Ambition spatiale civile France — exploration lunaire (Artemis + ESA), IRIS² télécoms civils, débris spatiaux (leader mondial), New Space français, Mars horizon 2040+, CNES doublé, Institut Spatial Français Pesquet
Compléter la couverture existante du spatial français (militaire dans Défense, Kourou/CSG dans Outre-mer, industrie dans Diplomatie) par une mesure dédiée au spatial CIVIL — exploration, science, télécoms grand public, débris spatiaux, éducation. La France est 5ᵉ puissance spatiale mondiale grâce à la Guyane et Ariane, mais son ambition civile est fragmentée. Cette mesure structure un modèle républicain d'exploration et de souveraineté spatiale civile, complémentaire à la souveraineté spatiale militaire déjà votée. Dix axes : (A) Ministère délégué à l'Espace + Institut National de la Souveraineté et de l'Exploration Spatiale (INSES) baptisé « Institut Spatial Français Pesquet » — pilotage stratégique consolidé ; (B) CNES budget doublé (2 → 4 Md€/an), +2 000 ETP, coopération startups renforcée ; (C) Exploration lunaire Artemis (NASA + ESA) — participation française pleine, astronautes français Artemis 2028 (Adrien Cavelier confirmé) et Artemis 5 (2032), contribution technologique majeure au Lunar Gateway et modules Orion ; (D) Exploration Mars — programme scientifique européen ESA horizon 2040 (mission habitée), participation française sur robotique et sciences de la vie ; (E) IRIS² Constellation télécoms civils — alternative Starlink pour grand public français et européen, offre subventionnée pour zones rurales et Outre-mer, souveraineté connectivité assumée ; (F) Débris spatiaux — France leader mondial du nettoyage orbital, mission ClearSpace-1 étendue à ClearSpace-Fleet (10 missions), régulation internationale portée par la France ; (G) New Space français élargi — BPI Spatial dotée 500 M€, régulation orbites basses (STM — Space Traffic Management), soutien PME du spatial ; (H) Astronautes français post-Pesquet — Sophie Adenot ISS 2027, Adrien Cavelier Artemis, plan de sélection continue tous les 3 ans, formation astronautes civils élargie ; (I) Programme éducatif spatial — Rêve Mobilisateur France Spatiale, 1 000 clubs spatiaux dans collèges/lycées, partenariat CNES-Éducation, bourses ingénieurs spatiaux ; (J) Souveraineté et sécurité spatiale civile — ESA gouvernance renforcée, autonomie stratégique française préservée, coopération européenne consolidée, régulation débris à l'ONU. Coût brut ~6,6 Md€/5 ans, retombées exports + emplois + spin-offs ~5,5 Md€, net ~+1,1 Md€ sur 5 ans.
Coût brut
6.6 Mds €
Coût net
1.1 Mds €
Vecteur juridique
Loi ordinaire (Code de la recherche + Code des postes et communications) + LF + décrets INSES + accords ESA/NASA
Diagnostic
La France est puissance spatiale — la 5ᵉ mondiale — mais son ambition civile est fragmentée entre Défense (militaire), Outre-mer (Kourou), Diplomatie (industrie exportatrice) et Recherche. Il manque une mesure structurante pour la vision civile pure : exploration, science, télécoms grand public, débris spatiaux, éducation, souveraineté civile.
Chiffres clés spatiaux France (CNES, ESA, ArianeGroup 2024) :
- Budget CNES : ~2 Md€/an (dont 27 % contribution ESA) — 2ᵉ agence européenne après DLR (Allemagne) mais budget stagnant depuis 15 ans.
- Kourou / CSG (Centre Spatial Guyanais) : ~10 000 emplois directs et indirects, Ariane 6 opérationnelle, Ariane Next en développement.
- New Space français : ~350 startups, 3 000 emplois, ~500 M€ levés cumulés (Exotrail, Loft Orbital, Anywaves, Kinéis, Latitude).
- Astronautes français : Thomas Pesquet (2 missions ISS, mondial), Sophie Adenot (sélectionnée 2022, ISS 2027 attendue), Adrien Cavelier (sélectionné 2022, Artemis 2028 pré-attribué).
- Industrie spatiale française : ArianeGroup, Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space, Safran, MDA, écosystème ~35 000 emplois directs.
Enjeux non couverts aujourd'hui :
1. Exploration lunaire et martienne :
- Artemis (NASA + ESA) : programme retour humain sur la Lune 2027-2028, base lunaire à horizon 2035. France signataire des accords Artemis 2020.
- Contribution européenne actuelle : modules Orion + Lunar Gateway (contribution allemande principale) — la France est minoritaire.
- Mars horizon 2040+ : ESA travaille sur exploration habitée à long terme, France peu positionnée.
2. Débris spatiaux — syndrome de Kessler imminent :
- ~34 000 objets suivis (>10 cm) en orbite basse, ~130 millions de fragments <1 cm.
- Constellation Starlink (SpaceX) : 5 000+ satellites lancés depuis 2019, cible ~40 000 satellites.
- Risque syndrome Kessler : effondrement en cascade des satellites en orbite basse par collisions successives.
- France leader mondial du nettoyage — mission ClearSpace-1 (contrat ESA 2020, CNES participation) attendu 2028.
3. Télécoms civils souverains :
- Starlink : leader mondial, ~5 M abonnés dont ~50 000 en France (2024). Dépendance américaine.
- IRIS² — programme européen d'alternative à Starlink, décision politique 2024, opérationnel 2027-2028. France contributrice majeure (~1,5 Md€).
- Enjeu grand public : connectivité universelle (zones blanches, ruralité, Outre-mer, alpine, maritime) — aujourd'hui essentiellement via Starlink.
4. Éducation et vocation spatiale :
- Ingénieurs spatiaux français — corps limité, formation dispersée, difficulté à attirer les meilleurs talents (concurrence Silicon Valley).
- Clubs spatiaux scolaires — moins de 100 en France, potentiel énorme pour la jeunesse.
- Fascination populaire Pesquet — capitale de rayonnement, à valoriser politiquement.
5. Gouvernance civile française :
- CNES (Centre National d'Études Spatiales) — établissement public sous tutelle Ministère Recherche, Ministère Défense, Ministère Économie, Ministère Écologie. Éclatement de la tutelle peu favorable à une vision stratégique.
- Manque de vision publique unifiée — pas de « Ministère de l'Espace » civil unifié.
Ce que le programme a déjà voté :
- Défense & Armées (Axe F — Souveraineté spatiale militaire) : Ariane 6 + Ariane Next, espace militaire (Commandement de l'espace), IRIS² militaire, New Space français côté militaire, coopération européenne (Galileo, Copernicus), investissement 1 Md€/an. Ne recoupe pas le civil.
- Outre-mer stratégique (Axe D) : Kourou/CSG consolidation, 300 M€, 10 000 emplois locaux. Ne recoupe pas l'ambition civile française.
- Diplomatie / Europe / International (Axe A) : industrie spatiale citée dans exports stratégiques.
- Recherche universités innovation : cohérence recherche fondamentale spatiale à intégrer.
Cette mesure comble ce qui manque — la vision civile pure : exploration, télécoms grand public, débris, éducation, gouvernance unifiée.
Modèles étrangers pertinents :
- États-Unis — NASA + SpaceX + Blue Origin : modèle public-privé hyper-actif, ~24 Md$ budget NASA/an. Non transposable directement (échelle et budget), mais éléments de méthode utiles.
- Chine — CNSA (China National Space Administration) : investissement massif, station spatiale Tiangong (2022), mission lunaire Chang'e, mission Mars Zhurong. Rythme extrêmement rapide.
- Inde — ISRO : budget modeste mais résultats impressionnants (Chandrayaan-3 alunissage 2023). Modèle « frugal » à étudier.
- Émirats arabes unis — MBRSC : mission Mars Hope 2020 (sonde), programme lunaire, plans ambitieux malgré petite taille.
- Japon — JAXA : coopération étroite NASA, mission Hayabusa astéroïdes, participation Artemis (Toyota lunar rover).
- Royaume-Uni — UK Space Agency : new space actif, Sutherland Spaceport (premier lancement 2023).
- Luxembourg — LuxSpace + SpaceResources.lu : positionnement niche minage astéroïdes, cadre juridique pionnier.
- Allemagne — DLR : agence historique forte, coopération ESA majeure.
Mesure
Sommaire des 10 axes :
- Axe A — Ministère délégué à l'Espace + Institut Spatial Français Pesquet
- Axe B — CNES budget doublé + coopération startups
- Axe C — Exploration lunaire Artemis (NASA + ESA)
- Axe D — Exploration Mars — participation ESA
- Axe E — IRIS² Constellation télécoms civils
- Axe F — Débris spatiaux — France leader mondial
- Axe G — New Space français élargi (BPI Spatial + régulation)
- Axe H — Astronautes français post-Pesquet
- Axe I — Programme éducatif spatial « Rêve Mobilisateur »
- Axe J — Souveraineté et sécurité spatiale civile
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Axe A — Ministère délégué à l'Espace + Institut Spatial Français Pesquet
Refonte de la gouvernance civile française — mettre fin à l'éclatement de la tutelle.
Ministère délégué à l'Espace :
- Rattaché au Ministère du Climat et de l'Énergie (déjà voté par Plan France Climat 2030) — cohérence avec l'ambition scientifique et écologique.
- Alternativement : rattachement au Premier ministre (statut du Ministre délégué chargé de l'Espace) pour signal politique fort.
- Autonomie budgétaire et administrative — équivalent aux autres ministres délégués.
- Coordination interministérielle renforcée — Défense, Recherche, Industrie, Écologie, Éducation.
- Loi de programmation spatiale quinquennale — priorités et budget votés par le Parlement.
Institut Spatial Français Pesquet — INSES rebaptisé :
- Nouvelle Autorité Administrative Indépendante (AAI) — cohérence avec la logique d'agences autonomes votée pour d'autres domaines (CSM autonome, Institut National de l'Eau, etc.).
- Nom officiel — Institut Spatial Français Pesquet : hommage à Thomas Pesquet, astronaute français emblématique. Rayonnement immédiat.
- Missions :
- Recherche fondamentale spatiale.
- Exploration lunaire et martienne (contribution française).
- Coopération internationale (ESA, NASA, JAXA, agences émergentes).
- Éducation et vulgarisation.
- Prospective et débris spatiaux.
- Budget : ~200 M€/an (redéploiement partiel CNES + Recherche).
- Siège : Toulouse (cluster spatial français historique, avec Airbus Space, Thales Alenia, ArianeGroup).
Coût État : ~50 M€/an nouveaux (masse salariale Ministère délégué + INSES) = 250 M€ sur 5 ans.
Axe B — CNES budget doublé + coopération startups
Ambition à la hauteur de la 5ᵉ puissance spatiale mondiale.
Budget :
- CNES : 2 → 4 Md€/an en 5 ans.
- Contribution ESA française portée de 27 % à 35 % de l'agence européenne — signal politique fort d'engagement européen.
- +2 000 ETP CNES sur 5 ans — ingénieurs, chercheurs, contrôleurs de mission.
Coopération startups :
- Programme CNES-Startups : appels à projets ~200 M€/an fléchés vers le New Space français.
- Incubateur CNES Toulouse modernisé — partenariat avec Enter, ESA BIC France.
- Contrats d'accès aux données CNES pour startups (satellites d'observation, données Sentinel).
Modernisation infrastructures :
- Modernisation stations sol (Kourou, Aussaguel, Kiruna).
- Investissement dans la superordinateur français.
Coût État : ~2 Md€/an supplémentaire × 5 = ~10 Md€ répartis sur 5 ans avec montée en charge. En pratique : ~500 M€/an année 1, ~1 Md€ année 2, ~2 Md€ années 3-5 = ~7 Md€ sur 5 ans (partiellement redéployé depuis Recherche existante).
Contribution nette additionnelle État : ~2 Md€ sur 5 ans (~400 M€/an nouveau).
Axe C — Exploration lunaire Artemis (NASA + ESA)
Ambition affichée : la France comme contributrice majeure au retour humain sur la Lune.
Contribution française à Artemis :
- Programme Orion (module de commande) : contribution française amplifiée sur les systèmes de survie, la propulsion, l'électronique de vol. 500 M€ sur 5 ans.
- Lunar Gateway (station orbitale lunaire) : contribution française à I-HAB (module habitable européen), technologies de propulsion électrique CNES-ArianeGroup. 300 M€ sur 5 ans.
- Cargo lunaire européen (ATV successor) — leadership français industriel. 200 M€ sur 5 ans.
Astronautes français :
- Adrien Cavelier — Artemis 2028 : première mission française vers la Lune (survol confirmé par l'accord Artemis-ESA).
- Astronaute français Artemis 5 (2032) : atterrissage à évaluer selon accords ESA.
- Formation : partenariat NASA Johnson Space Center + ESA European Astronaut Centre (Cologne).
Base lunaire européenne — vision 2035 :
- Contribution française conceptuelle et technique.
- Coopération ESA à approfondir (leadership scientifique).
Coût État : 1 Md€ sur 5 ans (participation NASA + ESA Artemis).
Axe D — Exploration Mars — participation ESA
Horizon 2040 pour une mission habitée européenne — la France doit être partie prenante.
Contribution française à l'exploration Mars :
- Programme ExoMars ESA (déjà en cours) : mission Rosalind Franklin (rover) prévue 2028. Contribution française sur l'exobiologie (recherche vie ancienne).
- Mars Sample Return (NASA-ESA) : contribution française sur les composants et l'analyse des échantillons.
- Programme Mars habité 2040+ : positionnement français scientifique fort (sciences de la vie, robotique, propulsion).
Recherche fondamentale française sur Mars :
- CNRS-INSU volet planétologie renforcé.
- Coopération scientifique avec NASA Ames et JPL.
- Programme national exobiologie (partenariat CNRS + INSERM + Institut Pesquet).
Coût État : ~300 M€ sur 5 ans.
Axe E — IRIS² Constellation télécoms civils
Souveraineté connectivité assumée face à Starlink.
Aujourd'hui :
- Starlink (SpaceX) dessert la France (~50 000 abonnés fin 2024).
- IRIS² — programme européen alternative Starlink, décision politique 2024, opérationnel 2027-2028.
Volet civil France :
- Offre grand public — abonnements internet satellitaire IRIS² à prix subventionné pour :
- Zones blanches et grises métropolitaines (~300 000 foyers).
- Zones rurales isolées.
- Outre-mer et territoires ultramarins.
- Communautés alpines, maritimes, forestières.
- Prix cible : ~30 €/mois abonnement (vs ~80 €/mois Starlink actuellement en France) — subvention État pendant la phase de démarrage.
- Opérateur public français labellisé — cohérence avec l'État entrepreneur productif.
Cohérence :
- Numérique souveraineté — IRIS² comme brique de la souveraineté connectivité.
- Mobilité quotidienne — connectivité continue pour véhicules, transports en commun.
- Politique de la ville et banlieues — connectivité universelle.
- Précarité énergétique — accès numérique inclus dans les aides.
Coût État : ~800 M€ sur 5 ans (subvention démarrage + soutien opérateur public).
Axe F — Débris spatiaux — France leader mondial
Positionnement stratégique fort — la France comme leader mondial du nettoyage orbital.
Constat :
- 34 000 objets suivis (>10 cm) en orbite basse.
- ~130 millions de fragments <1 cm — non traçables individuellement.
- Constellation Starlink cible ~40 000 satellites — saturation orbites basses.
- Risque syndrome Kessler — effondrement en cascade.
Mission ClearSpace-Fleet :
- ClearSpace-1 (ESA 2020, opérationnel 2028) : mission désorbitation initiale.
- Extension à ClearSpace-Fleet — 10 missions successives sur 5 ans, développement industriel massif.
- Contribution française : leadership technique (CNES + ArianeGroup + startups).
- Marché émergent : le nettoyage orbital pourrait devenir un marché de plusieurs milliards €/an — la France se positionne pionnière.
Régulation internationale :
- Portage français à l'ONU — traité international sur le Space Traffic Management (STM).
- Cohérence Diplomatie / Europe / International — leadership diplomatique français.
- Standard mondial : chaque nouveau satellite lancé doit prévoir sa désorbitation en fin de vie.
Coût État : ~500 M€ sur 5 ans.
Recettes attendues : marché nettoyage orbital émergent — ~200 M€/an à horizon 5 ans, 500 M€/an à horizon 10 ans (potentiel).
Axe G — New Space français élargi (BPI Spatial + régulation)
BPI Spatial — dotation 500 M€ :
- Fonds dédié aux startups spatiales françaises : Exotrail, Loft Orbital, Anywaves, Kinéis, Latitude, ThrustMe, Karta.
- Cofinancement avec l'État entrepreneur productif (Fonds Souverain Industriel France).
- Priorité aux domaines stratégiques : propulsion, satellites d'observation, télécoms, débris.
Régulation orbites basses (STM) :
- Cadre juridique français sur le trafic spatial.
- Obligation désorbitation en fin de vie.
- Assurance obligatoire pour les opérateurs satellitaires.
- Coopération européenne et internationale.
Coopération PME du spatial :
- Simplification administrative des autorisations de lancement.
- Accès aux données CNES et ESA facilité pour PME.
- Partenariats CNES-CNRS-CEA pour transfert de technologies.
Coût État : ~500 M€ BPI Spatial + 50 M€/an régulation = ~750 M€ sur 5 ans.
Axe H — Astronautes français post-Pesquet
Pesquet a créé un capital de rayonnement — le pérenniser.
Astronautes en formation :
- Sophie Adenot — mission ISS 2027 confirmée.
- Adrien Cavelier — mission Artemis 2028 pré-attribuée.
- Formation à Cologne (EAC — European Astronaut Centre) et Houston (Johnson Space Center).
Plan de sélection continue :
- Sélection d'astronautes français tous les 3 ans (aujourd'hui : tous les 8-10 ans).
- Cible : ~2 astronautes français en formation actifs à tout moment.
- Inclusion de la diversité (parité H/F, origines diverses — cohérence Politique de la ville).
Astronautes civils élargis :
- Formation ouverte à des chercheurs, ingénieurs civils, médecins — pas uniquement pilotes militaires.
- Cohérence avec l'ambition civile française.
Formation et communication :
- Programme éducatif national accompagnant chaque mission.
- Documentaires, ouvrages, résidences dans les écoles.
- Utilisation médiatique consolidée.
Coût État : ~40 M€/an (formation + soutien astronautes + programmes) = 200 M€ sur 5 ans.
Axe I — Programme éducatif spatial « Rêve Mobilisateur France Spatiale »
Objectif : capitaliser sur la fascination populaire de l'espace pour mobiliser la jeunesse française.
Dispositif :
- 1 000 clubs spatiaux dans les collèges et lycées en 5 ans (vs ~100 aujourd'hui).
- Matériel pédagogique fourni par CNES + Institut Pesquet.
- Correspondance avec astronautes en mission.
- Programmes de fusées à eau, kits satellite CubeSat éducatif.
- Partenariat CNES-Éducation nationale :
- Module « Aventure Spatiale » en SVT + Physique-Chimie du collège et lycée.
- Sorties pédagogiques : visite Cité de l'Espace Toulouse, visite CNES.
- Cohérence Refondation école française.
- Bourses ingénieurs spatiaux :
- ~500 bourses/an pour étudiants en écoles d'ingénieurs spécialisées (ISAE-SUPAERO, École Polytechnique, ENSAE, Mines).
- Aide à l'insertion CNES, industrie spatiale, ESA.
- Concours nationaux :
- Prix « Jeune Espoir Spatial » — reconnaissance annuelle par le Président de la République.
- Cohérence Service National voie civique (missions spatiales éducatives).
Communication :
- Nouvelle Cité de l'Espace Paris (ou extension Cité des Sciences La Villette).
- Documentaires nationaux (partenariat Arte, France Télévisions).
- Cohérence Fin de vie politique — audiovisuel public refondé peut être vecteur.
Coût État : ~50 M€/an × 5 = 250 M€ sur 5 ans.
Axe J — Souveraineté et sécurité spatiale civile
ESA gouvernance renforcée :
- Contribution française à l'ESA renforcée (35 % vs 27 %).
- Direction française à l'ESA — objectif politique à l'horizon 2028 (poste de Directeur Général).
- Coopération européenne consolidée : Alliance ESA-Chine / ESA-Inde selon opportunités.
Autonomie stratégique française préservée :
- Souveraineté sur les technologies critiques françaises (lanceurs Ariane, moteurs Vulcain, ordinateurs de vol).
- Non-transfert de technologies militaires en cas de coopération civile.
- Coopération avec USA (NASA, SpaceX) — assumée mais contrôlée. Pas de dépendance stratégique.
Diplomatie spatiale :
- Ambassadeur du Spatial — nouveau poste diplomatique, rattaché au Quai d'Orsay + Ministère délégué à l'Espace.
- Portage français à l'ONU du traité STM (Space Traffic Management).
- Coopération sud-sud (Afrique, Amérique latine) — accès aux données spatiales pour développement.
Coût État : ~50 M€/an (contribution ESA + diplomatie spatiale) = 250 M€ sur 5 ans.
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- Défense & Armées (Axe F) — spatial militaire, cohérence sans doublon.
- Outre-mer stratégique (Axe D) — Kourou/CSG, cohérence renforcée.
- Diplomatie / Europe / International — leadership français ESA + ONU STM.
- Plan France Climat 2030 — Ministère délégué à l'Espace rattaché Ministère du Climat.
- Numérique souveraineté — IRIS² comme brique connectivité.
- Recherche universités innovation — pôles universitaires spatiaux (ISAE-SUPAERO, École Polytechnique).
- Refondation école française — programme éducatif spatial.
- Petite enfance à Lycée pro — parcours vocations scientifiques.
- État entrepreneur productif — BPI Spatial adossée au FSIF.
- Précarité énergétique + Mobilité quotidienne — IRIS² connectivité universelle.
- Politique de la ville — IRIS² pour banlieues, diversité astronautes.
- Souveraineté minière — matières premières spatiales (terres rares, lithium pour satellites).
- Souveraineté langue française — nom Institut Pesquet, programmes éducatifs en français.
- Culture et langue française — rayonnement culturel spatial.
Public cible
Bénéficiaires directs :
- Nation française — 5ᵉ puissance spatiale consolidée, souveraineté civile assumée.
- Industrie spatiale française — ArianeGroup, Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space, Safran, MDA, ~35 000 emplois directs.
- New Space français — 350 startups, ~200 M€/an de nouveaux contrats.
- Étudiants et jeunes chercheurs — bourses, clubs spatiaux, programme éducatif.
- ~300 000 foyers en zones blanches — connectivité IRIS² subventionnée.
- Outre-mer et zones rurales — IRIS² connectivité universelle.
- Guyane (Kourou) — consolidation activités CSG.
- Astronautes français — plan de carrière stabilisé (Adenot ISS 2027, Cavelier Artemis 2028, sélections continues).
- Ministère du Climat et de l'Énergie — cohérence avec Ministère délégué à l'Espace.
Bénéficiaires indirects :
- Rayonnement France à l'international — leadership spatial civil européen et mondial.
- Emplois — filière spatiale + spin-offs : ~15 000 emplois créés à 5 ans.
- Retombées technologiques — la NASA a documenté ~2 000 spin-offs technologiques depuis 1958 (matériaux, médical, énergie, télécoms).
- Souveraineté connectivité — indépendance vis-à-vis Starlink américain.
- Cohésion nationale — Pesquet, Adenot, Cavelier comme figures unificatrices.
- Éducation — vocations scientifiques élargies.
Non-bénéficiaires assumés :
- Dépendance Starlink — baisse structurelle attendue.
- Débris spatiaux non-régulés — traité STM à l'ONU portera un cadre strict.
- Rachats étrangers industrie spatiale française — droit de veto État renforcé.
Créations d'emplois :
- +2 000 ETP CNES (masse salariale ~150 M€/an à 5 ans).
- +300 ETP Institut Spatial Français Pesquet + Ministère délégué.
- +500 ETP astronautes-formation-communication.
- ~2 000 emplois startups New Space (via BPI Spatial).
- ~10 000 emplois industriels filière spatiale (ArianeGroup, Airbus, Thales).
- Emplois indirects : ~15 000 à 5 ans (spin-offs, sous-traitants, services).
Financement
Coût brut sur 5 ans : ~6,6 Md€ (~1,3 Md€/an à régime)
Décomposition :
- Ministère délégué à l'Espace + Institut Spatial Français Pesquet (Axe A) : ~50 M€/an → 250 M€.
- CNES budget doublé + startups + +2 000 ETP (Axe B) : ~400 M€/an supplémentaires à régime × 5 = ~2 Md€ (montée en charge progressive).
- Exploration lunaire Artemis (Orion, Gateway, Cargo) (Axe C) : ~200 M€/an → 1 Md€.
- Exploration Mars (ExoMars + Mars Sample Return + habité 2040+) (Axe D) : ~60 M€/an → 300 M€.
- IRIS² Constellation civils (subvention démarrage + opérateur public) (Axe E) : ~160 M€/an → 800 M€.
- Débris spatiaux (ClearSpace-Fleet + régulation) (Axe F) : ~100 M€/an → 500 M€.
- New Space (BPI Spatial 500 M€ + régulation STM) (Axe G) : ~150 M€/an moyen → 750 M€.
- Astronautes français post-Pesquet (Axe H) : ~40 M€/an → 200 M€.
- Programme éducatif « Rêve Mobilisateur » (Axe I) : ~50 M€/an → 250 M€.
- Souveraineté et sécurité spatiale civile (Axe J) : ~50 M€/an → 250 M€.
- Provision imprévus : ~60 M€/an → 300 M€.
Total brut : ~6,6 Md€ sur 5 ans.
Recettes et économies sur 5 ans : ~5,5 Md€
- Exports Ariane 6 et Ariane Next (contribution française) : ~500 M€/an × 5 = 2,5 Md€.
- Recettes marché débris spatiaux émergent (leader mondial ClearSpace-Fleet) : ~100 M€/an à régime × 3 = 300 M€.
- Retombées technologiques (spin-offs) : ~200 M€/an → 1 Md€.
- Cotisations sociales des ~15 000 emplois créés : ~300 M€/an à régime × 3 = 900 M€.
- Recettes IRIS² grand public (abonnements) : ~50 M€/an → 250 M€.
- Recettes contrats commerciaux CNES-startups-industrie : ~100 M€/an → 500 M€.
Coût net sur 5 ans : ~+1,1 Md€ (~220 M€/an moyen).
Impact sur le solde global du programme :
- Nouvelle mesure Ambition spatiale civile : -1,1 Md€ net.
- Solde consolidé du programme complet (102 mesures) : ~+35 Md€ d'excédent net sur 5 ans (~+7 Md€/an). Voir la Synthèse pour le détail.
Financement direct :
- Redéploiement budgets Ministère Recherche + Ministère Défense (volet civil transféré).
- Contributions ESA (contrepartie française augmentée = leadership renforcé).
- BPI Spatial (adossée à État entrepreneur productif).
- Fonds européens (Horizon Europe, Space Regulation Framework).
Effets macroéconomiques indirects (non chiffrés dans le solde) :
- Rayonnement France à l'international — leadership spatial mondial reconnu.
- Vocations scientifiques françaises — cohérence Recherche universités.
- Souveraineté connectivité — indépendance stratégique vis-à-vis Starlink.
- Filière spatiale française — ~35 000 → 50 000 emplois à horizon 10 ans.
- Marché émergent débris spatiaux — potentiel plusieurs milliards €/an à horizon 15 ans.
- Cohésion nationale — Pesquet, Adenot, Cavelier comme figures unificatrices.
Calendrier
- An 1. Adoption Loi Ambition Spatiale Civile 2028-2035. Création du Ministère délégué à l'Espace. Institut Spatial Français Pesquet inauguré à Toulouse. Contribution française ESA passée à 30 %. Fonds BPI Spatial lancé (500 M€ initial). Programme éducatif « Rêve Mobilisateur » lancé (200 premiers clubs). Préparation active mission ISS Sophie Adenot 2027.
- An 2. CNES budget porté à 3 Md€/an (progression). +500 ETP recrutés. Sophie Adenot mission ISS effectuée — programme éducatif intense associé. IRIS² grand public opérationnel — premiers abonnements en zones blanches. ClearSpace-Fleet lancement des 3 premières missions. 500 clubs spatiaux scolaires.
- An 3. Adrien Cavelier mission Artemis 2028 (survol lunaire) — événement national. CNES à 3,5 Md€/an. Contribution française ESA à 35 %. Débris spatiaux : 5 missions ClearSpace-Fleet réalisées. IRIS² grand public à 200 000 abonnés. 750 clubs spatiaux.
- An 4. CNES à 4 Md€/an — cible atteinte. Direction française candidate à l'ESA. Traité STM à l'ONU en négociation active. 1 000 clubs spatiaux atteints. Sélection astronautes français 2032 lancée. Bilan intermédiaire par la Cour des comptes.
- An 5. Bilan complet : CNES doublé, France leader mondial débris spatiaux (marché émergent capté), IRIS² à 500 000 abonnés grand public, ~15 000 emplois créés dans la filière spatiale, 1 000 clubs spatiaux actifs. Deuxième Loi Ambition Spatiale 2033-2040 en préparation (préparation Artemis 5 2032, contribution Mars habité 2040+).
Indicateurs de succès
- Budget CNES annuel (objectif : 2 → 4 Md€/an en 5 ans).
- Contribution française ESA (objectif : 27 % → 35 % en 5 ans).
- Emplois filière spatiale française (objectif : ~35 000 → ~50 000 à 5 ans, y compris spin-offs).
- Nombre de missions ClearSpace réalisées (objectif : 10 en 5 ans, marché leader mondial captured).
- Nombre d'abonnés IRIS² grand public en France (objectif : 500 000 en 5 ans).
- Nombre de clubs spatiaux scolaires actifs (objectif : ~100 → 1 000 en 5 ans).
- Astronautes français en formation active (objectif : 2+ à tout moment).
- Missions habitées françaises accomplies (objectif : ISS 2027 Adenot + Artemis 2028 Cavelier).
- Investissements startups spatiales françaises (objectif : ~200 M€/an via BPI Spatial).
- Volumes d'exports industrie spatiale française (objectif : maintien à haut niveau + croissance +20 %).
- Perception française du rayonnement spatial (Cevipof + baromètres — objectif : progression cohésion nationale).
Sources
- CNES — Centre National d'Études Spatiales — Agence spatiale française, budget, missions, programmes.
- ESA — European Space Agency — Agence spatiale européenne, coopération France-ESA.
- ArianeGroup — Industrie spatiale française et européenne — Filière lanceurs et satellites, cœur industriel français.
- NASA — Artemis Program — Programme de retour humain sur la Lune, coopération ESA-France.
- IRIS² — European Secure Connectivity Programme — Constellation européenne, alternative Starlink.
- ClearSpace-1 — Mission de désorbitation ESA — Mission française et suisse de nettoyage orbital.
- Cour des comptes — Rapport sur la politique spatiale française (2023) — Évaluation critique et propositions.
- Thomas Pesquet — Astronaute français, ambassadeur du spatial — Astronaute emblématique dont le nom baptise l'Institut Spatial Français.
- Sophie Adenot — Sélection astronautes ESA 2022 — Astronaute française, mission ISS attendue 2027.
- Adrien Cavelier — Sélection astronautes ESA 2022 — Astronaute français, mission Artemis attendue 2028.
- ISAE-SUPAERO Toulouse — École d'ingénieurs spatiale française de référence.
- Cité de l'Espace Toulouse — Vecteur culturel de rayonnement spatial français.
- Kessler Syndrome — NASA Orbital Debris Program Office — Recherche sur les débris spatiaux, risque de cascade.
Analyse IA — bientôt disponible
L'analyse contradictoire (conséquences, parallèles internationaux, score de réalisme) sera ajoutée par la phase 4 du projet.
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