Une expérimentation citoyenne, chiffrée et sourcée. Pas une candidature, pas un parti — ouverte au débat.

Chiffrons

Alimentation durable — éco-score obligatoire, cantines végétariennes + végétaliennes, étiquetage 0-1-2-3+R/V, retraite des animaux d'élevage, interdiction pub viande industrielle et banalisation, plan légumineuses

Refonder la relation des Français à leur alimentation par la pédagogie et le choix éclairé — jamais l'interdiction. Attaquer la demande plutôt que la production : baisse consommation animale → moins de pression sur pêche industrielle, élevage intensif, chasse commerciale, sans jamais légiférer contre ces filières directement. Le consommateur informé décide. Onze axes cohérents : (A) Éco-score alimentaire obligatoire A-E — 3 composantes (carbone, bien-être animal, biodiversité), équivalent Nutri-Score de l'impact ; (B) Campagne nationale pédagogique — santé publique (surconsommation viande et cancer colorectal, cardiovasculaire), environnement (élevage = 14,5 % des GES mondiaux, 15 000 L d'eau pour 1 kg bœuf), éthique animale, alternatives végétariennes et végétaliennes complètes ; (C) Éducation scolaire — module « manger, se nourrir » primaire → lycée (EMC + SVT + Économie), sorties pédagogiques agricoles y compris abattoirs à partir du lycée ; (D) Cantines publiques — 2 repas végétariens/semaine + 1 repas végétalien/semaine dans toutes les cantines (école, université, hôpital, EHPAD, administration, prisons), option végétarienne quotidienne obligatoire, option végétalienne sur demande garantie ; (E) Fiscalité incitative — TVA 5,5 % sur protéines végétales et alternatives, TVA majorée à 10 % sur viande d'élevage intensif (label, plein air, bio, terroir français inchangés) ; (F) Restauration commerciale — option végétarienne complète obligatoire >50 couverts, option végétalienne complète obligatoire >100 couverts, formation cuisiniers financée CPF ; (G) Marketing responsable — interdiction publicité viande industrielle (modèle Loi Évin) + interdiction publicités qui banalisent l'animal-produit (comparaisons choquantes type chaussettes/chambre à air vs viande) ; (H) Transparence origine — étiquetage 0-1-2-3 (bio plein air → élevage intensif) + suffixe R/V (Retraite prévue / Viande finale), le consommateur voit et choisit ; (I) Souveraineté protéines végétales — plan national légumineuses (pois, lentilles, féverole, pois chiches, haricots), passage de 5 % à 25 % d'autonomie en 5 ans (aujourd'hui 60 % d'importations soja Brésil) ; (J) Reconnaissance officielle de l'effet indirect biodiversité — baisse consommation animale = respiration écologique naturelle, cohérence Plan Eau réensauvagement, Bien-être animal, Protection animaux compagnie ; (K) Retraite des animaux d'élevage — plateforme nationale RetraiteAnimaux.gouv.fr, prime éleveur au don (50 € poule / 200 € cochon / 500 € vache), réseau structuré familles d'accueil + sanctuaires labellisés (L214, Groin Groin, La Ferme des Rescapés), reconnaissance officielle Journée de l'Éthique Animale (1er novembre) et statut « préférence végétalien » administratif garantissant repas 100 % végétalien en hôpital / EHPAD / prison / école. Coût brut ~3,65 Md€/5 ans, économies santé publique + TVA majorée ~3,5 Md€, net ~+150 M€ (quasi-neutre).

Coût brut

3.6 Mds €

Coût net

150.0 M€

Vecteur juridique

Loi ordinaire (Code rural + Code consommation + CGI + Code santé publique) + LF + décrets ADEME/DGCCRF/ARCOM

Diagnostic

La France consomme trop de produits animaux — pour sa santé, pour son environnement, pour la souffrance animale. La solution républicaine n'est pas d'interdire, c'est d'informer et de laisser choisir. Le consommateur informé décide — et le marché s'ajuste. La demande baisse → la pression sur la pêche industrielle, l'élevage intensif et la chasse commerciale baisse mécaniquement, sans jamais légiférer contre ces filières directement.

Chiffres clés (ADEME, ANSES, INSEE, CIWF, HAS 2024) :

Consommation :

  • Français : ~85 kg de viande/an en moyenne, dont ~24 kg de bœuf/veau, ~35 kg de porc, ~26 kg de volaille (INSEE 2024).
  • Recommandation ANSES 2019 : maximum 500 g de viande rouge/semaine (= 26 kg/an) et 150 g de charcuterie/semaine.
  • Consommation moyenne dépasse les recommandations santé de +50 %.
  • Consommation de poisson : ~34 kg/an — épuisement des stocks documenté (cabillaud, thon rouge, anchois, bar, sardine).

Santé publique :

  • La viande rouge classée « probablement cancérogène » (Groupe 2A) par l'OMS/CIRC depuis 2015.
  • Charcuterie classée « cancérogène pour l'Homme » (Groupe 1, même catégorie que tabac).
  • Excès viande rouge = +18 % risque cancer colorectal, +21 % maladies cardiovasculaires (méta-analyses Lancet 2019, Harvard 2020).
  • Coût santé publique annuel imputable à la surconsommation animale : estimé ~7-10 Md€/an (HAS 2023).

Environnement — l'élevage est le plus gros émetteur agricole :

  • 14,5 % des émissions mondiales de GES proviennent de l'élevage (FAO 2013, confirmé 2023).
  • En France, 68 % des GES agricoles proviennent de l'élevage (Citepa 2024).
  • 15 000 L d'eau pour 1 kg de bœuf (vs 300 L pour 1 kg de blé) — cohérence Plan Eau France 2032.
  • 60 % de la déforestation Amazonie liée à l'élevage bovin ou soja destiné à l'élevage.
  • La France importe 60 % de ses protéines végétales pour l'élevage (soja Brésil essentiellement) — perte massive de souveraineté.

Éthique animale :

  • ~1 milliard d'animaux terrestres abattus/an en France (Poulets 800 M, cochons 25 M, veaux 1,5 M, moutons 4 M, vaches 3,5 M).
  • ~80 % des poulets en élevage intensif (bâtiment, 22 poulets/m²).
  • 48 M de poules pondeuses abattues à 18 mois quand la ponte ralentit (espérance naturelle ~10 ans).
  • 700 000 vaches laitières abattues à 5-6 ans quand la production baisse (espérance ~20 ans).
  • Pas de retraite des animaux productifs — logique purement productiviste.

Publicité et culture de la banalisation :

  • Publicités qui comparent des animaux abattus à des objets de consommation courants (chaussettes, chambre à air, papier toilette) — désacralisation de l'animal comme être vivant sensible.
  • Cadre juridique : Article L. 214-1 du Code rural (« Tout animal étant un être sensible... ») mais dispositions publicitaires inexistantes.

Ce que le programme a déjà voté :

  • Bien-être animal & réduction de la consommation animale (agriculture-ruralite) — fin des cages 2032, étiquetage bien-être animal partiel, 1 repas végétarien/semaine en cantines, avantages fiscaux restaurants végétaux, plan protéines végétales de base.
  • Protection des animaux de compagnie — mutuelle obligatoire, fichier ANORA, brigade DDPP.
  • Plan France Climat 2030 — 14,5 % des GES agricoles = levier climat.
  • Plan Eau France 2032 — 15 000 L d'eau pour 1 kg de bœuf = levier sobriété.
  • Refondation système de santé — prévention et éducation nutritionnelle.
  • Refondation école française — module EMC/SVT sur alimentation.
  • Économie circulaire — anti-gaspillage alimentaire (Axe L déjà voté).
  • Souveraineté langue française — cohérence terminologie « végétalien » (français) plutôt que « végan » (anglais).

Cette mesure ajoute ce qui manque : la pédagogie systémique, l'incitation économique, l'encadrement publicitaire, et la reconnaissance de la retraite animale.

Mesure

Sommaire des 11 axes :

  • Axe A — Éco-score alimentaire obligatoire (A-E)
  • Axe B — Campagne nationale pédagogique
  • Axe C — Éducation scolaire « manger, se nourrir »
  • Axe D — Cantines publiques (végétarien + végétalien)
  • Axe E — Fiscalité incitative (TVA différenciée)
  • Axe F — Restauration commerciale (options obligatoires)
  • Axe G — Marketing responsable (interdiction pub viande industrielle et banalisation)
  • Axe H — Transparence origine (étiquetage 0-1-2-3 + R/V)
  • Axe I — Souveraineté protéines végétales
  • Axe J — Reconnaissance officielle de l'effet biodiversité
  • Axe K — Retraite des animaux d'élevage + reconnaissance officielle

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Axe A — Éco-score alimentaire obligatoire (A-E)

Le « Nutri-Score de l'impact » — même logique visuelle, appliquée à l'empreinte environnementale et éthique.

3 composantes agrégées :

  1. Impact carbone (kg CO2eq / kg produit) — cohérence méthodologie ADEME Agribalyse.
  2. Bien-être animal — score sur l'origine, le mode d'élevage, l'abattage.
  3. Biodiversité — impact sur écosystèmes, dépendance aux importations de soja OGM, empreinte eau.

Notation A-E lisible :

  • Affichage obligatoire sur tous les produits (rayon + en ligne + restauration collective).
  • Développée par l'ADEME + INRAE + CIWF.
  • Comparaison automatique entre produits de même catégorie.

Pas de jugement moral — juste des faits :

  • Un consommateur voit qu'un steak de bœuf industriel est classé E, un tofu français A.
  • Il choisit en connaissance de cause.
  • Aucune interdiction, aucune stigmatisation.

Coût État : ~30 M€/an (méthodologie ADEME + contrôles DGCCRF).

Axe B — Campagne nationale pédagogique

Ton informatif, jamais moralisateur. Modèle Cieau, Anti-tabac Direction générale de la santé — dire les faits, laisser le choix.

4 volets :

Volet 1 — Santé publique :

  • Surconsommation viande rouge = +18 % risque cancer colorectal.
  • Charcuterie = cancérogène OMS Groupe 1.
  • Message : « Une alimentation riche en végétaux prévient les maladies cardiovasculaires et certains cancers » (formulation validée HAS).

Volet 2 — Environnement :

  • Élevage = 14,5 % des GES mondiaux.
  • 15 000 L d'eau pour 1 kg de bœuf.
  • 60 % déforestation Amazonie liée à élevage/soja.
  • Message : « Moins d'élevage industriel = moins de pression climatique et hydrique ».

Volet 3 — Éthique animale :

  • Vidéos pédagogiques (non traumatisantes, factuelles) sur les modes d'élevage.
  • Origine réelle de la viande vendue en grande surface.
  • Message : « L'animal est un être sensible (article L. 214-1 Code rural) — chacun peut choisir ce qu'il consomme en connaissance ».

Volet 4 — Alternatives végétariennes et végétaliennes :

  • Recettes concrètes (légumineuses, tofu, seitan, oléagineux).
  • Nutrition (B12, protéines complètes, fer, oméga-3).
  • Rassurer sur la faisabilité — pas de dogmatisme, faits nutritionnels.

Diffusion :

  • Spots TV / radio / réseaux sociaux (~100 M€/an de budget médias).
  • Partenariats influenceurs santé et cuisine.
  • Cohérence Souveraineté langue française — terminologie française.

Coût État : ~100 M€/an × 5 = 500 M€.

Axe C — Éducation scolaire « manger, se nourrir »

Module transversal EMC + SVT + Économie :

  • Primaire (CE1-CM2) : origine des aliments, chaîne alimentaire, saisonnalité, cuisine simple, budget familial.
  • Collège (6ᵉ-3ᵉ) : nutrition, empreinte environnementale des aliments, cultures culinaires du monde, éthique animale.
  • Lycée : santé publique, économie agricole, souveraineté alimentaire, choix éclairé.

Sorties pédagogiques annuelles obligatoires :

  • Visite d'exploitations agricoles (élevage, maraîchage, aquaculture).
  • Visite abattoir à partir du lycée (accompagnée, cadrée) — pour ceux qui souhaitent voir ; pas d'obligation individuelle, l'établissement propose.
  • Visites de fermes de rescapés / sanctuaires.

Formation continue enseignants :

  • Cursus dédié à l'alimentation durable — cohérence Refondation école.
  • Ressources pédagogiques ADEME + Éducation nationale + associations.

Coût État : ~50 M€/an × 5 = 250 M€.

Axe D — Cantines publiques (végétarien + végétalien)

Aujourd'hui : 1 repas végétarien/semaine obligatoire (loi Egalim 2018) — peu appliqué, souvent bâclé.

Réforme structurelle :

  • 2 repas végétariens/semaine minimum dans toutes les cantines publiques.
  • 1 repas végétalien/semaine minimum en supplément.
  • Option végétarienne quotidienne obligatoire — pas juste une salade sans jambon, un plat végétarien complet.
  • Option végétalienne quotidienne sur demande garantie — statut administratif « préférence végétalien » reconnu (Axe K).

Périmètre : toutes cantines publiques et parapubliques :

  • Écoles, collèges, lycées, universités.
  • Hôpitaux, EHPAD, cliniques conventionnées.
  • Administrations, entreprises publiques.
  • Prisons.
  • Restauration militaire (adaptation).

Approvisionnement :

  • ≥ 50 % local (rayon 100 km).
  • ≥ 30 % bio.
  • ≥ 20 % protéines végétales (légumineuses françaises prioritaires — cohérence Axe I).

Formation cuisiniers — cohérence PME-artisanat + Lycée pro & apprentissage :

  • Cursus complet cuisine végétale (végétarienne + végétalienne) dans les CAP/BEP cuisine.
  • Formation continue CPF pour cuisiniers en poste.
  • Objectif : ~50 000 cuisiniers formés en 5 ans.

Coût État (surcoût transition) : ~150 M€/an × 5 = 750 M€.

Axe E — Fiscalité incitative (TVA différenciée)

Bonus végétal :

  • TVA à 5,5 % (au lieu de 20 % ou 10 %) sur :
    • Légumineuses préparées (lentilles cuites, pois chiches, haricots).
    • Alternatives végétales (tofu, tempeh, seitan, protéines de pois).
    • Laits végétaux (soja, amande, avoine, riz).
    • Substituts d'œufs, de fromage, de crème végétaux.
  • Effet : baisse ~12 % du prix consommateur, alignement compétitivité avec les produits animaux.

Malus élevage intensif :

  • TVA majorée à 10 % (vs 5,5 % aujourd'hui) sur viande issue d'élevage intensif :
    • Poulets standard (élevage intensif, 22 poulets/m²).
    • Porcs standard (élevage industriel).
    • Viande industrielle de bas de gamme.
  • Aucune touche à la viande de qualité :
    • Label Rouge : TVA 5,5 % inchangée.
    • Bio : TVA 5,5 % inchangée.
    • AOP / IGP / STG : TVA 5,5 % inchangée.
    • Plein air / terroir français : TVA 5,5 % inchangée.
  • Signal politique : encourager l'excellence française, décourager l'industrialisation aveugle.

Conformité UE : mécanisme d'écoconditionnalité fiscale (autorisé par la directive TVA 2022/542, écoconditionnalité pour bien-être animal en cours d'examen).

Recettes attendues : ~200 M€/an de majoration nette (TVA majorée > pertes TVA végétales).

Axe F — Restauration commerciale (options obligatoires)

  • Tout restaurant > 50 couverts doit proposer au minimum 1 plat végétarien complet au menu — pas juste une salade sans jambon.
  • Tout restaurant > 100 couverts doit proposer au minimum 1 plat végétarien + 1 plat végétalien complets au menu.
  • Formation cuisiniers étendue au végétalien — financée CPF.
  • Contrôle DGCCRF à l'occasion des contrôles sanitaires (mutualisation).

Cohérence Tourisme stratégique : la gastronomie française est un atout — la diversification des offres est un avantage compétitif (les touristes internationaux demandent de plus en plus).

Coût État : ~20 M€/an (formation + contrôles) = 100 M€.

Axe G — Marketing responsable (interdiction pub viande industrielle et banalisation)

Deux interdictions ciblées :

Interdiction 1 — Publicité viande industrielle (modèle Loi Évin tabac/alcool) :

  • Interdiction publicité TV / internet / affichage pour la viande issue d'élevage intensif (les critères sont ceux du malus TVA Axe E).
  • Publicité autorisée uniquement pour :
    • Label Rouge, Bio, AOP, IGP, STG, plein air, terroir français.
  • Message sanitaire obligatoire sur toute publicité de produit animal :
    • « Pour votre santé, limitez votre consommation de viande rouge et découvrez les alternatives végétales » (formulation validée HAS).

Interdiction 2 — Publicité qui banalise l'animal-produit :

  • Interdiction des comparaisons choquantes entre animaux abattus et objets de consommation courante :
    • « Vos courses moins chères que vos chaussettes » avec un poulet.
    • Emballages animalier avec message ludique désacralisant.
    • Personnages animaliers riants qui incitent à leur propre consommation.
  • Cadre juridique : extension de l'article L. 214-1 du Code rural (« être sensible ») au champ publicitaire.
  • Contrôle : ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) + ARCOM + DGCCRF.
  • Sanctions : jusqu'à 1 % CA France de l'annonceur en cas de manquement caractérisé.

Effet culturel attendu :

  • Rétablir la sacralité de l'être vivant.
  • Casser la banalisation de la viande industrielle comme « juste un produit ».
  • Réhausser le respect symbolique de l'animal.

Coût État : ~10 M€/an (renforcement contrôles ARPP + ARCOM) = 50 M€.

Axe H — Transparence origine (étiquetage 0-1-2-3 + R/V)

Extension du code élevage œufs (0-1-2-3) à tous les produits animaux :

Code élevage :

  • 0 : Bio plein air (label AB).
  • 1 : Plein air (>4 m²/animal en extérieur).
  • 2 : Élevage au sol (bâtiment mais sans cages).
  • 3 : Élevage intensif (cages, batteries, densité élevée).

Suffixe R/V — devenir de l'animal productif :

  • R (Retraite) : les animaux productifs (poules pondeuses, vaches laitières, chèvres, etc.) ont vocation à être cédés à des familles d'accueil ou sanctuaires en fin de production, via la plateforme RetraiteAnimaux.gouv.fr (Axe K).
  • V (Viande finale) : les animaux productifs sont envoyés à l'abattoir en fin de production (destination viande basse valeur).

Application :

  • Œufs : marquage 0-1-2-3 + R/V sur chaque œuf (aujourd'hui : 0-1-2-3 uniquement).
  • Lait et produits laitiers : marquage sur l'emballage.
  • Viande de bêtes productives (« viande de réforme ») : marquage explicite.
  • Fromages, yaourts : origine du lait avec code élevage + R/V.

Effet consommateur :

  • Le consommateur peut préférer les œufs 1R (poules plein air avec retraite) aux œufs 3V (poules cages abattues).
  • Levier économique fort : les producteurs qui garantissent la retraite bénéficient d'un différentiel de valeur.

Cohérence Souveraineté langue française — vocabulaire assumé en français (« retraite » plutôt que « rescue », « bêtes productives » plutôt que « livestock »).

Coût État : ~20 M€/an (mise en place étiquetage + contrôles DGCCRF) = 100 M€.

Axe I — Souveraineté protéines végétales — plan national légumineuses

Constat : la France importe 60 % de ses protéines végétales (essentiellement soja OGM Brésil pour l'élevage).

Plan national légumineuses françaises :

  • Objectif : passer de 5 % à 25 % d'autonomie protéique végétale en 5 ans, 40 % à 10 ans.
  • Cultures cibles : pois, lentilles, féverole, pois chiches, haricots, lupin, sarrasin, chanvre.
  • Aide reconversion : ~100 M€/an de subventions aux exploitations qui basculent vers les légumineuses.
  • Recherche INRAE volet légumineuses renforcé — +50 M€/an.
  • Filière transformation : soutien BPI à la création de sites de transformation français (tofu, tempeh, protéines de pois).
  • Priorité commande publique : les cantines publiques (Axe D) achètent en priorité légumineuses françaises.

Effet écologique : les légumineuses fixent l'azote atmosphérique → baisse besoin engrais chimiques → économie eau (Plan Eau France 2032).

Coût État : ~200 M€/an × 5 = 1 Md€ (dont 150 M€/an aide agriculture + 50 M€/an INRAE).

Axe J — Reconnaissance officielle de l'effet biodiversité

Volet politique et symbolique — assumer publiquement le raisonnement systémique.

Rapport annuel « France, biodiversité et alimentation » :

  • Publication annuelle par l'ADEME + OFB + INRAE.
  • Mesure de l'évolution de la consommation animale et de son impact sur :
    • Pression sur la pêche industrielle (stocks halieutiques).
    • Pression sur l'élevage intensif (nombre d'animaux abattus, surfaces).
    • Pression sur la chasse commerciale.
    • Restauration des écosystèmes.
  • La République reconnaît que la baisse de la demande produit plus d'effet que toutes les interdictions.
  • Cohérence Plan Eau France 2032 (Axe H réensauvagement), Bien-être animal (déjà voté), Protection animaux de compagnie (déjà voté).
  • La nature « respire » parce que la demande baisse — c'est le levier le plus efficace, jamais reconnu politiquement en France.

Coût État : ~10 M€/an (rapport annuel + coordination inter-agences) = 50 M€.

Axe K — Retraite des animaux d'élevage + reconnaissance officielle

Innovation majeure de cette mesure — une révolution éthique républicaine assumée.

Cadre juridique :

  • Reconnaissance explicite du droit à la retraite des animaux productifs en fin de production.
  • Cadre législatif clair (modification du Code rural + Code de la consommation).
  • Statut d'animal de compagnie de droit dès le transfert — l'animal en retraite rentre intégralement dans le cadre juridique de la mesure Protection des animaux de compagnie déjà votée, à savoir :
    • Mutuelle animal obligatoire dès le premier mois — le chèque Mutuelle Animal responsable s'applique aux foyers modestes qui adoptent une bête de retraite (socle plafonné adapté à l'espèce : ~10 €/mois pour une poule, ~25 €/mois pour un cochon, ~40 €/mois pour une vache).
    • Identification obligatoire adaptée à l'espèce : puce sous-cutanée pour cochon / vache / chèvre, bague plombée réglementaire pour volailles, transpondeur pour lapin — croisement avec fichier I-CAD unifié.
    • Inscription fichier ANORA en cas de maltraitance ou d'abandon caractérisés — mêmes sanctions que pour un chien ou un chat.
    • Brigade vétérinaire DDPP compétente pour tous les contrôles, saisines et interventions.
    • Détection proactive par suivi vaccinal — algorithme mensuel I-CAD adapté aux calendriers vaccinaux propres à chaque espèce (grippe aviaire pour poules, cochon-fièvre porcine, brucellose bovine, etc.). Le rappel manqué déclenche notification puis visite DDPP au 2e — même mécanisme que pour chiens et chats.
    • Peines plancher maltraitance grave : 6 mois ferme dès 1ère infraction, interdiction de détention 10 ans, fichier ANORA à vie.
    • Contrôle vétérinaire obligatoire avant transfert et suivi annuel comme tout animal de compagnie.
  • Module éducatif obligatoire à l'adoption — 30 min avant transfert (spécifique à l'espèce accueillie : besoins nutritionnels, environnement, socialisation intra-espèce, entretien), attestation à conserver.

Plateforme nationale « RetraiteAnimaux.gouv.fr » :

  • Mise en relation éleveurs / familles d'accueil / sanctuaires labellisés.
  • Contrôle vétérinaire obligatoire avant transfert.
  • Traçabilité totale (identifiant national de chaque animal en retraite).
  • Registre public consultable.

Primes au don versées par l'État aux éleveurs :

  • Poule pondeuse : ~50 € (compensation valeur d'abattage résiduelle).
  • Cochon : ~200 €.
  • Chèvre / mouton : ~150 €.
  • Vache laitière : ~500 €.
  • Financement État direct, cohérence économies équarrissage / abattoir marginales.

Réseau structuré familles d'accueil et sanctuaires :

  • Formalisation des sanctuaires existants : L214, Groin Groin, La Ferme des Rescapés, Sanctuaire Étoile des Prés — labellisation officielle avec cahier des charges (surface, soins vétérinaires, engagement à vie).
  • Nouveaux sanctuaires : subventions à la création en zones rurales défavorisées.
  • Familles d'accueil :
    • Charte d'engagement (comme les chiens SPA).
    • Contrôle vétérinaire annuel obligatoire.
    • Formation aux besoins spécifiques de l'espèce.
    • Adoption gratuite pour les foyers modestes.
  • Emplois : ~500 ETP dans les sanctuaires labellisés à horizon 5 ans.

Reconnaissance officielle :

  • Journée nationale de l'Éthique Animale (1er novembre) — reconnue dans le calendrier républicain.
    • Nom français choisi (« éthique animale » plutôt que « veganisme ») — cohérence Souveraineté langue française.
    • Événements officiels : sanctuaires ouverts au public, débats, expositions.
  • Statut « préférence végétalien » reconnu administrativement :
    • Mention sur dossier administratif (école, hôpital, EHPAD, prison, cantine).
    • Garantie d'un repas 100 % végétalien conforme et nutritionnellement complet.
    • Pas d'obligation. Simple respect des choix.

Coût État : ~250 M€/an (primes + réseau + reconnaissance) = ~1,25 Md€ sur 5 ans.

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  • Bien-être animal & réduction de la consommation animale — mesure sœur, focus production. Cette mesure focus consommation.
  • Protection des animaux de compagnie — retraite animale en cohérence avec fichier ANORA + brigade DDPP.
  • Plan France Climat 2030 — baisse consommation animale = baisse GES agricoles (14,5 %).
  • Plan Eau France 2032 — baisse consommation animale = baisse pression hydrique (15 000 L / kg bœuf).
  • Refondation système de santé — prévention cancer colorectal, cardiovasculaire.
  • Refondation école française — module EMC/SVT « manger, se nourrir ».
  • Petite enfance 0-6 ans — cantines des crèches et maternelles avec repas végétariens/végétaliens.
  • Sport pour tous — plan obésité national cohérent avec baisse viande industrielle.
  • Agriculture souveraineté alimentaire — plan légumineuses françaises.
  • Souveraineté langue française — terminologie française (« végétalien », « éthique animale », « retraite »).
  • PME-artisanat + Lycée pro & apprentissage — formation cuisiniers, filière artisanale.
  • Économie circulaire — cohérence anti-gaspillage alimentaire (Loi Garot étendue).
  • Tourisme stratégique — offre gastronomique diversifiée (avantage compétitif international).
  • Justice pénale humaine et efficace — cantines pénitentiaires avec options éthiques.

Public cible

Bénéficiaires directs :

  • ~68 M de Français — information et choix éclairé sur l'alimentation.
  • ~8 M de personnes en cantines publiques — élèves, étudiants, patients, résidents, détenus, agents publics — accès à repas végétariens et végétaliens de qualité.
  • ~600 000 personnes se déclarant végétariennes ou végétaliennes en France (2024) — respect enfin de leur choix administratif.
  • Agriculteurs légumineuses — plan national soutient la reconversion, ~1 Md€ sur 5 ans.
  • Cuisiniers — formation gratuite CPF cuisine végétale.
  • Éleveurs choisissant la retraite — prime au don compense la valeur d'abattage.
  • Sanctuaires et familles d'accueil — cadre juridique clarifié, subventions.

Bénéficiaires indirects :

  • Santé publique — ~7-10 Md€/an d'économies potentielles à horizon 10 ans (baisse cancers colorectaux, cardiovasculaires).
  • Environnement — baisse GES agricoles, baisse pression hydrique, biodiversité rétablie.
  • Biodiversité marine et terrestre — baisse demande = baisse pression pêche/chasse/élevage industriel, sans jamais interdire.
  • Souveraineté alimentaire — indépendance vis-à-vis des importations soja Brésil.
  • Filière viande de qualité française — Label Rouge, Bio, AOP, IGP renforcée car ciblée par bonus TVA.

Non-bénéficiaires assumés :

  • Élevage intensif — TVA majorée + interdiction publicité — signal politique clair : la France ne subventionne plus l'industrialisation aveugle.
  • Publicitaires de la banalisation — sanctions jusqu'à 1 % CA en cas de publicité désacralisante de l'animal.
  • Importations soja Brésil — baisse structurelle attendue via plan légumineuses françaises.

Créations d'emplois :

  • ~500 ETP dans les sanctuaires labellisés.
  • ~50 000 cuisiniers formés aux alternatives végétales.
  • ~10 000 agriculteurs en reconversion vers légumineuses.
  • ~1 000 ETP contrôles ADEME / ARPP / ARCOM / DGCCRF.
  • Emplois indirects filière : ~20 000 à horizon 5 ans (transformation légumineuses, restauration végétale, distribution).

Financement

Coût brut sur 5 ans : ~3,65 Md€ (~730 M€/an à régime)

Décomposition annuelle à régime :

  • Éco-score alimentaire (méthodologie ADEME + contrôles) (Axe A) : ~30 M€/an → 150 M€.
  • Campagne nationale pédagogique (Axe B) : ~100 M€/an → 500 M€.
  • Éducation scolaire + sorties + formation profs (Axe C) : ~50 M€/an → 250 M€.
  • Cantines publiques (surcoût transition) (Axe D) : ~150 M€/an → 750 M€.
  • Fiscalité incitative (Axe E) : neutre à court terme (bonus/malus équilibré).
  • Restauration commerciale (formation + contrôles) (Axe F) : ~20 M€/an → 100 M€.
  • Marketing responsable (contrôles ARPP/ARCOM) (Axe G) : ~10 M€/an → 50 M€.
  • Transparence origine (étiquetage + contrôles) (Axe H) : ~20 M€/an → 100 M€.
  • Souveraineté protéines végétales (aide agri + INRAE + filière) (Axe I) : ~200 M€/an → 1 Md€.
  • Rapport annuel biodiversité (Axe J) : ~10 M€/an → 50 M€.
  • Retraite des animaux d'élevage (primes + réseau + reconnaissance) (Axe K) : ~250 M€/an → 1,25 Md€.

Total brut : ~3,65 Md€ sur 5 ans.

Recettes et économies sur 5 ans : ~3,5 Md€

  • TVA majorée viande industrielle (Axe E) : ~200 M€/an → 1 Md€.
  • Économies santé publique (baisse maladies liées surconsommation viande) : ~500 M€/an cumulé → 2,5 Md€ (montée en charge progressive, effet mesurable an 3+).
  • Économies climat, eau, biodiversité : indirect, non chiffré (mais réel via cohérence Plan France Climat 2030 et Plan Eau France 2032).
  • Souveraineté alimentaire — baisse importations soja : ~500 M€/an de balance commerciale améliorée (non compté dans solde direct).
  • Amendes publicité manquante ou désacralisante : ~50 M€/an → 250 M€.

Coût net sur 5 ans : ~+150 M€ (quasi-neutre — la mesure quasi s'autofinance).

Coût net avec montée en charge progressive :

  • An 1 : 800 M€ brut - 200 M€ recettes = +600 M€ net (démarrage, campagne, éco-score).
  • An 2 : 750 M€ brut - 600 M€ recettes = +150 M€ net.
  • An 3 : 730 M€ brut - 800 M€ recettes = -70 M€ net (gain).
  • An 4 : 720 M€ brut - 900 M€ recettes = -180 M€ net.
  • An 5 : 700 M€ brut - 1 Md€ recettes = -300 M€ net.

Total net sur 5 ans : ~+200 M€ (quasi-neutre, en dépit des arrondis).

Impact sur le solde global du programme :

  • Nouvelle mesure Alimentation durable : -150 M€ net.
  • Solde consolidé du programme complet (102 mesures) : ~+35 Md€ d'excédent net sur 5 ans (~+7 Md€/an). Voir la Synthèse pour le détail.

Financement direct :

  • Redéploiement budgets Ministère Agriculture + Santé + Éducation + Écologie.
  • TVA majorée viande industrielle fléchée.
  • Amendes ARPP/ARCOM.
  • Fonds européens (Farm to Fork, Green Deal alimentaire).

Effets macroéconomiques indirects (non chiffrés dans le solde) :

  • Santé publique — potentiel de baisse ~7-10 Md€/an de coûts sanitaires à horizon 10 ans.
  • Environnement — baisse GES agricoles, baisse pression hydrique (Plan Eau).
  • Souveraineté — indépendance protéines végétales, baisse importations soja Brésil.
  • Biodiversité — respiration naturelle des écosystèmes par baisse demande.
  • Cohésion sociale et éthique — la République reconnaît la sensibilité animale sans jamais interdire, laissant chaque citoyen faire son choix éclairé.

Calendrier

  • An 1. Adoption Loi Alimentation Durable 2028-2035. Lancement éco-score alimentaire A-E (ADEME + INRAE + CIWF). Première grande campagne nationale pédagogique. Adoption cadre TVA différenciée. Interdiction publicité viande industrielle et publicités désacralisantes en vigueur. Extension étiquetage 0-1-2-3 aux produits laitiers et viandes. Lancement plateforme RetraiteAnimaux.gouv.fr en pilote.
  • An 2. Cantines publiques : 2 repas végétariens/semaine généralisés + 1 repas végétalien introduit. Option végétarienne quotidienne obligatoire. Éducation scolaire module « manger, se nourrir » lancée du CE1 au lycée. Plan national légumineuses opérationnel (aide reconversion 100 M€, INRAE renforcé). Formation cuisiniers étendue. RetraiteAnimaux.gouv.fr en régime national — premières primes versées.
  • An 3. Suffixe R/V (Retraite/Viande finale) opérationnel sur œufs, lait, viande. Restauration commerciale : options végétarienne + végétalienne obligatoires (>50 / >100 couverts). Journée nationale de l'Éthique Animale (1er novembre) inaugurée. Premiers sanctuaires labellisés et subventionnés. ~50 000 animaux en retraite/an.
  • An 4. Statut administratif « préférence végétalien » opérationnel (hôpital, EHPAD, prison, école). Autonomie protéines végétales atteint 15 % (vs 5 % avant). Bilan intermédiaire Cour des comptes + ADEME + HAS + OMS France.
  • An 5. Bilan complet : consommation viande -20 %, consommation légumineuses +100 %, autonomie protéines végétales 25 %, 500 000+ animaux en retraite cumulés, cancers colorectaux en baisse détectable, GES agricoles -8 %. Deuxième Loi Alimentation Durable 2033-2040.

Indicateurs de succès

  • Taux de couverture éco-score alimentaire (objectif : 100 % des produits en 3 ans).
  • Consommation moyenne de viande par Français/an (objectif : 85 → 65 kg en 5 ans, alignement recommandations ANSES).
  • Consommation de légumineuses par Français/an (objectif : 1,7 → 4 kg en 5 ans).
  • Taux d'autonomie protéines végétales (objectif : 5 → 25 % en 5 ans, 40 % à 10 ans).
  • Nombre d'animaux d'élevage en retraite (objectif : 500 000+ en 5 ans).
  • Nombre de sanctuaires labellisés (objectif : ~50 en 5 ans).
  • Nombre de cuisiniers formés cuisine végétale (objectif : 50 000 en 5 ans).
  • Cancers colorectaux (indicateurs sanitaires HAS — objectif : baisse détectable dès an 3-4).
  • GES agricoles France (objectif : -15 % en 5 ans, cohérence Plan France Climat).
  • Publicités interdites appliquées (indicateur ARPP/ARCOM — respect du cadre).
  • Perception française du bien-être animal et de la sensibilité (baromètre CIWF + Cevipof — objectif : progression consensus).
  • Nombre de foyers activant statut « préférence végétalien » (objectif : signal progression sociétale).

Sources

Analyse IA — bientôt disponible

L'analyse contradictoire (conséquences, parallèles internationaux, score de réalisme) sera ajoutée par la phase 4 du projet.

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