F — Chômage entrepreneur créé (extension ATI)
- Axe G — Fiscalité incitative
- Axe H — Accompagnement BPI-France Travail
- Axe I — Reconnaissance et mentorat
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Axe A — Droit à la reconversion entrepreneuriale
Nouveau droit fondamental créé dans le Code du travail :
- Tout demandeur d'emploi peut demander à France Travail un « Statut de Créateur en reconversion » pour une durée de 24 mois maximum.
- Pendant ces 24 mois :
- ARE (Aide au Retour à l'Emploi) intégralement conservée — versée mensuellement comme avant.
- Aucune obligation de recherche active d'emploi salarié — l'entrepreneuriat est reconnu comme démarche de retour à l'activité.
- Cumul autorisé avec CA de la nouvelle entreprise jusqu'à un plafond (~1,5 SMIC/mois) — au-delà, ARE partiellement suspendue.
- Pas de conditionnement à ARCE — le choix est laissé au créateur (conserver ARE mensuelle ou basculer en ARCE capital selon son plan).
- Mentor obligatoire (Axe H) pendant toute la période.
- Bilan à 12 mois : point d'étape avec France Travail — si le projet n'a manifestement pas de viabilité, réorientation en douceur (formation, salariat).
- Cohérence : le Statut de Créateur en reconversion est un vrai droit, pas une faveur négociée. Il est de droit pour tout demandeur d'emploi présentant un dossier de projet crédible.
Axe B — Filet post-échec — retour aux droits antérieurs sans reset
C'est la protection maximale qui débloque psychologiquement le saut :
- Si l'entreprise ne fonctionne pas dans les 24 mois (défaillance, arrêt volontaire pour non-viabilité) :
- Retour immédiat aux droits chômage antérieurs à la création — sans reset, sans carence, sans re-condition d'ouverture.
- Les droits chômage sont calculés comme si la période entrepreneuriale n'avait pas eu lieu — l'ancienneté cotisée avant est intégralement préservée.
- Le montant ARE et la durée d'indemnisation sont strictement identiques à ceux dont bénéficierait le créateur s'il n'avait jamais tenté.
- Conditions :
- Défaillance déclarée dans les 24 mois suivant le début du Statut de Créateur.
- Cessation officielle (radiation Kbis ou SIRET).
- Pas de fraude documentée.
- Version max validée (24 mois, 100 % des droits) — pas de dégressivité, pas de conditionnement supplémentaire.
- Financement : ce dispositif ne coûte quasi rien par rapport à l'existant, car ces droits chômage auraient de toute façon été versés au demandeur d'emploi initial. Le seul surcoût est le décalage temporel de leur consommation.
- « La Nation te dit d'oser. Si tu échoues, elle te reprend. »
Axe C — Micro-entreprise élargie
Le régime micro-entrepreneur (héritier de l'auto-entrepreneur Novelli 2008) est un succès mais un piège au moment où l'activité décolle.
Réforme :
- Plafonds CA doublés :
- Services / prestations : 37 500 € → 75 000 €.
- Marchandises / restauration : 176 200 € → 350 000 €.
- Franchise fiscale-sociale sur les 24 premiers mois (modèle allemand Gründerzuschuss) :
- Cotisations sociales à 5 % du CA (vs 22 % services / 12,8 % marchandises aujourd'hui) pendant les 24 premiers mois.
- Imposition sur le revenu : versement libératoire à 1 % du CA (vs 2,2 % services / 1 % marchandises aujourd'hui) pendant les 24 premiers mois.
- Passage progressif au régime réel au-delà des plafonds :
- Régime « intermédiaire » de 24 mois pour amortir le choc fiscal-social.
- Cotisations sociales et fiscalité alignées progressivement (rampe linéaire).
- Coût : ~500 M€/an en pertes fiscales et sociales sur les 24 premiers mois — largement compensé par le nombre de créations supplémentaires induites.
Axe D — Statut de salarié-entrepreneur
Nouveau statut permettant à un salarié en CDI de créer une entreprise sans quitter son emploi :
- Cumul autorisé de plein droit jusqu'à 20 h/semaine d'activité entrepreneuriale — hors clause d'exclusivité (les clauses d'exclusivité générales sont réputées non-écrites pour l'activité de création d'entreprise).
- Fiscalité neutre : les revenus de l'activité entrepreneuriale sont intégrés au revenu global sans double-imposition ni majoration.
- Cotisations sociales adaptées : cumul des cotisations salariées (sur salaire) + micro-entrepreneur (sur CA), sans doublon.
- Protection sociale unique : le salarié-entrepreneur relève du régime général sur son emploi salarié, avec extension aux revenus entrepreneuriaux (droits complémentaires pension + prévoyance).
- Cible : ~500 000 salariés en France déclarent souhaiter tester un projet d'entreprise sans démissionner. Cette mesure les débloque.
Axe E — Congé sabbatique création avec réintégration garantie
Refonte du congé pour création d'entreprise (art. L. 3142-105 et suivants du Code du travail) :
- Durée : 12 à 24 mois (au lieu de 1 an renouvelable sous conditions aujourd'hui).
- Conditions d'ouverture :
- Salarié en CDI avec au moins 3 ans d'ancienneté chez l'employeur.
- Projet de création documenté (business plan, formation gestion validée).
- Notification à l'employeur 3 mois avant le début du congé.
- Réintégration garantie :
- À l'issue du congé, le salarié retrouve son poste précédent (ou un poste équivalent en cas de suppression légitime de poste).
- En cas d'échec de la création, le salarié peut demander une réintégration anticipée après 6 mois d'expérimentation.
- Contrepartie employeur :
- Cotisations chômage remboursées à l'employeur si le salarié revient (neutralité pour l'entreprise).
- Les entreprises de moins de 300 salariés reçoivent en plus une aide forfaitaire de 3 000 € pour compenser le coût de remplacement temporaire (versée par France Travail).
- Statut pendant le congé :
- Contrat de travail suspendu (pas rompu).
- Cotisations retraite : validation trimestres proratisée sur le CA entrepreneurial.
- Assurance maladie : régime unique CPAM.
Modèle inspirant : le Danemark applique une version similaire depuis 2015 (Iværksætterorlov), avec taux de succès entrepreneurial 40 % supérieur à la moyenne européenne.
Axe F — Chômage entrepreneur créé (extension ATI)
L'Allocation Travailleur Indépendant (ATI) existante est trop restrictive (800 €/mois pendant 6 mois maximum, conditions extrêmement strictes). Refonte :
- Nouvelle ATI 2.0 :
- Indemnisation en cas d'échec involontaire de l'entreprise (défaillance judiciaire, cessation forcée).
- Base de calcul : cotisations réelles versées pendant la période entrepreneuriale, avec un plancher à ~800 €/mois et un plafond à ~2 500 €/mois.
- Durée : jusqu'à 18 mois (vs 6 mois aujourd'hui).
- Cumul avec Axe B (retour aux droits chômage antérieurs) — les deux dispositifs sont complémentaires : Axe B pour ceux qui avaient déjà des droits chômage avant la création, Axe F pour ceux qui n'en avaient pas (créateurs primo-entrepreneurs).
- Financement : cotisations spécifiques versées pendant l'activité entrepreneuriale (~0,5 % du CA, incluses dans le forfait micro-entrepreneur), abondées par un cofinancement État.
- Coût : ~500 M€/an en régime, financé à 50 % par les cotisations entrepreneuriales et 50 % par l'État.
Axe G — Fiscalité incitative
Flat tax dividendes réduite à 15 % (vs 30 %) pour les entrepreneurs :
- Sur les 5 premières années suivant la création (sortie du régime de faveur au-delà).
- Uniquement pour les dividendes issus de l'entreprise créée par le contribuable (pas pour les dividendes hors création).
- Plafonnée à 100 000 € de dividendes/an par entrepreneur (limite anti-optimisation).
- Effet : le retour sur investissement du créateur est amélioré de 15 pts sur les dividendes réinvestis dans l'entreprise. Cohérence avec la mesure Fonds Souverain Industriel France (État entrepreneur).
- Coût : ~600 M€/an en pertes fiscales sur les créations à faible potentiel — mais compensé par le nombre de créations à fort potentiel qui compensent largement.
- Anti-abus : les dividendes doivent provenir d'une entreprise véritablement créée (pas d'une simple filiale d'un groupe existant, pas d'un rachat déguisé).
Axe H — Accompagnement BPI-France Travail
Cadre structuré pour éviter le naufrage entrepreneurial par manque de compétences :
- Mentor obligatoire pendant les 24 premiers mois :
- Recruté sur une base bénévole rémunérée (~100 €/mois versés au mentor) via un pool BPI-France Travail.
- Mentors issus du monde entrepreneurial (chefs d'entreprise en activité, retraités entrepreneurs de la Réserve nationale d'expérience — cohérence mesure votée).
- Séances mensuelles obligatoires (visio ou physique).
- Formation gestion 40 h obligatoire avant lancement :
- Comptabilité, fiscalité, gestion RH, gestion financière, protection juridique.
- Dispensée par la BPI, les CCI, ou des organismes agréés.
- Validation par examen simple (QCM).
- Plateforme MonProjetEntrepreneur.gouv.fr :
- Guichet unique numérique : de l'idée à la création juridique en 20 min.
- Statut juridique, immatriculation, ouverture compte bancaire pro, comptabilité — tout dématérialisé.
- Modèle inspirant : Estonie e-Residency.
- Simulateur fiscal-social : projection en temps réel de la fiscalité et des cotisations selon le CA prévisionnel.
- Cofinancement BPI : ~200 M€/an pour le pool de mentors, la formation et la plateforme.
Axe I — Reconnaissance et mentorat
Reconnaissance sociale de l'entrepreneur français :
- Prix Entrepreneur de la République : distinction annuelle par le Président de la République (10 lauréats/an dans 5 catégories : jeune créateur, PME innovante, artisan d'exception, entrepreneur social, femme entrepreneur).
- Ordre national du Mérite Entrepreneurial : nouvelle décoration créée pour honorer les entrepreneurs qui contribuent à la vitalité économique française.
- Mentorat inversé par la Réserve nationale d'expérience : les retraités entrepreneurs 62-67 ans dédient une mission au mentorat de créateurs, avec bonification de pension.
- Journée nationale de l'Entrepreneuriat : événement annuel (1er samedi d'octobre) avec forums, salons, table ronde présidentielle.
- Coût : ~50 M€/an (partenariats + événementiel).
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- PME-artisanat — cadre BPI Transmission (transmission), cette mesure complète côté création individuelle.
- Réserve nationale d'expérience — mentorat entrepreneurial par les retraités.
- Éducation financière universelle — formation gestion 40 h en cohérence.
- État entrepreneur productif — écosystème France Souverain Industriel + soutien créations à fort potentiel.
- Subventions remboursables — modèle de retour pour le contribuable, cohérent avec la logique d'investissement dans les créateurs.
- Numérique souveraineté technologique — plateforme MonProjetEntrepreneur.gouv.fr en cohérence.
- ASU — le Statut de Créateur en reconversion sort le bénéficiaire de l'ASU sans casser sa protection.
- Refonte paramétrique retraites — validation trimestres proratisée pendant l'entrepreneuriat.
Public cible
Bénéficiaires directs :
- ~150 000 demandeurs d'emploi/an qui envisagent la création — le Statut de Créateur en reconversion débloque le saut.
- ~500 000 salariés/an qui envisagent un projet entrepreneurial — statut de salarié-entrepreneur.
- ~50 000 salariés CDI >3 ans qui souhaitent un congé création — réintégration garantie.
- Créateurs actuels de micro-entreprises : plafonds doublés + franchise fiscale-sociale 24 mois.
- Entrepreneurs actuels en difficulté : ATI 2.0 étendue à 18 mois.
- Mentors bénévoles rémunérés : ~10 000 mentors actifs (dont retraités Réserve nationale d'expérience).
Bénéficiaires indirects :
- Économie française : +30 000 à +50 000 entreprises créées/an en supplément — potentiel de ~300 000 emplois nets à 5-10 ans.
- Rentrées fiscales et sociales : à moyen terme, les entreprises créées et pérennes cotisent, paient impôts et TVA.
- Innovation et souveraineté : plus de créateurs = plus de tissus productif national.
- Cohésion générationnelle : mentorat retraités-créateurs = transmission d'expérience.
Non-bénéficiaires assumés :
- Fausses créations d'entreprises (activité salariée déguisée, phénomène auto-entrepreneur) : contrôles renforcés URSSAF.
- Créations manifestement non-viables : bilan à 12 mois avec France Travail = réorientation.
Créations d'emplois nettes :
- ~50 000 mentors bénévoles rémunérés (contribution symbolique).
- ~2 000 ETP France Travail-BPI dédiés à l'accompagnement.
- ~300 000 emplois nets créés par les nouvelles entreprises pérennes à 5-10 ans.
Financement
Coût brut à régime de croisière : ~4 Md€/an
Décomposition :
- Axe A — Statut de Créateur en reconversion (ARE conservée) : coût zéro net (les allocations auraient été versées de toute façon au demandeur d'emploi).
- Axe B — Filet post-échec (retour aux droits antérieurs) : coût zéro net (droits déjà ouverts, décalés dans le temps).
- Axe C — Micro-entreprise élargie (plafonds doublés + franchise 24 mois) : ~500 M€/an de pertes fiscales et sociales sur les 24 premiers mois.
- Axe D — Statut de salarié-entrepreneur : coût zéro direct (cadre juridique) ; effet fiscal marginal (+/-).
- Axe E — Congé sabbatique création avec réintégration : aide forfaitaire 3 000 € par entreprise <300 salariés + remboursement cotisations chômage = ~300 M€/an.
- Axe F — ATI 2.0 étendue : ~500 M€/an, dont 250 M€ cofinancés par cotisations entrepreneuriales.
- Axe G — Flat tax dividendes 15 % créateurs 5 ans : ~600 M€/an de pertes fiscales.
- Axe H — Mentorat + formation + plateforme BPI : ~200 M€/an.
- Axe I — Reconnaissance (prix, événementiel) : ~50 M€/an.
- Renforcement France Travail (2 000 ETP dédiés) : ~150 M€/an.
- Suivi et contrôle URSSAF-BPI : ~100 M€/an.
- Provision imprévus : ~200 M€/an.
Total brut : ~2,6 Md€/an directement identifié + ~1,4 Md€/an de pertes fiscales-sociales indirectes = ~4 Md€/an à régime.
Recettes et économies à régime : ~2,5 Md€/an
- Cotisations sociales des nouvelles entreprises pérennes : ~1 Md€/an à régime de croisière (an 4-5).
- TVA et IR sur activité entrepreneuriale : ~800 M€/an.
- Économies chômage (créateurs ne consomment pas leurs droits chômage traditionnels) : ~400 M€/an.
- Effet macro emploi (créations d'entreprises = emplois nets = cotisations sociales) : ~300 M€/an.
Coût net à régime : ~1,5 Md€/an.
Coût net avec montée en charge progressive sur 5 ans :
- An 1 : ~2 Md€ brut - 0,5 Md€ recettes = +1,5 Md€ net.
- An 2 : ~3 Md€ brut - 1 Md€ recettes = +2 Md€ net.
- An 3 : ~4 Md€ brut - 1,8 Md€ recettes = +2,2 Md€ net.
- An 4 : ~4 Md€ brut - 2,3 Md€ recettes = +1,7 Md€ net.
- An 5 : ~4 Md€ brut - 2,5 Md€ recettes = +1,5 Md€ net.
Total net sur 5 ans : ~+8-9 Md€ (~+1,7 Md€/an moyen).
Impact sur le solde global du programme :
- Nouvelle mesure Entreprendre sans risque : -8 Md€ net.
- Solde consolidé du programme complet (102 mesures) : ~+35 Md€ d'excédent net sur 5 ans (~+7 Md€/an). Voir la Synthèse pour le détail.
Financement direct :
- Cotisations entrepreneuriales spécifiques (ATI 2.0) : ~250 M€/an.
- Économies chômage (part non consommée) : ~400 M€/an.
- TVA et IR indirects : ~800 M€/an.
- Budget État direct : ~1,5-2 Md€/an à régime.
Effets macroéconomiques indirects (non chiffrés dans le solde) :
- +30 000 à +50 000 entreprises pérennes créées par an en supplément : cotisations sociales, TVA, IR, IS.
- +300 000 emplois nets créés à 5-10 ans : cotisations sociales, effet consommation.
- Effet sur la croissance : +0,1-0,2 pt PIB à horizon 5-10 ans (créations nettes d'entreprises).
- Innovation et souveraineté : montée en gamme de l'économie française par la création de PME innovantes.
Calendrier
- An 1. Adoption Loi Entreprendre sans risque. Création du Statut de Créateur en reconversion à France Travail. Doublement des plafonds micro-entreprise voté. Plateforme MonProjetEntrepreneur.gouv.fr en pilote. Recrutement des 2 000 ETP dédiés France Travail-BPI. Premier pool de 1 000 mentors constitué.
- An 2. Statut de salarié-entrepreneur en vigueur. Franchise fiscale-sociale 24 mois opérationnelle. Congé sabbatique création réformé en vigueur (réintégration garantie). ATI 2.0 étendue à 18 mois. Pool de 5 000 mentors atteint. ~30 000 Statuts de Créateur en reconversion actifs.
- An 3. Flat tax dividendes 15 % opérationnelle pour les créateurs. Plateforme MonProjetEntrepreneur.gouv.fr généralisée. Formation gestion 40 h obligatoire dispensée à ~100 000 candidats/an. Premier Prix Entrepreneur de la République. ~50 000 Statuts actifs.
- An 4. Régime de croisière. Bilan des premières entreprises créées via le Statut. Ajustements paramétriques. ~10 000 mentors actifs. Reconnaissance internationale du dispositif (modèle exporté).
- An 5. Bilan complet : +200 000 entreprises pérennes créées cumulées via ce dispositif, +150 000 emplois nets, taux de survie à 3 ans amélioré de 40 % à 55 %. Deuxième Loi de Programmation Entrepreneuriale 2033-2040.
Indicateurs de succès
- Nombre de Statuts de Créateur en reconversion actifs (objectif : 50 000/an en 3 ans).
- Taux de survie des entreprises créées à 3 ans (objectif : 40 % → 55 % en 5 ans).
- Nombre de créations pérennes via ce dispositif (objectif : +30 000 à +50 000/an).
- Nombre de salariés-entrepreneurs actifs (objectif : 100 000 en 5 ans).
- Nombre de congés sabbatiques création accordés (objectif : 10 000/an à régime).
- Taux de réintégration effective post-congé (objectif : >95 %).
- Nombre de bénéficiaires ATI 2.0 (objectif : ~20 000/an).
- Nombre de mentors actifs (objectif : 10 000 en 5 ans, dont 3 000 issus de la Réserve nationale d'expérience).
- Emplois nets créés par les entreprises via ce dispositif (objectif : 300 000 à 10 ans).
- Perception du risque entrepreneurial dans l'opinion (Ifop — objectif : baisse de 20 pts sur la « peur du saut »).
Sources
- INSEE — Démographie des entreprises — Statistiques créations, taux de survie, structure des entreprises françaises.
- BPI — Baromètre de l'entrepreneuriat — État des lieux de l'entrepreneuriat français, freins, facteurs de succès.
- France Stratégie — Rapports sur l'entrepreneuriat — Analyses comparatives internationales et propositions.
- Ifop — Baromètre de l'envie d'entreprendre — Enquêtes sur les intentions entrepreneuriales et les freins.
- OCDE — Entrepreneurship at a Glance — Comparaisons internationales entrepreneuriat.
- Allemagne — Gründerzuschuss (Bundesagentur für Arbeit) — Modèle de subvention à la création par l'agence pour l'emploi.
- Danemark — Iværksætterorlov (Congé création) — Modèle de congé sabbatique création avec réintégration garantie.
- Royaume-Uni — Start Up Loans — Programme de prêts à taux zéro pour créateurs.
- États-Unis — Small Business Administration (SBA) — Agence fédérale d'accompagnement entrepreneurial.
- Estonie — e-Residency — Modèle de création d'entreprise 100 % numérique.
- Suède — Almi Företagspartner — Modèle d'accompagnement entrepreneurial financé État-régions.
Analyse IA — bientôt disponible
L'analyse contradictoire (conséquences, parallèles internationaux, score de réalisme) sera ajoutée par la phase 4 du projet.
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