Une expérimentation citoyenne, chiffrée et sourcée. Pas une candidature, pas un parti — ouverte au débat.

Chiffrons

Politique migratoire assumée — quotas, intégration exigeante, retours effectifs, aide au développement conditionnée, AME recentrée

Refonder la politique migratoire française sur trois principes clairs : (1) accueil choisi et sélectif — quotas annuels d'immigration de travail à points (modèle canadien), asile en 6 mois, étudiants étrangers priorisés sur les secteurs souverains et la francophonie ; (2) intégration exigeante et contractuelle — parcours civique renforcé (400 h français jusqu'au niveau B1 + 150 h « République et valeurs ») opposable pour tout titre pluriannuel, avec sanctions en cas d'échec ; (3) retours effectifs et coopération assumée — aide publique au développement (12 Md€/an) conditionnée à la délivrance de laissez-passer consulaires par les pays d'origine (modèle danois), aide au retour volontaire renforcée, coopération policière et judiciaire structurée. Refonte de l'AME (Aide Médicale d'État) recentrée sur l'urgence vitale et les maladies transmissibles. Dispositif d'accompagnement au retour des Français de l'étranger et renforcement du réseau consulaire. Coordination explicite avec le Pacte d'autorité républicaine (Axe C) et Diplomatie (aide au développement) pour éviter les doublons budgétaires. Coût net additionnel sur 5 ans : ~+1 Md€ (~200 M€/an) — l'essentiel du dispositif est autofinancé par les frais différenciés étudiants hors UE, l'AME recentrée, et le redéploiement d'une part de l'APD.

Coût brut

4.5 Mds €

Coût net

1.0 Mds €

Vecteur juridique

Loi ordinaire (CESEDA + Code civil naturalisation) + LF (OFII, consulats, AME) + décrets + accords bilatéraux

Diagnostic

La France peine à assumer une politique migratoire cohérente, ferme et humaine. Les débats sont polarisés à outrance — d'un côté un « laissez-faire » qui refuse toute régulation, de l'autre une posture identitaire qui refuse toute immigration. Aucune des deux n'est réaliste. La France a besoin d'immigration (démographie, secteurs en tension, francophonie), mais elle a besoin de la choisir et de l'organiser.

Chiffres clés (INSEE, Ministère de l'Intérieur, Cour des comptes, OFII 2024) :

  • ~7,3 M d'immigrés vivant en France (10,7 % de la population), stable en pourcentage depuis 40 ans mais en volume croissant.
  • ~320 000 premiers titres de séjour délivrés chaque année (2024), dont :
    • ~104 000 titres étudiants
    • ~90 000 titres familiaux (regroupement familial, conjoint de Français)
    • ~55 000 titres économiques (salariés, passeport talent, saisonniers)
    • ~55 000 titres humanitaires (asile, protection subsidiaire)
    • ~16 000 divers (visiteurs, retraités, etc.)
  • ~130 000 demandes d'asile en 2024 — taux de reconnaissance ~30 % à l'OFPRA + ~15 % en appel CNDA = ~45 % de protection accordée cumulée.
  • ~600 000 étrangers en situation irrégulière estimés en France (fourchette DGSCGN 500 000 - 900 000).
  • ~120 000 OQTF (Obligations de Quitter le Territoire Français) émises chaque année, dont seulement ~10 000 effectivement exécutées = taux d'exécution de 8 %. L'un des pires d'Europe (Danemark : 30 %, Allemagne : 25 %, Pays-Bas : 20 %).

Coûts publics estimés (Cour des comptes 2024, IGF 2023, non exhaustif) :

  • AME (Aide Médicale d'État) : ~1,2 Md€/an (progression +6 %/an) — accessible aux étrangers en situation irrégulière depuis 3 mois.
  • Hébergement d'urgence lié à la demande d'asile : ~700 M€/an (CADA, HUDA).
  • Allocations demandeurs d'asile (ADA) : ~200 M€/an.
  • CRA (Centres de Rétention Administrative) : ~150 M€/an.
  • Coût des OQTF non exécutées : incalculable directement mais très élevé (systèmes sociaux, sécurité, justice) — estimation IGF ~4-5 Md€/an cumulé.
  • AME + hébergement + allocations = ~2,1 Md€/an directement identifiés hors coûts diffus.

Ce qui ne marche pas :

  • Politique d'asile trop lente : demande instruite en 18 mois en moyenne (vs 6 mois cible). Pendant ce délai, hébergement, ADA, scolarisation, soins — puis en cas de rejet, l'OQTF ne s'exécute pas. Le message : « arriver en France est une garantie de rester ».
  • Regroupement familial peu conditionné : environ 90 000 titres familiaux/an sans obligation forte de ressources, logement ni intégration civique préalable.
  • Immigration économique subie plutôt que choisie : la France ne pratique pas de quotas ni de sélection sur critères (contrairement au Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni post-Brexit).
  • Étudiants étrangers = variable démographique et budgétaire non pilotée : ~104 000 titres/an, dont beaucoup en sciences humaines dans des universités saturées, sans vision stratégique (secteurs souverains, francophonie stratégique).
  • AME dérive : 1,2 Md€/an, +6 %/an, sans conditions strictes. La France est le seul grand pays européen à offrir un tel niveau de gratuité à des personnes en situation irrégulière (Allemagne : soins d'urgence uniquement ; Pays-Bas : couverture limitée conditionnée).
  • Aide publique au développement (~12 Md€/an) découplée de la politique migratoire : la France paye 12 Md€/an à des pays qui refusent de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires pour les retours. C'est un levier majeur non utilisé.
  • Intégration civique existante mais faible : le Contrat d'Intégration Républicaine (CIR) prévoit 100-600 h de français et 24 h de « valeurs de la République », mais sans réelle exigence de résultat opposable pour la délivrance des titres pluriannuels.

Modèles étrangers pertinents :

  • Canada — Système à points fédéral (Express Entry) : critères transparents (langue, diplôme, expérience, secteur en tension, âge), quotas annuels votés par le Parlement, ~500 000 immigrants/an choisis. Taux d'intégration très supérieur à la moyenne OCDE.
  • Danemark — APD conditionnée aux retours : depuis 2005, le Danemark conditionne son aide au développement à la coopération sur les retours. Résultat : taux d'exécution des retours ~30 %, doublement du taux français.
  • Pays-Bas — Inburgeringswet (loi d'intégration) : parcours civique de 3 ans avec obligation de résultat (langue A2/B1 + test civique), sans lequel pas de titre pluriannuel. Amendes en cas d'échec. Taux d'insertion pro doublé vs France.
  • Royaume-Uni post-Brexit — Points-based system : sélection par critères (salaire, diplôme, secteur), fin de la libre circulation UE, contrôle politique du volume via annonces annuelles.
  • Allemagne — Fachkräfteeinwanderungsgesetz (2020, révisée 2023) : immigration économique organisée sur les métiers en tension avec « carte chance » (Chancenkarte) à points, pas d'AME de type français.
  • Australie — Skilled Migration Program : sélection à points, priorité aux zones peu peuplées, obligation d'intégration civique dans les 4 ans.

Le paradoxe français : le pays qui a inventé la République universaliste peine à formuler une politique migratoire lisible et exigeante, alors même que le socle républicain (langue, laïcité, égalité H/F, droits/devoirs) est exactement ce qui devrait fonder l'intégration. Cette mesure remet ce socle au centre.

Mesure

Sommaire des 8 axes :

  • Axe A — Quotas annuels d'immigration de travail (modèle canadien à points)
  • Axe B — Parcours d'intégration civique contractuel et opposable
  • Axe C — Étudiants étrangers : approche sélective et stratégique
  • Axe D — AME (Aide Médicale d'État) recentrée
  • Axe E — Aide au développement conditionnée aux retours effectifs
  • Axe F — Français de l'étranger et retour au pays
  • Axe G — Naturalisation exigeante avec cérémonie solennelle
  • Axe H — Articulation explicite avec le Pacte d'autorité républicaine

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Axe A — Quotas annuels d'immigration de travail (modèle canadien à points)

  • Grille de sélection à points transparente publiée annuellement, inspirée du système canadien Express Entry :
    • Langue française (jusqu'à 30 points) : A1 = 5 pts, A2 = 10 pts, B1 = 20 pts, B2+ = 30 pts. Test officiel TCF/TEF requis.
    • Diplôme (jusqu'à 25 points) : équivalences ENIC-NARIC, bonus pour diplômes STEM et santé.
    • Expérience professionnelle (jusqu'à 15 points) : 5+ ans dans un secteur en tension.
    • Âge (jusqu'à 12 points) : maximum entre 20 et 35 ans, dégressif au-delà.
    • Contrat en secteur en tension (jusqu'à 15 points) : liste actualisée par le Ministère du Travail (santé, BTP, restauration, agriculture saisonnière, tech, industrie).
    • Attaches familiales en France (jusqu'à 8 points) : conjoint, enfants, parents résidents.
    • Zones peu peuplées (jusqu'à 5 points) : bonus pour engagement d'installation en zone rurale ou ville moyenne.
  • Quotas annuels votés par le Parlement dans le cadre d'une Loi de Programmation Migratoire triennale :
    • Volume indicatif : ~150 000 à 200 000 titres économiques/an (vs ~55 000 aujourd'hui).
    • Découpage par secteur en tension publié annuellement.
    • Débat parlementaire dédié chaque année avant le PLF pour ajuster les quotas.
  • Titre pluriannuel de 4 ans délivré aux candidats retenus, renouvelable si intégration civique validée (Axe B).
  • Régularisation par le travail : encadrement strict de la circulaire Valls étendue à tous les secteurs, plafonnée à ~7 000/an, conditions strictes (5 ans présence + fiches de paye + intégration civique validée).
  • Regroupement familial durci :
    • Ressources stables > SMIC pour le regroupant sur 24 mois.
    • Logement décent attesté par mairie ou bailleur agréé.
    • Charte républicaine signée par les ayants droit (conjoint et enfants adultes).
    • Intégration civique en amont : test A1 français avant délivrance du visa (modèle allemand).
    • Cible : réduction de 90 000 à ~50 000 regroupements/an.

Axe B — Parcours d'intégration civique contractuel et opposable

  • Refonte du Contrat d'Intégration Républicaine (CIR) en un Parcours d'Intégration Républicaine (PIR) exigeant et opposable :
    • 400 h de français jusqu'au niveau B1 (vs 600 h sans obligation de niveau aujourd'hui).
    • 150 h de « République et valeurs » : laïcité, égalité femmes-hommes, droits et devoirs, histoire de France, institutions, société contemporaine. Formation dispensée par OFII et associations agréées.
    • Signature d'une Charte Républicaine engagement solennel (laïcité, égalité, respect des lois, refus de la violence, engagement civique).
    • Test de validation à 2 ans : test de langue TCF/TEF (B1 minimum) + test civique 40 questions (>70 % de réussite).
  • Sanctions en cas d'échec au PIR :
    • Pas de titre pluriannuel de 4 ans → titre annuel prolongé de 12 mois pour rattrapage.
    • En cas d'échec au 2ᵉ rattrapage : non-renouvellement du titre de séjour (hors motifs impérieux — maladie grave, protection asile).
    • Pas de possibilité de regroupement familial tant que PIR non validé.
  • Financement OFII renforcé : 300 M€/an (vs ~200 M€ aujourd'hui). +1 000 ETP formateurs et évaluateurs.
  • Reconnaissance par les entreprises et les collectivités : le PIR validé ouvre droit à un statut particulier auprès de l'employeur (co-signature de la Charte) et des services publics locaux (accompagnement mairie, associations).
  • Modèle Pays-Bas Inburgeringswet 2020 : chaque personne reçoit un plan personnalisé (Persoonlijk Plan Inburgering en Participatie — PIP) suivi par la commune. Résultat : +150 % d'insertion pro post-PIR vs France sans obligation de résultat.

Axe C — Étudiants étrangers : approche sélective et stratégique

  • Passer de ~104 000 titres étudiants/an à ~90 000 titres/an en optimisant la qualité :
    • Priorité aux étudiants en master et doctorat dans les secteurs souverains (STEM, IA, santé, énergie, industrie).
    • Priorité aux étudiants francophones (Afrique francophone, Maghreb) dans une logique de soft power cohérente avec la mesure Diplomatie (Axe C — francophonie politique).
    • Priorité aux étudiants des grandes universités mondiales (Times Higher Education top 200, Shanghai top 500).
  • Frais d'inscription différenciés hors UE consolidés et étendus :
    • Licence : ~2 770 €/an (déjà en vigueur depuis 2019, à consolider).
    • Master : ~3 770 €/an.
    • Doctorat : gratuit sur critères (secteurs souverains, thèses stratégiques cofinancées).
    • Recettes attendues : ~500 M€/an supplémentaires (aujourd'hui les universités peinent à recouvrer les frais).
  • Bourses ciblées :
    • Programme « France Excellence » consolidé : 5 000 bourses/an pour les meilleurs étudiants francophones + secteurs souverains (~100 M€/an).
    • Programme « Retour au pays » : bourses de doctorat conditionnées à un engagement de retour ou coopération post-diplôme (modèle Chevening britannique adapté).
  • Titre de séjour post-diplôme :
    • Master et doctorat en secteurs souverains : titre « Passeport Talent » de 4 ans automatique.
    • Master hors secteurs souverains : APS (Autorisation Provisoire de Séjour) de 12 mois pour chercher un emploi.
    • Licence : retour au pays sauf poursuite d'études.

Axe D — AME (Aide Médicale d'État) recentrée

  • Refonte de l'AME en AMU (Aide Médicale d'Urgence) conforme aux standards européens :
    • Périmètre restreint :
      • Urgence vitale (SAMU, urgences hospitalières).
      • Soins de la grossesse et de l'accouchement (obligation internationale — Convention CIDE).
      • Maladies transmissibles (tuberculose, VIH, hépatites, IST) — enjeu de santé publique.
      • Vaccinations obligatoires enfants.
      • Interruption de grossesse (IVG).
    • Périmètre exclu :
      • Soins non urgents (dentaires, ophtalmo, kiné, cures thermales).
      • Chirurgie non vitale programmée.
      • Optique et audition hors urgence.
  • Ticket modérateur symbolique : 30 € par acte non urgent (recouvrable si aide au retour acceptée).
  • Facturation aux pays d'origine négociable : dans les accords bilatéraux de coopération, la France propose la refacturation des soins non urgents dispensés aux ressortissants (modèle allemand Rückführungsabkommen).
  • Économies estimées : ~500 M€/an sur les 1,2 Md€/an actuels, soit ~40 % d'économie tout en respectant les obligations internationales (Charte des droits fondamentaux, urgence humanitaire).
  • Contrôle renforcé du délai de 3 mois de présence irrégulière requis pour l'AME : justificatifs stricts (facture, quittance, attestation d'hébergement).

Axe E — Aide au développement conditionnée aux retours effectifs

  • Article 1 : conditionnalité APD (Aide Publique au Développement)
    • La France verse ~12 Md€/an d'APD, dont ~4 Md€ bilatéraux (le reste multilatéral).
    • Réforme : les enveloppes bilatérales sont conditionnées à la coopération migratoire du pays bénéficiaire, mesurée par 3 critères :
      • Délivrance de laissez-passer consulaires (LPC) : le pays doit délivrer les LPC pour ses ressortissants sous OQTF dans un délai de 30 jours.
      • Coopération policière et judiciaire : accords de réadmission signés et appliqués.
      • Documentation biométrique : coopération à l'identification des ressortissants (empreintes, photos, base biométrique).
  • Article 2 : mise en œuvre progressive
    • Phase 1 (an 1) : audit pays par pays du taux de délivrance des LPC (aujourd'hui : Mali ~5 %, Algérie ~10 %, Comores <5 %, Guinée ~15 %, Tunisie ~20 %).
    • Phase 2 (an 2) : négociation d'accords bilatéraux « APD-Retours » avec les 15 principaux pays d'origine.
    • Phase 3 (an 3) : mise en œuvre effective — suspension progressive de 30 % à 70 % de l'APD bilatérale pour les pays non coopératifs.
  • Modèle danois (2005-2024) :
    • Depuis 2005 le Danemark conditionne son APD à la coopération migratoire.
    • Taux de retours danois : passé de 15 % à 30 % en 10 ans (doublement).
    • Reconnu par la Cour des comptes danoise comme la mesure la plus efficace jamais adoptée.
  • Aide au retour volontaire renforcée (OFII + ANEF) :
    • Package incitatif : billet d'avion + primer 2 000-4 000 € + accompagnement 6 mois au retour (formation, création d'activité).
    • Objectif : ~10 000 retours volontaires/an (vs ~3 000 aujourd'hui).
    • Coût : ~150 M€/an, mais économies immédiates sur les coûts sociaux, hébergement, allocations (chaque personne en situation irrégulière coûte ~15 000 €/an cumulés selon IGF 2023).
  • Retour forcé et rétention :
    • +800 places en CRA (Centres de Rétention Administrative) sur 5 ans, cohérence avec Pacte d'autorité (Axe C).
    • Coopération policière européenne (Frontex) renforcée pour vols groupés.
    • Objectif quantifié : passage de 10 000 à 60 000 OQTF exécutées/an d'ici 5 ans.
  • Renforcement des consulats :
    • +500 ETP dans les consulats français des 15 principaux pays d'origine.
    • Numérisation des demandes de visa (France Visas 2.0).
    • Systèmes d'identification biométrique interconnectés avec Frontex.
    • Budget : ~100 M€/an supplémentaires.

Axe F — Français de l'étranger et retour au pays

  • ~2,5 millions de Français vivent à l'étranger (Registre mondial des Français établis hors de France).
  • Diagnostic : dispositif de retour au pays quasi inexistant, alors que beaucoup de Français souhaitent revenir (Brexit, tensions géopolitiques, vieillissement).
  • Dispositif « France, je reviens » :
    • Guichet unique numérique + physique (préfectures + consulats).
    • Accompagnement fiscal : optimisation du retour (transferts, comptes, patrimoine).
    • Accompagnement pro : accès prioritaire à France Travail, formation, reconversion.
    • Scolarisation prioritaire des enfants en établissements publics adaptés.
    • Reconnaissance des diplômes étrangers accélérée (via ENIC-NARIC dématérialisé).
  • Renforcement du réseau consulaire :
    • Modernisation numérique complète (visas, actes d'état civil, protection consulaire).
    • +300 ETP dans les consulats des principaux pays de résidence des Français.
    • Protection consulaire renforcée en zones à risque (évacuations, otages, procès politiques).
  • Enseignement français à l'étranger (AEFE) :
    • Renforcement du réseau : ~580 établissements, ~380 000 élèves aujourd'hui.
    • Objectif +100 000 élèves en 5 ans, dont 60 % de Français à l'étranger et 40 % de nationaux à haut potentiel (soft power et rayonnement).
    • Budget AEFE + 200 M€/an.
  • Vote des Français de l'étranger :
    • Généralisation du vote par internet sécurisé (modèle Estonie), avec vérification biométrique.

Axe G — Naturalisation exigeante avec cérémonie solennelle

  • Critères de naturalisation clarifiés et publics :
    • 5 ans de résidence légale (vs 5 ans aujourd'hui, mais souvent contourné par des exceptions).
    • Niveau de français B2 (vs B1 aujourd'hui) — test TCF/TEF officiel.
    • Test civique 40 questions (>75 % de bonnes réponses).
    • Casier judiciaire vierge (aucune condamnation à peine de prison ferme).
    • Revenus stables sur les 24 derniers mois (>0,7 SMIC).
    • PIR validé (Axe B) — parcours d'intégration républicaine complet.
    • Preuve d'assimilation aux valeurs républicaines — entretien avec un magistrat.
  • Motifs de refus objectifs et publiés :
    • Non-respect des critères ci-dessus.
    • Comportement radicalisé (fichier S) — refus automatique.
    • Bigamie ou polygamie — refus automatique.
    • Fraude documentaire — refus + poursuites.
    • Refus explicite de l'égalité femmes-hommes ou de la laïcité — entretien approfondi + refus si confirmé.
  • Cérémonie solennelle de naturalisation :
    • Présidence par le préfet ou le maire.
    • Drapeau français, Marseillaise, remise solennelle du décret.
    • Signature publique de la Charte républicaine.
    • Photo souvenir officielle offerte au nouveau citoyen.
    • Cadre juridique renforcé (obligation de cérémonie sous 6 mois — Loi Justice 2024 amplifiée).
  • Retrait de nationalité renforcé pour les cas graves (terrorisme, crimes contre l'humanité, haute trahison) :
    • Cadre juridique existant (art. 25 Code civil) — application effective.
    • Conforme aux engagements internationaux (Convention de New York 1961).

Axe H — Articulation explicite avec le Pacte d'autorité républicaine

Cette mesure ne double pas le Pacte d'autorité républicaine (Axe C) : elle approfondit et opérationnalise ce qui y était esquissé.

Ce qui est déjà dans Pacte d'autorité (déjà budgété) :

SujetTraité dans PactePrécisé/approfondi ici
Quotas migration travailOui, principeGrille à points détaillée (Axe A)
Asile 6 moisOui, +1 500 ETP OFPRA/CNDANon re-budgété
OQTF 60 000/anOui, ~1 Md€ cumuléRenforcement retours volontaires + APD (Axes E)
NaturalisationOui, cérémonieCritères clarifiés + retrait renforcé (Axe G)
Regroupement familialOui, principeConditions détaillées (Axe A)
Intégration civiqueOui, mentionPIR complet 400 h + 150 h opposable (Axe B)

Ce qui est ajouté par cette mesure (nouveau budget) :

  • PIR renforcé (OFII 300 M€/an, +1 000 ETP).
  • Refonte AME → AMU (économies -500 M€/an).
  • APD conditionnée (recettes indirectes, économies retours).
  • Étudiants étrangers différenciés (recettes ~500 M€/an).
  • Français de l'étranger (guichet unique, réseau consulaire, AEFE).
  • Aide au retour volontaire renforcée (~150 M€/an).

Bénéficiaires directs de cette mesure :

  • Français : lisibilité et cohérence de la politique migratoire, réduction du sentiment d'injustice, meilleure intégration des accueillis.
  • Immigrés légaux intégrés : reconnaissance républicaine claire, cérémonie solennelle, sécurité juridique.
  • Contribuable : économies AME, frais étudiants recouvrés, APD mieux utilisée.
  • Nouveaux arrivants : parcours clair, exigeant mais lisible, avec droits garantis.
  • Français de l'étranger : accompagnement au retour, protection consulaire renforcée.

Non-bénéficiaires assumés :

  • Personnes en situation irrégulière refusant l'aide au retour : rétention et exécution effective des OQTF.
  • Étrangers dont le PIR n'est pas validé après rattrapage : non-renouvellement du titre.
  • Pays refusant la coopération migratoire : réduction progressive de l'APD bilatérale.
  • Pacte d'autorité républicaine (Axe C) — cadre général sécurité + immigration + citoyenneté.
  • Diplomatie / Europe / International (Axe D) — aide au développement conditionnée pilotée par ce même dispositif.
  • Refondation santé (Axe I — Justice financement) — AME recentrée cohérente avec la lutte contre les dérives.
  • Éducation (petite enfance + école) — intégration scolaire des enfants issus de l'immigration cadrée dans le PIR familial.
  • Sécurité (Pacte d'autorité) — CRA et retours forcés cofinancés.
  • Culture / langue française — cohérence francophonie stratégique (étudiants).
  • Numérique — France Visas 2.0, plateforme PIR, biométrie, vote internet Français étranger.

Public cible

Bénéficiaires directs :

  • Contribuable français : ~1 Md€/an d'économies nettes attendues (AME -500 M€, frais étudiants +500 M€, retours effectifs -X Md€ diffus).
  • Nouveaux arrivants légaux : parcours clair et lisible, formation langue et civique de qualité, reconnaissance solennelle.
  • Immigrés intégrés (nationalisés ou en voie de) : cérémonie républicaine restaurée, distinction claire entre parcours exemplaire et situation irrégulière.
  • Français de l'étranger : dispositif de retour, réseau consulaire renforcé, protection en zone à risque.
  • Étudiants étrangers excellents : bourses ciblées, secteurs souverains, francophonie.
  • Personnes en situation irrégulière souhaitant rentrer : aide au retour volontaire renforcée (~4 000 €/personne + accompagnement).

Non-bénéficiaires assumés (contreparties politiques) :

  • Personnes en situation irrégulière refusant l'aide au retour : rétention CRA et exécution OQTF.
  • Étrangers échouant au PIR après rattrapage : non-renouvellement du titre.
  • Pays refusant la coopération migratoire : réduction progressive de l'APD bilatérale.
  • Universités publiques dépendant des étudiants étrangers en masse : adaptation à un modèle qualitatif.

Créations d'emplois :

  • +1 000 ETP OFII (formation PIR, évaluation, accompagnement).
  • +500 ETP consulats (pays d'origine — LPC, biométrie).
  • +300 ETP consulats (pays de résidence Français étranger — protection, dispositifs retour).
  • +500 ETP France Travail (accompagnement retour Français étranger).
  • ~2 300 ETP nouveaux liés à cette mesure (hors Pacte d'autorité).

Financement

Coût brut sur 5 ans : ~4,5 Md€

Décomposition :

  • OFII renforcé (PIR 400h+150h) : +100 M€/an × 5 = 500 M€
    • +1 000 ETP formateurs et évaluateurs.
    • Matériel pédagogique, plateforme numérique PIR, test biométrique.
  • Consulats — pays d'origine (LPC, biométrie) : +100 M€/an × 5 = 500 M€
    • +500 ETP dans les 15 principaux pays d'origine.
    • Modernisation France Visas 2.0 + biométrie.
  • Consulats — pays de résidence Français étranger : +50 M€/an × 5 = 250 M€
    • +300 ETP protection consulaire, dispositif retour.
    • Numérisation actes d'état civil et visas.
  • Enseignement français à l'étranger (AEFE) : +200 M€/an × 5 = 1 Md€
    • Ouverture nouveaux établissements, aide aux réseaux existants.
    • Objectif +100 000 élèves (dont 40 % non-français à haut potentiel).
  • Aide au retour volontaire (OFII + ANEF) : +150 M€/an × 5 = 750 M€
    • Package incitatif ~4 000 €/personne + accompagnement 6 mois.
    • Cible ~10 000 retours volontaires/an.
  • Bourses France Excellence renforcées : +100 M€/an × 5 = 500 M€
    • 5 000 bourses/an secteurs souverains + francophonie.
  • Dispositif « France, je reviens » : +50 M€/an × 5 = 250 M€
    • Guichet unique, France Travail, accompagnement fiscal.
  • Numérique dédié (France Visas 2.0, plateforme PIR, biométrie) : +150 M€ cumulés = 150 M€
  • Contentieux et régularisations exceptionnelles : +120 M€/an × 5 = 600 M€ (provision légale)

Total brut : ~4,5 Md€ sur 5 ans (~900 M€/an moyen).

Recettes nouvelles et économies : ~3,5 Md€ sur 5 ans

  • AME recentrée en AMU : ~500 M€/an d'économies × 5 = 2,5 Md€
  • Frais étudiants hors UE consolidés et recouvrés : ~300 M€/an × 5 = 1,5 Md€ (net après bourses)
  • Redéploiement d'une part de l'APD bilatérale (30 % suspendue pour pays non coopératifs) : sans être une économie budgétaire directe, permet un ré-emploi des fonds sur les axes A-G — comptabilisé neutre.
  • Économies indirectes sur retours effectifs et AAH/RSA fraude : difficile à chiffrer mais réel — IGF 2023 estime ~200 M€/an cumulés.

Coût net sur 5 ans : ~+1 Md€ (~200 M€/an) — quasi-neutre budgétaire.

Articulation avec le Pacte d'autorité républicaine (déjà budgété) :

  • Non re-comptés : OFPRA/CNDA +1 500 ETP (dans Pacte), CRA (dans Pacte, +800 places sur 5 ans), retours forcés (dans Pacte, ~1 Md€ cumulé sur 5 ans), naturalisation cérémonies (dans Pacte).
  • Ajoutés uniquement : PIR renforcé, AME refonte, aide au retour volontaire, Français étranger, étudiants étrangers.

Impact sur le solde global du programme :

  • Nouvelle mesure : -1 Md€ net.
  • Solde consolidé du programme complet (102 mesures) : ~+35 Md€ d'excédent net sur 5 ans (~+7 Md€/an). Voir la Synthèse pour le détail.

Financement direct : redéploiement partiel des économies AME et des frais étudiants recouvrés ; solde couvert par le budget Intérieur + MEAE (accord interministériel).

Effets macroéconomiques indirects (non chiffrés dans le solde) :

  • Amélioration de la cohésion sociale : mesurable via Cevipof (sentiment d'injustice).
  • Amélioration de l'insertion pro des primo-arrivants : +2-3 % du taux d'emploi immigrés à 5 ans.
  • Réduction du travail au noir et de la fraude documentaire : ~500 M€/an de recettes fiscales et sociales supplémentaires (estimation prudente).
  • Bénéfices géopolitiques (soft power francophone, aide au développement mieux ciblée) : non chiffrables mais réels.

Calendrier

  • An 1. Vote de la Loi de Programmation Migratoire (grille à points, quotas triennaux). Publication de la grille de sélection Express Entry France. Refonte CIR → PIR (400h+150h opposable). Audit pays par pays des taux LPC. Lancement France Visas 2.0. Négociation des 5 premiers accords APD-Retours avec pays cibles (Algérie, Mali, Tunisie, Guinée, Comores).
  • An 2. Mise en œuvre du système à points pour la nouvelle campagne annuelle. Ouverture du guichet « France, je reviens ». Refonte AME → AMU votée (avec ticket modérateur symbolique). PIR opérationnel sur 30 préfectures pilotes. +200 ETP consulats déployés. Renforcement AEFE (+20 000 places).
  • An 3. PIR généralisé à toutes les préfectures. AMU en application (économies 300 M€ constatées). Suspension progressive de l'APD bilatérale pour les 3 pays non coopératifs (échantillon). Bourses France Excellence 5 000 bénéficiaires. Aide au retour volontaire atteint 6 000/an.
  • An 4. Cible de retours volontaires 10 000/an atteinte. AEFE +60 000 élèves cumulés. Frais étudiants hors UE recouvrés à 90 %. Bilan intermédiaire par la Cour des comptes et l'IGF. Ajustement des quotas triennaux dans la 2ᵉ loi de programmation.
  • An 5. Bilan complet : +100 000 élèves AEFE, 10 000 retours volontaires/an, PIR à 100 % des primo-arrivants, AMU stabilisée, APD 100 % conditionnée. Évaluation Cevipof du sentiment d'injustice migratoire (attendu en baisse de 10-15 pts). 2ᵉ Loi de Programmation Migratoire triennale votée.

Indicateurs de succès

  • Taux de délivrance de laissez-passer consulaires par les 15 principaux pays d'origine (objectif : passer de 15 % moyen à 60 % en 5 ans).
  • Nombre d'OQTF exécutées par an (objectif : 10 000 → 60 000 en 5 ans, cohérence Pacte d'autorité).
  • Nombre de retours volontaires accompagnés (objectif : 3 000 → 10 000/an).
  • Taux de validation du PIR (parcours d'intégration républicaine) : objectif ≥ 70 % dès l'an 3.
  • Taux d'insertion professionnelle des primo-arrivants à 5 ans (objectif : +15 pts vs référence 2024).
  • Nombre de titres étudiants attribués en secteurs souverains (objectif : passer de 20 % à 45 % des titres étudiants).
  • Coût annuel AME → AMU (objectif : 1,2 Md€ → 0,7 Md€ en régime de croisière).
  • Recettes annuelles frais étudiants hors UE (objectif : passer de ~200 M€ recouvrés à ~500 M€).
  • Nombre d'élèves AEFE dans le monde (objectif : 380 000 → 480 000 en 5 ans).
  • Sentiment d'injustice migratoire dans l'opinion (Cevipof — objectif : baisse de 10-15 points).
  • Taux de naturalisation des candidats éligibles (objectif : stabilité qualitative — pas de course au volume).

Sources

Analyse IA — bientôt disponible

L'analyse contradictoire (conséquences, parallèles internationaux, score de réalisme) sera ajoutée par la phase 4 du projet.

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