Une expérimentation citoyenne, chiffrée et sourcée. Pas une candidature, pas un parti — ouverte au débat.

Chiffrons

Économie circulaire — obsolescence programmée effective, indice durabilité, TVA 5,5 % réparation, consigne allemande totale, France Réemploi EPIC, mode ultra-rapide taxée, anti-gaspillage alimentaire

Réformer en profondeur l'économie française pour sortir du modèle jetable et remettre la sobriété matérielle au cœur du contrat social. Aujourd'hui : loi AGEC 2020 peu appliquée, 0 condamnation pour obsolescence programmée en 10 ans, taux de recyclage à 42 % (vs objectif européen 65 %), 39 M tonnes de déchets ménagers/an, ~3 milliards de vêtements neufs vendus dont 40 % jamais portés, consigne perdue depuis les années 60. Douze axes cohérents : (A) Obsolescence programmée effective — peine plancher 6 mois ferme dès 1ère infraction, inversion de la charge de la preuve, cellule DGCCRF dédiée +200 ETP ; (B) Indice de durabilité obligatoire élargi à électronique, électroménager, textile, meubles, jouets, avec malus fiscal sur produits <4/10 ; (C) Bonus réparation universel + TVA à 5,5 % sur toute prestation de réparation (modèle portugais) — ~100 000 emplois créés ; (D) Repair Cafés institutionnalisés (1 par commune >5 000 hab) + Écoles de la réparation (CAP/BEP relancés) ; (E) Consigne allemande TOTALE — tout ce qui peut être consigné le devient d'ici 2032 (verre, PET, canettes, bocaux, pots yaourt, contenants alimentaires, produits ménagers), bornes automatiques obligatoires, consigne 15-30 centimes, objectif 90 % de retour ; (F) Réemploi — bourse nationale de matériaux industriels + plateforme grand public SecondeVie.gouv.fr + obligation X % réemployé dans marchés publics BTP ; (G) REP (Responsabilité Élargie du Producteur) renforcée — extension 7 nouvelles filières, objectifs contraignants, éco-modulation effective ; (H) Mode ultra-rapide (Shein, Temu) — écocontribution 10 €/article, interdiction publicité en ligne, transparence obligatoire ; (I) Économie de la fonctionnalité — fiscalité avantageuse produit-service, marchés publics prioritaires ; (J) Anti-gaspillage étendu — fin destruction invendus non-alimentaires, sanctions jusqu'à 1 % CA ; (K) France Réemploi — nouvel EPIC national avec 10 usines régionales (~5 000 ETP), bornes de dépôt dans toutes communes >500 hab, prix social selon revenus, priorité implantation quartiers populaires et zones rurales, traçabilité individuelle de chaque objet ; (L) Anti-gaspillage alimentaire renforcé — extension loi Garot à tous commerces alimentaires (dont <400 m²), doggy bag obligatoire en restauration, traçabilité des produits détruits, sanction 5 % CA en cas de destruction non justifiée. Coût brut ~8,5 Md€/5 ans, recettes/économies ~9,9 Md€, net ~+1,4 Md€ de gain sur 5 ans.

Coût brut

8.5 Mds €

Coût net

-1.4 Mds €

Vecteur juridique

Loi ordinaire (Code environnement + Code consommation + CGI) + LF + décrets + création EPIC France Réemploi

Diagnostic

La France a raté le virage de l'économie circulaire. Malgré la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) 2020 et la loi Climat et Résilience 2021, la mise en œuvre est lacunaire et les objectifs européens sont loin d'être atteints.

Chiffres clés (INSEE, ADEME, CITEO, Cour des comptes 2024) :

  • ~39 millions de tonnes de déchets ménagers/an en France + ~20 M tonnes de déchets d'activité économique.
  • Taux de recyclage : ~42 % — retard massif vs objectif européen 65 % en 2035.
  • ~3 milliards de vêtements neufs vendus/an, dont 40 % jamais portés (ADEME 2024).
  • Consigne : abandonnée en France dans les années 60-70. Allemagne : 98,4 % de retour avec Duales System Deutschland depuis 1990. La France est un des rares pays européens sans système systématique de consigne.
  • Obsolescence programmée : délit depuis 2015, 0 condamnation en 10 ans. Une seule enquête préliminaire ouverte (Epson 2017-2020) sans aboutissement. Loi symbolique, inefficace.
  • Réparation : ~350 000 emplois potentiels selon ADEME, aujourd'hui filière atrophiée par le coût dissuasif (TVA 20 % vs 5,5 % au Portugal).
  • Indice de réparabilité (2021) puis indice de durabilité (2024) : limités à 5 catégories seulement (smartphones, ordinateurs portables, lave-linge, aspirateurs, tondeuses).
  • Gaspillage alimentaire : ~10 M tonnes/an, dont ~1,3 M tonnes en grande distribution — malgré la loi Garot 2016 (extension aux commerces >400 m² en 2016, à >200 m² en 2020 — mais très peu contrôlé).

Cadre existant et ses limites :

  • Loi AGEC 2020 — cadre ambitieux mais mise en œuvre inégale (Cour des comptes 2023 documente le retard sur 60 % des mesures).
  • REP (Responsabilité Élargie du Producteur) — 27 filières couvertes, mais éco-modulation trop faible, objectifs non contraignants.
  • Loi Garot 2016 — obligation don alimentaire >400 m², mais absence de contrôle systématique.
  • Directive UE Right to Repair 2024 — Marion Meuric et Élise Blaikie françaises ont porté ce dossier, mais transposition nationale lente.
  • Écocontribution mode ultra-rapide 2024 — <5 € par article, insuffisant face aux volumes.

Modèles étrangers qui réussissent :

  • Allemagne — DSD (Duales System Deutschland) : consigne systématique verre + plastique depuis 1990. Taux 98,4 % retour. Bornes automatiques omniprésentes.
  • Pays-Bas — Right to Repair pionnier : indice réparabilité obligatoire dès 2019, réparabilité prise en compte marchés publics.
  • Suède — Rot avdrag et RUT avdrag : déductions fiscales à 50 % sur services de réparation et réemploi.
  • Portugal — TVA réduite sur réparation à 6 % : depuis 2018, effet massif sur la filière réparation (+30 % d'emplois).
  • Belgique — Repair Cafés institutionnalisés : cofinancement public, ~1 500 lieux, primes à la réparation étatiques.
  • Danemark — Right to Repair renforcé : durée de garantie légale à 5 ans (vs 2 en France).
  • UE — Green Deal + Right to Repair Directive 2024 : cadre européen ambitieux, transposable en France.

L'obsolescence programmée — l'exemple emblématique de l'inefficacité française :

Depuis 2015, l'obsolescence programmée est un délit (art. L. 441-2 Code de la consommation) puni jusqu'à 2 ans de prison + 300 000 € d'amende. Résultat : 0 condamnation en 10 ans. Une seule enquête préliminaire ouverte suite à la plainte de HOP (Halte à l'Obsolescence Programmée) contre Epson en 2017-2020. La charge de la preuve pèse sur le consommateur/les associations, quasi-impossible à démontrer. La loi est belle sur le papier, morte dans les faits.

Ce que le programme a déjà voté :

  • Plan France Climat 2030 — cohérence recyclage batteries + urban mining.
  • Souveraineté minière — extraction et recyclage terres rares.
  • PME-artisanat — apprentissage doublé, cadre fiscal stable.
  • État entrepreneur productif — Fonds Souverain Industriel France peut prendre participation dans France Réemploi.
  • Justice pénale humaine et efficace (Axe K) — peines plancher pour infractions graves.
  • Politique de la ville — Zones Franches Urbaines 2.0 favorables aux implantations France Réemploi.

Cette mesure passe de l'incantation à l'action.

Mesure

Sommaire des 12 axes :

  • Axe A — Obsolescence programmée effective (peine plancher, inversion charge preuve)
  • Axe B — Indice de durabilité obligatoire élargi + malus fiscal
  • Axe C — Bonus réparation universel + TVA à 5,5 %
  • Axe D — Repair Cafés institutionnalisés + Écoles de la réparation
  • Axe E — Consigne allemande TOTALE d'ici fin de mandat
  • Axe F — Réemploi (bourse matériaux + plateforme SecondeVie.gouv.fr)
  • Axe G — REP renforcée avec objectifs contraignants
  • Axe H — Mode ultra-rapide (Shein, Temu) — écocontribution 10 €/article
  • Axe I — Économie de la fonctionnalité (produit-service)
  • Axe J — Anti-gaspillage étendu (non-alimentaire)
  • Axe K — France Réemploi — Régie Nationale du Réemploi souveraine (EPIC)
  • Axe L — Anti-gaspillage alimentaire renforcé

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Axe A — Obsolescence programmée effective — fin de l'impunité

Rupture historique avec 10 ans d'inefficacité.

Peine plancher assumée :

  • 6 mois ferme minimum dès 1ère infraction.
  • Amende jusqu'à 5 % du CA France de l'entreprise coupable (au lieu du plafond fixe actuel de 300 000 €, dérisoire pour multinationales).
  • Interdiction de commercialisation en France du produit concerné.
  • Publication au Journal Officiel de la condamnation (effet dissuasif).

Inversion de la charge de la preuve :

  • Aujourd'hui : le consommateur/l'association doit prouver l'obsolescence programmée. Quasi-impossible techniquement.
  • Nouveau régime : dès qu'une durée de vie anormalement courte est constatée par expertise indépendante (ADEME + laboratoires publics), le fabricant doit prouver l'ABSENCE d'obsolescence programmée (usure normale, événement extérieur documenté).
  • Modèle inspiré du droit belge en matière de responsabilité produit.

Fonds public d'action de groupe :

  • Dotation 50 M€/an pour financer les actions de groupe contre les fabricants suspects.
  • Cofinancement avec associations agréées (HOP, UFC-Que Choisir, CLCV).
  • Suppression des barrières procédurales aux actions collectives.

Cellule dédiée DGCCRF + INRIA + ADEME :

  • +200 ETP DGCCRF spécialement formés à la détection de l'obsolescence programmée.
  • Partenariat scientifique avec l'INRIA (rétro-ingénierie logicielle) et l'ADEME (durée de vie mesurée).
  • Laboratoire national de tests de durabilité — banc d'essai des produits vendus sur le marché français.
  • Alertes de la Commission européenne partagées entre États membres.

Coût État : ~50 M€/an (fonds action de groupe) + ~30 M€/an (renforcement DGCCRF-INRIA-ADEME) = ~80 M€/an.

Axe B — Indice de durabilité obligatoire élargi + malus fiscal

Extension du dispositif existant à toutes les catégories de produits durables.

Périmètre étendu :

  • Aujourd'hui : 5 catégories (smartphones, ordinateurs portables, lave-linge, aspirateurs, tondeuses).
  • Extension à 20+ catégories : électronique grand public, électroménager, meubles, jouets, textiles, vélos, outillage, articles de sport.

Notation obligatoire 1-10 :

  • Affichage clair en rayon et en ligne (comme le Nutri-Score).
  • Publication ADEME du classement comparatif par catégorie (accessible sur DurabiliteFR.gouv.fr).
  • Contrôle DGCCRF sur la sincérité des scores annoncés.

Malus fiscal sur produits <4/10 :

  • Malus 2 à 5 % du prix pour les produits notés <4/10.
  • Perçu au niveau du distributeur (facilite le contrôle).
  • Fléché vers le bonus réparation (Axe C).

Bonus fiscal sur produits ≥8/10 :

  • Réduction TVA de 20 % à 15 % pour les produits notés ≥8/10 (encourager la fabrication durable).
  • Réduit le coût pour le consommateur, incite les fabricants à améliorer.

Coût État : neutre à court terme (bonus compensé par malus), positif à moyen terme (baisse gaspillage).

Axe C — Bonus réparation universel + TVA à 5,5 %

Le levier le plus puissant sur l'emploi filière réparation (modèle portugais éprouvé).

Bonus réparation universel :

  • Extension à toutes les catégories de produits (électroniques, électroménagers, meubles, textiles, vélos, jouets, outillage).
  • Plafond 100 € par acte de réparation.
  • Cumulable jusqu'à 500 €/an/foyer.
  • Versement direct via QR code sur ticket de réparation (déjà mis en place depuis 2022, à généraliser).
  • Financé par le malus durabilité (Axe B) + REP renforcée (Axe G).

TVA à 5,5 % sur toute prestation de réparation :

  • Modèle portugais : TVA à 6 % depuis 2018.
  • Réduction du coût réparation d'environ 12 % → basculement du calcul « réparer vs racheter ».
  • Perte fiscale estimée : ~300 M€/an — largement compensée par emplois créés et gaspillage évité.

Effet emploi attendu :

  • ~100 000 emplois créés dans la filière réparation d'ici 5 ans (données ADEME + modèle portugais adapté).
  • Cohérence PME-artisanat + apprentissage doublé.

Coût État net : ~300 M€/an (TVA) + ~200 M€/an (bonus) = ~500 M€/an, largement compensé par cotisations sociales des emplois créés.

Axe D — Repair Cafés institutionnalisés + Écoles de la réparation

Aujourd'hui : ~500 Repair Cafés en France, essentiellement bénévoles, cadre juridique flou.

Cadre institutionnel :

  • 1 Repair Café par commune >5 000 habitants d'ici 2030 (~2 000 lieux nationaux).
  • Financement : agences de l'eau + collectivités locales + fonds AGEC + éco-organismes REP.
  • Personnel qualifié : mixte bénévoles + salariés (agents intercommunaux détachés).
  • Équipement standard : outillage professionnel, banc d'essai, pièces détachées de base.

Écoles de la réparation :

  • CAP/BEP Réparation relancés — bricolage général, réparation électronique, textile, cycles, électroménager.
  • 50 lycées professionnels dédiés en 5 ans.
  • Débouchés : filière France Réemploi (Axe K), artisanat de proximité, industrie.
  • Cohérence Lycée pro & apprentissage revalorisés (mesure votée).

Formation continue :

  • Formations courtes ouvertes aux salariés et demandeurs d'emploi (finançables via CPF).
  • Certifications professionnelles reconnues.

Coût État : ~50 M€/an (Repair Cafés + formation) = ~250 M€ sur 5 ans.

Axe E — Consigne allemande TOTALE d'ici fin de mandat

Ambition assumée : d'ici 2032, TOUT ce qui peut être consigné le devient — modèle allemand DSD étendu au maximum.

Progression graduée sur 5 ans :

An 1 (2028) — Consigne verre boissons + PET :

  • Bouteilles verre boissons (vin, bière, jus, sodas).
  • Bouteilles PET (eau, sodas, jus).
  • Consigne : 15 centimes.
  • Bornes automatiques obligatoires dans tous les supermarchés > 400 m².

An 2 (2029) — Extension canettes + bocaux :

  • Canettes aluminium et acier (boissons, conserves).
  • Bocaux verre (confitures, cornichons, sauces).
  • Consigne : 15 centimes.
  • Extension bornes aux supermarchés > 200 m².

An 3 (2030) — Extension pots yaourt + contenants alimentaires :

  • Pots yaourt verre (relance modèle 1980s).
  • Contenants plats préparés en verre (barquettes réutilisables).
  • Consigne : 30 centimes (encourager le réemploi).

An 4 (2031) — Extension produits ménagers + cosmétiques :

  • Bidons produits ménagers (lessive, adoucissant, produit vaisselle).
  • Flacons cosmétiques (shampoing, gel douche, crème).
  • Consigne : 30 centimes avec recharges obligatoires.

An 5 (2032) — Universalisation :

  • Tout emballage réutilisable devient consigné.
  • Objectif : 90 %+ de retour (Allemagne : 98,4 %).

Bonus Pionnier Écoemballage — récompenser l'anticipation :

Principe assumé : ceux qui font le choix d'anticiper la transition, sans attendre l'obligation, bénéficient d'avantages fiscaux dégressifs. La République récompense l'audace, pas la conformité tardive.

  • TVA réduite à 5,5 % (au lieu de 20 %) sur les produits vendus dans des emballages réutilisables/consignés avant que la catégorie soit obligatoire.
  • Le bonus diminue au fur et à mesure que la date d'obligation approche :
    • 24 mois avant obligation : TVA 5,5 % (levier maximal).
    • 12 mois avant obligation : TVA 10 %.
    • 6 mois avant obligation : TVA 15 %.
    • Le mois de l'obligation : TVA 20 % (redevient normale car obligatoire pour tous).
  • Label officiel « Pionnier Écoemballage » attribué par l'ADEME, visible sur le produit et sur les canaux de vente. Effet marketing et symbolique.
  • Réduction éco-modulation REP jusqu'à -50 % pour les producteurs pionniers.

Extension au secteur alimentaire — contenants réutilisables :

  • Le mécanisme incitatif s'applique spécifiquement aux contenants alimentaires (barquettes traiteur, plats préparés, produits frais emballés).
  • Un traiteur ou une marque qui passe au contenant réutilisable dès 2028 bénéficie de la TVA à 5,5 % pendant 4 ans (au lieu des 20 % actuels).
  • Fin du gaspillage lié aux emballages jetables alimentaires : ~1,5 M tonnes/an de plastique alimentaire à supprimer.

Effet levier attendu :

  • ~30 % des entreprises anticipent d'au moins 12 mois vs la date d'obligation légale (estimation ADEME).
  • Baisse mécanique du gaspillage d'emballages ~15-20 % dès la 2ᵉ année.
  • Émergence d'une filière française de l'écoemballage réutilisable — cohérence PME-artisanat et État entrepreneur productif.
  • Effet démonstration : les grandes enseignes pionnières entraînent le secteur.

Coût État : ~150 M€/an de manque à gagner TVA (an 1-3, régime maximal), ~50 M€/an ensuite = ~500 M€ sur 5 ans, largement compensé par la baisse des coûts de gestion des déchets et l'accélération de la transition.

Financement et logistique :

  • Bornes automatiques : ~200 M€ investissement initial.
  • Fonds logistique réseau : ~50 M€/an de fonctionnement.
  • Financement principal : consigne non-réclamée + cotisations éco-organismes REP.

Modèle inspirant : Allemagne DSD 1990-2024. ~30 % de réduction des déchets d'emballage en 10 ans après mise en place.

Coût État initial : ~200 M€ + 50 M€/an de fonctionnement = ~450 M€ sur 5 ans (autofinancé à horizon 4 ans).

Axe F — Réemploi — bourses + plateforme SecondeVie.gouv.fr

Bourse nationale de matériaux industriels :

  • Plateforme numérique publique — chutes de production, invendus, meubles de bureau, équipements industriels usagés.
  • Gestion par France Réemploi (Axe K) — cohérence complète.
  • Marché B2B : les entreprises trouvent des matières premières recyclées à prix compétitifs.

Plateforme grand public SecondeVie.gouv.fr :

  • Portail unique vers l'ensemble de l'écosystème seconde main : ressourceries, Emmaüs, Backmarket, Vinted, Le Bon Coin (avec labellisation officielle de leurs offres reconditionnées).
  • Interface unique : recherche multi-plateformes, comparaison prix, filtres qualité, garantie officielle.
  • Recommandations basées sur l'IA — encourage le réemploi avant l'achat neuf.

Marchés publics — obligation de matériaux réemployés :

  • Tout marché public > 500 k€ doit inclure au minimum 25 % de matériaux réemployés (BTP notamment — mobilier bureau, équipements informatiques, matériaux de construction).
  • Progression à 40 % d'ici 2035.
  • Priorité aux fournisseurs France Réemploi et écosystème français.

Coût État : ~30 M€/an (plateforme + bourse) = ~150 M€ sur 5 ans.

Axe G — REP (Responsabilité Élargie du Producteur) renforcée

Aujourd'hui : 27 filières REP couvertes, mais éco-modulation faible, objectifs non contraignants.

Extension à 7 nouvelles filières :

  • Jouets et jeux.
  • Articles de sport et loisirs.
  • Produits chimiques ménagers.
  • Canettes (unification avec Axe E consigne).
  • Mégots et cigarettes électroniques.
  • Chewing-gums.
  • Textiles techniques (bâches, filets, textiles industriels).

Objectifs contraignants avec sanctions :

  • Taux de collecte annuel opposable, publié par l'ADEME.
  • Sanction financière si non-atteint : ~10 % de l'écocontribution en pénalité.
  • Sanction administrative en cas de récidive : perte de l'agrément éco-organisme.

Éco-modulation effective :

  • Bonus/malus renforcé : les producteurs qui écoconçoivent (recyclabilité, durabilité, réparabilité, poids) paient jusqu'à -50 % de contribution.
  • Ceux qui polluent (multiplication d'emballages, matériaux mixtes non-recyclables, obsolescence programmée avérée) paient jusqu'à +200 %.
  • Modèle inspirant : éco-modulation belge Fost Plus.

Coût État : neutre (financement via contributions REP).

Axe H — Mode ultra-rapide (Shein, Temu…) — écocontribution renforcée

Constat : 40 % des vêtements neufs vendus en France ne sont jamais portés. Volume massif Shein-Temu-Zaful : ~1 milliard d'articles/an en France. Écocontribution 2024 <5 €/article, insuffisante.

Réforme :

  • Écocontribution portée à 10 €/article vendu en France sur les marques classées « ultra-rapide » (fréquence de renouvellement collection > 12/an).
  • Interdiction de publicité en ligne en France pour marques ultra-rapide (comme la loi Évin sur alcool/tabac).
  • Transparence obligatoire : conditions de fabrication (usine, salaire, impact carbone) affichées sur chaque fiche produit — cohérence Loi Évin type.
  • Interdiction des offres promotionnelles agressives (« -80 % 24h seulement ») pour ces marques.

Recettes attendues : ~500 M€/an — fléchées vers :

  • Filière textile française.
  • Bonus réparation textile (Axe C).
  • France Réemploi (Axe K).

Modèle inspirant : proposition de loi française « Shein » votée en 2024 (à durcir), position française à la COP UE.

Coût État : neutre — recettes nettes.

Axe I — Économie de la fonctionnalité — vente d'usage plutôt que de propriété

Modèles inspirants :

  • Michelin : pneus au kilomètre pour flottes de camions (économie 20 % de matière).
  • Xerox : photocopie au coût par page (fin de la propriété des machines).
  • Vaude : location vêtements outdoor à la journée.
  • BlaBlaCar, Vélib', Getaround : mobilité en abonnement / partage.

Dispositif :

  • Fiscalité avantageuse pour les modèles économiques « produit-service » :
    • TVA réduite à 10 % sur les prestations de location longue durée (vs 20 %).
    • Amortissement fiscal accéléré des équipements loués (encourage l'investissement des entreprises dans ces modèles).
  • Marchés publics prioritaires aux offres fonctionnalité :
    • Téléphones et ordinateurs administratifs en location plutôt qu'achat.
    • Mobilier bureau en abonnement.
    • Véhicules en location longue durée.
  • Communication nationale — sensibilisation grand public à ces modèles.

Coût État : ~50 M€/an (baisse TVA sectorielle) = ~250 M€ sur 5 ans.

Axe J — Programme anti-gaspillage étendu (non-alimentaire)

Fin des invendus non-alimentaires jetés :

  • La loi AGEC interdit déjà la destruction des invendus non-alimentaires (2022), mais elle est peu appliquée.
  • Renforcement du contrôle DGCCRF : audits systématiques des grandes entreprises (>50 salariés).
  • Traçabilité obligatoire : chaque produit détruit doit être justifié (contamination bactérienne, rappel produit, dégât matériel).
  • Sanction : amende jusqu'à 1 % CA France en cas de destruction non justifiée. Publication publique.

Obligation don ou recyclage :

  • Fabricants et distributeurs doivent donner ou recycler les invendus.
  • Réseau France Réemploi (Axe K) comme premier bénéficiaire.
  • Associations agréées comme second bénéficiaire.

Coût État : ~30 M€/an (renforcement contrôles) = ~150 M€ sur 5 ans.

Axe K — France Réemploi — Régie Nationale du Réemploi souveraine

Innovation politique majeure. Nouvelle Régie publique pour reprendre possession collective des matériaux jetés.

Statut juridique : Établissement Public Industriel et Commercial (EPIC) — cohérence avec État entrepreneur productif (Fonds Souverain Industriel France peut prendre participation).

Nom : « France Réemploi » avec identité tricolore assumée.

Principe fondateur : chaque appareil déposé par un citoyen dans le réseau France Réemploi devient patrimoine national — soit remis en état pour revente, soit démantelé pour extraction matières souveraines, soit alloué à un service public.

Collecte :

  • Bornes de dépôt dans toutes les communes >500 habitants (~15 000 points de collecte nationaux).
  • Points relais dans mairies, préfectures, gares, supermarchés.
  • Ramassage à domicile gratuit pour gros électroménager (partenariat La Poste, cohérence services ruraux).
  • Enlèvement systématique des objets abandonnés dans l'espace public (fin des dépôts sauvages).

Transformation — 10 usines régionales réparties :

  • 1 usine par région métropolitaine (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, PACA, Hauts-de-France, Grand Est, Bretagne + Pays de la Loire, Normandie + Centre, Bourgogne-Franche-Comté).
  • ~5 000 ETP créés sur les 10 sites (~500/site en moyenne).
  • Priorité d'implantation : quartiers populaires et zones rurales (revitalisation) — pas de délocalisation possible.
  • Partenariat obligatoire avec l'écosystème existant : Emmaüs, Envie, Ressourceries, artisans réparateurs. L'existant devient PARTENAIRE, pas concurrent.

Redistribution — 4 flux :

  1. Vente à prix cassé aux citoyens — barème social selon revenus :
    • Foyers <1,5 SMIC : -70 % vs neuf équivalent.
    • Foyers 1,5-2,5 SMIC : -50 %.
    • Autres foyers : -30 %.
  2. Don aux administrations — équipements bureau, informatique administrative, mobilier scolaire.
  3. Dotation associations agréées — aidants, écoles publiques, quartiers prioritaires.
  4. Matières recyclées vers Souveraineté minière (cuivre, lithium, terres rares — cohérence urban mining).

Traçabilité individuelle :

  • Chaque objet reçoit un identifiant national France Réemploi.
  • Le déposant peut suivre son parcours (racheté par qui, ou démantelé pour quelle matière) — plateforme « MonAppareil.france-reemploi.gouv.fr ».
  • Registre public consultable (avec pseudonymisation).
  • Sentiment de contribution civique — l'objet abandonné devient l'objet utile à quelqu'un d'autre.
  • État entrepreneur productif — France Réemploi adossé au Fonds Souverain Industriel France.
  • Souveraineté minière — fournisseur de matières recyclées.
  • Politique de la ville — implantations quartiers populaires (~50 % des sites).
  • PME-artisanat — partenariats artisans-réparateurs.
  • Justice pénale humaine et efficace (travail pénitentiaire) — ateliers France Réemploi peuvent accueillir travail semi-libre.
  • Refondation école + apprentissage doublé — formations sur les 10 sites.
  • Service National voie B civique — mission possible dans le réseau.
  • Réserve nationale d'expérience — retraités bénévoles transmission savoirs.

Investissement initial :

  • 10 usines régionales : ~600 M€.
  • Réseau national de collecte (15 000 points, bornes intelligentes) : ~200 M€.
  • Système d'information (traçabilité + plateforme) : ~100 M€.
  • Formation initiale des 5 000 ETP : ~100 M€.
  • Total investissement : ~1 Md€ sur 3 ans.

Fonctionnement récurrent (à partir de l'an 2) : ~500 M€/an (masse salariale + logistique + fonctionnement).

Recettes :

  • Ventes réemploi citoyens : ~500 M€/an à régime (500 000 objets × 100 € prix moyen).
  • Rémunération éco-organismes REP (fléchée) : ~200 M€/an.
  • Récupération matières souveraines : ~100 M€/an.
  • Économies collectivités (déchets non traités) : ~100 M€/an.
  • Total : ~900 M€/an à régime.

Bilan : autofinancée à horizon 4-5 ans.

Axe L — Anti-gaspillage alimentaire renforcé

Constat : 10 M tonnes de gaspillage alimentaire/an en France, dont ~1,3 M tonnes en grande distribution. Loi Garot 2016 étendue en 2020 aux commerces >200 m², mais peu contrôlée.

Extension à TOUS les commerces alimentaires :

  • Aujourd'hui : obligation don alimentaire pour commerces >200 m² seulement.
  • Nouveau : obligation étendue à TOUS les commerces alimentaires (y compris <200 m², boulangeries, épiceries indépendantes, cafés, restaurants, cantines collectives).
  • Progression graduée :
    • An 1 : commerces >100 m².
    • An 2 : commerces >50 m².
    • An 3 : tous commerces alimentaires y compris boulangeries.

Doggy bag obligatoire en restauration :

  • Obligation employeur de proposer systématiquement le doggy bag pour les restes des clients.
  • Contenant fourni gratuitement (recyclable ou compostable).
  • Sanction en cas de refus systématique.

Traçabilité des produits détruits :

  • Chaque destruction doit être justifiée (rappel produit, dépassement DLC réel, contamination) et documentée.
  • Sanction jusqu'à 5 % CA France en cas de destruction non justifiée.
  • Publication publique des sanctions.

Extension aux industriels et rappels produits :

  • Rappels produits alimentaires : obligation de donner à des associations d'aide alimentaire quand la sécurité sanitaire le permet.
  • Surproductions industrielles : idem.

Contrôle DGCCRF renforcé :

  • +300 ETP DGCCRF dédiés à l'anti-gaspillage alimentaire.
  • Audits systématiques des grandes chaînes et industriels.
  • Coopération avec associations (Banques Alimentaires, Restos du Cœur, Secours Populaire).

Clarification DLC vs DDM :

  • Campagne nationale de pédagogie — différence entre Date Limite de Consommation (DLC, sécurité sanitaire, à respecter strictement) et Date de Durabilité Minimale (DDM, qualité, produit consommable au-delà).
  • Étiquetage clarifié — mention « à consommer de préférence avant » vs « à consommer avant ».
  • Emballages simplifiés — allégement des mentions superflues.

Coût État : ~100 M€/an (contrôles + campagne + soutien logistique) = ~500 M€ sur 5 ans.

Effet attendu :

  • -30 % de gaspillage alimentaire en grande distribution en 5 ans.
  • -1 M tonnes de gaspillage/an en régime de croisière.
  • ~1 milliard de repas supplémentaires distribués aux associations alimentaires (les 4,3 M de Français en précarité alimentaire).

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  • Plan France Climat 2030 — cohérence recyclage batteries + urban mining.
  • Souveraineté minière — France Réemploi fournit les matières recyclées.
  • Plan Eau France 2032 — cohérence sobriété matérielle et hydrique.
  • État entrepreneur productif — France Réemploi adossé au FSIF.
  • PME-artisanat — filière réparation, artisans-réparateurs, apprentissage.
  • Politique de la ville — implantations quartiers populaires (~50 % des sites France Réemploi).
  • Justice pénale humaine et efficace (Axe K) — peines plancher obsolescence programmée.
  • Refondation école — EMC 5h/an + CAP/BEP Réparation.
  • Service National voie B civique — missions possibles dans France Réemploi.
  • Réserve nationale d'expérience — retraités mentors réparation.
  • Refondation système de santé — anti-gaspillage alimentaire = sécurité alimentaire pour précaires.
  • ASU (Allocation Sociale Unique) — accès prix cassé France Réemploi pour bénéficiaires.
  • Numérique souveraineté — plateformes hébergées cloud souverain.

Public cible

Bénéficiaires directs :

  • ~30 M foyers français — accès à des produits réemployés à prix cassé (barème social France Réemploi).
  • Foyers modestes (<1,5 SMIC) — remise -70 % sur produits France Réemploi, bonus réparation universel.
  • ~4,3 M Français en précarité alimentaire — 1 milliard de repas supplémentaires via anti-gaspillage alimentaire.
  • Filière réparation — 100 000 emplois créés (artisans, réparateurs, techniciens).
  • Filière réemploi — 5 000 ETP France Réemploi + emplois indirects.
  • Écoles publiques et administrations — équipements gratuits via France Réemploi.
  • Associations d'aide alimentaire — Banques Alimentaires, Restos du Cœur, Secours Populaire — flux massifs.

Bénéficiaires indirects :

  • Environnement — baisse déchets 30 %, baisse extraction matières premières, baisse émissions CO2.
  • Souveraineté — France Réemploi produit des matières recyclées françaises, indépendance vis-à-vis des importations.
  • Cohésion sociale — le consommateur reprend possession de son geste, la République valorise la sobriété.
  • Filière textile française — 500 M€/an fléchés depuis la mode ultra-rapide.
  • Éducation — nouveaux CAP/BEP, apprentissage, Repair Cafés dans chaque commune.

Non-bénéficiaires assumés :

  • Fabricants pratiquant l'obsolescence programmée — peine plancher 6 mois ferme + amende 5 % CA + interdiction.
  • Mode ultra-rapide (Shein, Temu, etc.) — écocontribution 10 €/article + interdiction publicité + transparence obligatoire.
  • Grande distribution destructrice — sanction jusqu'à 5 % CA pour destruction non justifiée (alimentaire) ou 1 % (non-alimentaire).
  • Producteurs non-écoconceurs — éco-modulation REP +200 %.

Créations d'emplois :

  • ~100 000 emplois filière réparation (TVA 5,5 %, bonus, Repair Cafés).
  • ~5 000 ETP directs France Réemploi.
  • ~5 000 ETP indirects (partenaires, artisans, logistique).
  • ~200 ETP DGCCRF (obsolescence programmée).
  • ~300 ETP DGCCRF (anti-gaspillage alimentaire).
  • ~500 emplois formation (Écoles de la réparation, CAP/BEP).
  • ~50 000 emplois filière consigne (bornes, logistique, traitement).
  • Total : ~160 000 emplois créés en 5 ans.

Financement

Coût brut sur 5 ans : ~8,5 Md€ (~1,7 Md€/an à régime)

Décomposition annuelle à régime :

  • Obsolescence programmée (fonds action groupe + DGCCRF-INRIA-ADEME) (Axe A) : ~80 M€/an → 400 M€.
  • Indice de durabilité élargi (Axe B) : neutre (bonus/malus équilibré).
  • Bonus réparation universel + TVA à 5,5 % (Axe C) : ~500 M€/an → 2,5 Md€.
  • Repair Cafés + Écoles réparation (Axe D) : ~50 M€/an → 250 M€.
  • Consigne allemande totale (bornes + logistique) (Axe E) : ~200 M€ initial + 50 M€/an → 450 M€.
  • Réemploi (bourse + plateforme + marchés publics) (Axe F) : ~30 M€/an → 150 M€.
  • REP renforcée (Axe G) : neutre (financement contributions REP).
  • Économie de la fonctionnalité (TVA réduite location) (Axe I) : ~50 M€/an → 250 M€.
  • Anti-gaspillage non-alimentaire (contrôles DGCCRF) (Axe J) : ~30 M€/an → 150 M€.
  • France Réemploi (investissement + fonctionnement) (Axe K) : ~1 Md€ initial + 500 M€/an × 4 = 3 Md€.
  • Anti-gaspillage alimentaire (Axe L) : ~100 M€/an → 500 M€.
  • Provision imprévus : ~40 M€/an → 200 M€.

Total brut : ~8,5 Md€ sur 5 ans.

Recettes et économies sur 5 ans : ~9,9 Md€

  • Écocontribution mode ultra-rapide (10 €/article) (Axe H) : ~500 M€/an → 2,5 Md€.
  • Malus produits durabilité <4/10 (Axe B) : ~200 M€/an → 1 Md€.
  • Amendes obsolescence programmée + REP non-conformes + anti-gaspillage : ~200 M€/an → 1 Md€.
  • Économies gestion déchets (baisse volume via consigne + réemploi + réparation) : ~200 M€/an → 1 Md€.
  • Cotisations sociales des 160 000 emplois créés : ~500 M€/an à régime × 4 = 2 Md€.
  • Recettes France Réemploi (ventes, matières, REP fléchés) : ~900 M€/an à régime × 3 = 2,4 Md€ (montée en charge progressive).

Coût net sur 5 ans : ~-1,4 Md€ (gain net — la mesure rapporte plus qu'elle ne coûte).

Coût net avec montée en charge progressive :

  • An 1 : 1,5 Md€ brut - 500 M€ recettes = +1 Md€ net (démarrage, investissement France Réemploi).
  • An 2 : 1,8 Md€ brut - 1,5 Md€ recettes = +300 M€ net.
  • An 3 : 1,7 Md€ brut - 2 Md€ recettes = -300 M€ net (gain).
  • An 4 : 1,7 Md€ brut - 2,5 Md€ recettes = -800 M€ net.
  • An 5 : 1,7 Md€ brut - 3 Md€ recettes = -1,3 Md€ net.

Total net sur 5 ans : ~-1,4 Md€ (gain).

Impact sur le solde global du programme :

  • Nouvelle mesure Économie circulaire : +1,4 Md€ de gain net.
  • Solde consolidé du programme complet (102 mesures) : ~+35 Md€ d'excédent net sur 5 ans (~+7 Md€/an). Voir la Synthèse pour le détail.

Financement direct :

  • Redéploiement budgets Ministère Transition écologique + ADEME.
  • Écocontribution mode ultra-rapide fléchée.
  • Malus durabilité fléché.
  • Recettes France Réemploi progressives.
  • Fonds européens (Green Deal, Circular Economy Action Plan).

Effets macroéconomiques indirects (non chiffrés dans le solde) :

  • Baisse structurelle de la facture importations matières premières — souveraineté matérielle renforcée.
  • Filière réparation : ~100 000 emplois durables et non-délocalisables.
  • France Réemploi : symbolique politique majeure — la République reprend possession collective des ressources.
  • Baisse structurelle des déchets : -30 % à 5 ans, -50 % à 10 ans.
  • Amélioration image France à l'international — leader européen de l'économie circulaire.

Calendrier

  • An 1. Adoption Loi Économie Circulaire France 2028-2035. Peine plancher obsolescence programmée + inversion charge de preuve votée. TVA à 5,5 % sur réparation en vigueur. Bonus réparation universel généralisé. Écocontribution mode ultra-rapide portée à 10 €/article. Consigne verre boissons + PET lancée (bornes 400 m²+). Lancement France Réemploi — décret création EPIC, siège de la direction générale, foncier des 10 usines identifié. Anti-gaspillage alimentaire étendu aux commerces >100 m².
  • An 2. Ouverture des 3 premières usines France Réemploi (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine). Consigne étendue aux canettes + bocaux (bornes 200 m²+). Anti-gaspillage alimentaire étendu aux commerces >50 m². Indice de durabilité élargi à 12 catégories. 500 Repair Cafés institutionnalisés. Écoles de la réparation ouvertes (10 lycées).
  • An 3. Ouverture des 4 usines France Réemploi suivantes (Occitanie, PACA, Hauts-de-France, Grand Est). Consigne étendue aux pots yaourt + contenants alimentaires. Anti-gaspillage alimentaire étendu à tous commerces (y compris boulangeries). Bourse nationale matériaux + SecondeVie.gouv.fr en régime généralisé. Marchés publics 25 % réemploi.
  • An 4. Ouverture des 3 dernières usines France Réemploi (Bretagne+Pays de la Loire, Normandie+Centre, Bourgogne-Franche-Comté). Consigne étendue aux produits ménagers + cosmétiques. Indice de durabilité élargi à 20+ catégories. 2 000 Repair Cafés opérationnels. Premières condamnations obsolescence programmée effectives. France Réemploi à 3 000 ETP actifs.
  • An 5. Consigne universalisée (tout emballage réutilisable). France Réemploi à 5 000 ETP + 500 000 objets remis en état/an. Anti-gaspillage alimentaire réduction -30 %. Bilan complet : 100 000 emplois filière réparation créés, ~160 000 emplois nets, taux de recyclage à 55 % (vs 42 % avant), gaspillage alimentaire -1 M tonnes/an. Deuxième Loi Économie Circulaire 2033-2040.

Indicateurs de succès

  • Nombre de condamnations pour obsolescence programmée (objectif : 0 → 50/an d'ici 5 ans, avec effet dissuasif majeur).
  • Taux de couverture indice de durabilité (objectif : 5 → 20+ catégories en 5 ans).
  • Emplois créés filière réparation (objectif : ~100 000 en 5 ans).
  • Nombre de Repair Cafés opérationnels (objectif : 500 → 2 000 en 5 ans).
  • Taux de retour consigne (objectif : ~90 % à 5 ans sur les catégories consignées, cible Allemagne 98,4 %).
  • Nombre de sites France Réemploi actifs (objectif : 10 en 4 ans).
  • Nombre d'objets remis en état France Réemploi (objectif : 500 000/an à régime).
  • Taux global de recyclage (objectif : 42 % → 55 % en 5 ans, 65 % à 10 ans — cible UE).
  • Réduction du gaspillage alimentaire en grande distribution (objectif : -30 % en 5 ans).
  • Recettes écocontribution mode ultra-rapide (objectif : ~500 M€/an à régime).
  • Volume de matières recyclées à destination Souveraineté minière (objectif : ~100 000 tonnes/an à régime).
  • Perception française de la sobriété matérielle (Cevipof / ADEME — objectif : +15 pts en 5 ans).

Sources

Analyse IA — bientôt disponible

L'analyse contradictoire (conséquences, parallèles internationaux, score de réalisme) sera ajoutée par la phase 4 du projet.

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