Une expérimentation citoyenne, chiffrée et sourcée. Pas une candidature, pas un parti — ouverte au débat.

Chiffrons

Diplomatie, Europe et politique internationale — 7 axes : Europe puissance, reconquête Afrique, francophonie politique, aide au développement ciblée, ONU/OMC/OTAN équilibrés, exports stratégiques, soft power

Refonder la politique étrangère française autour de la souveraineté, de l'Europe puissance et de la reconquête diplomatique en Afrique. Sept axes : (1) Europe puissance (alliance franco-allemande, défense européenne, souveraineté technologique, frontières communes) ; (2) Reconquête en Afrique (économique, diplomatique, culturelle, sécuritaire ; rupture avec la Françafrique mais maintien de la coopération) ; (3) Francophonie politique (OIF leadership, 715 M de francophones d'ici 2050) ; (4) Aide au développement repensée et conditionnée (0,55 % du RNB, ciblée et contrôlée) ; (5) Engagement équilibré ONU/OMC/OTAN (maintenir la voix française) ; (6) Exports stratégiques (armement, énergie, transport, agro) ; (7) Soft power coordonné avec mesures Culture, Numérique, Climat. Coût net 5 ans ~5 Md€, retombées économiques estimées 10-15 Md€ + retombées diplomatiques essentielles.

Coût brut

10.0 Mds €

Coût net

5.0 Mds €

Vecteur juridique

Loi de programmation diplomatie + LF + décrets + accords internationaux + adaptation européenne

Diagnostic

La France perd progressivement son influence diplomatique mondiale malgré ses atouts majeurs (siège permanent ONU, dissuasion nucléaire, 2ᵉ réseau diplomatique mondial, ~321 M de francophones) :

  • Afrique : recul historique de l'influence française. Coup d'état au Mali (2021), Burkina Faso (2022), Niger (2023), Gabon (2023). Présence russe (Wagner / Africa Corps), chinoise (Belt and Road), turque, américaine en expansion. Sortie forcée des bases françaises d'Afrique de l'Ouest.
  • Europe : malgré le couple franco-allemand, l'UE peine à devenir une puissance politique. La défense européenne reste embryonnaire. La voix française est concurrencée par l'Allemagne, l'Italie, la Pologne.
  • ONU et institutions : la France garde son siège permanent mais son influence se dilue. Tentatives de réforme du Conseil de Sécurité par d'autres pays.
  • Recul du français : ~21 % du Conseil de Sécurité fonctionne en français (vs 50 % il y a 30 ans), ~50 % de l'UE (vs 70 %).
  • Aide au développement : France à 0,46 % du RNB (vs objectif 0,7 % UE), souvent mal ciblée, peu d'effet diplomatique mesurable.
  • Exports défense : ~27 Md€/an (3ᵉ exportateur mondial), filière stratégique essentielle, à protéger et étendre.
  • Soft power : la marque France reste forte (luxe, gastronomie, culture, art de vivre), mais sa dimension politique s'érode.

Le contexte géopolitique 2024-2026 :

  • Guerre en Ukraine (2022-): impact massif sur l'UE, l'OTAN, l'énergie, l'industrie de défense
  • Conflit Israël-Palestine : impact diplomatique régional
  • Tensions Chine-Taïwan : risques d'escalade
  • Compétition USA-Chine : tensions commerciales et technologiques
  • Brexit : conséquences durables sur l'UE
  • Présidence Trump 2 : risques sur OTAN, climat, OMC, retour du protectionnisme
  • Pression migratoire structurelle (Afrique, Moyen-Orient)
  • Crise climatique et son effet géopolitique

Pourquoi cette mesure est essentielle au programme :

  • Sans politique étrangère cohérente, les ambitions souveraineté (numérique, économie, climat, dette) sont fragiles : il faut des alliés européens et africains pour les soutenir.
  • Sans Europe puissance, la France seule ne pèse pas suffisamment face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie.
  • Sans présence africaine renouvelée, la France perd à la fois son influence et un partenaire économique majeur (avenir démographique africain).

Modèles internationaux à observer :

  • Royaume-Uni : Brexit acté, soft power maintenu grâce au Commonwealth, BBC World Service, British Council
  • Allemagne : économie forte, leadership UE, exports massifs, soft power industriel
  • Chine : Belt and Road Initiative, prêts massifs aux pays en développement
  • Russie : présence militaire et idéologique (Wagner, info-war)
  • États-Unis : combat hybride (économique, militaire, culturel, technologique)
  • Norvège, Suède : aide au développement très ciblée et efficace
  • Japon : soft power culturel et industriel, leadership Pacifique

Cette mesure refonde la politique étrangère française global : souveraineté nationale + ambition européenne + reconquête africaine + soft power coordonné.

Mesure

Axe A — Europe puissance

  • Renforcement du couple franco-allemand : sommets réguliers, projets industriels conjoints (avion de combat SCAF/FCAS, char Européen Main Ground Combat System MGCS, infrastructure énergétique).
  • Défense européenne : doter l'UE de capacités opérationnelles propres (force de réaction rapide ~5 000 hommes, états-majors permanents, coopération industrielle de défense intégrée). Lien avec mesure future Défense.
  • Souveraineté économique européenne : application stricte des nouveaux mécanismes (CBAM carbone aux frontières, Chips Act, Defence Production Act version UE).
  • Frontières communes Schengen : application stricte et coopération renforcée des polices frontalières (FRONTEX renforcée, biométrie).
  • Réforme institutionnelle de l'UE : vote à la majorité qualifiée étendu (fin du veto national sur fiscalité et politique étrangère), pour permettre l'action collective.
  • Élargissement encadré : Ukraine, Moldavie, Balkans occidentaux à terme, mais avec critères d'adhésion stricts.
  • Préférence européenne dans les marchés publics : 60 % des achats publics communautaires fléchés vers entreprises européennes.
  • Politique commerciale : équilibrée, défensive contre dumping chinois et américain, offensive sur les marchés émergents.

Axe B — Reconquête en Afrique (économique, diplomatique, culturelle, sécuritaire)

  • Rupture explicite avec la Françafrique historique (corruption, réseaux d'influence, complaisance avec des dirigeants peu démocratiques) — gage de crédibilité pour la reconquête.
  • Partenariat économique d'avenir : doublement des investissements français en Afrique (~10 Md€/an vs ~5 Md€), priorité aux secteurs structurants (énergie, infrastructures, agro, numérique, santé, éducation).
  • Stratégie Tech africaine : lien avec mesure Numérique souveraineté, créer un écosystème franco-africain de la Tech (startups, talents).
  • Plan Alliance française XXL : doublement des antennes en Afrique (lien avec mesure Culture), formation des jeunes en français.
  • Diplomatie économique : aide aux PME françaises pour s'implanter en Afrique (Bpifrance Afrique renforcée), accompagnement des projets.
  • Présence sécuritaire repensée : retrait des bases militaires permanentes (mouvement déjà engagé), mais maintien de la coopération opérationnelle (formation, renseignement, lutte antiterroriste) selon demande des pays partenaires.
  • Migration et développement : politique cohérente avec mesure Pacte d'autorité (axe immigration), partenariats économiques liés à la coopération sur les retours.
  • Lutte contre la concurrence russe (Wagner / Africa Corps) : information, diplomatie publique, démonstration de la valeur du partenariat français.
  • OIF leadership : la France réinvestit l'OIF comme outil diplomatique majeur (cf. axe C).

Axe C — Francophonie politique

  • OIF renforcée : leadership français affirmé, financement de l'OIF augmenté (~+50 M€/an).
  • Stratégie 2050 : préparer le fait que ~715 M de personnes parleront français en 2050 (OIF projection), majoritairement en Afrique. Investir maintenant pour récolter demain.
  • Diplomatie linguistique : défense systématique du français dans les institutions internationales (ONU, UE, OCDE, OMC, OMS).
  • Mobilités étudiantes francophones : multiplier par 3 les bourses d'études pour étudiants étrangers francophones (~100 000/an vs ~33 000 aujourd'hui), priorité aux talents africains.
  • Universités françaises à l'étranger : extension des campus français en Afrique francophone (modèle Sorbonne Abu Dhabi mais en Afrique).
  • Audio-visuel francophone international : RFI, France 24, MCD renforcés (lien mesure Culture).

Axe D — Aide au développement repensée et conditionnée

  • 0,55 % du RNB dédié à l'aide publique au développement (APD) d'ici 5 ans (vs 0,46 % aujourd'hui), trajectoire vers 0,7 % à 10 ans (engagement UE).
  • Ciblage strict : la majorité des fonds aux pays prioritaires (~20 pays africains francophones + zones de crise), évaluation rigoureuse.
  • Conditionnalité : aide liée à la bonne gouvernance, à la lutte contre la corruption, à la coopération migratoire (sur les retours).
  • AFD (Agence Française de Développement) renforcée : budget porté à 8 Md€/an (vs ~5,5 Md€), évaluations indépendantes systématiques.
  • Préférence à l'aide projet plutôt qu'à l'aide budgétaire : meilleur contrôle et meilleurs résultats.
  • Lien avec exports français : aide cohérente avec opportunités pour les entreprises françaises (sans excès tied aid).
  • Articulation avec Plan Climat : aide climatique renforcée (objectif 50 % de l'APD à terme).

Axe E — Engagement équilibré ONU / OMC / OTAN

  • ONU : maintien de la posture du siège permanent, défense du multilatéralisme. Vote français systématiquement aligné avec les principes républicains (droits humains, démocratie, droit international).
  • OMC : engagement pour des règles commerciales équilibrées, lutte contre le dumping social et environnemental, défense de la souveraineté économique européenne.
  • OTAN : maintien dans l'OTAN, contribution juste (objectif 2 % du PIB déjà atteint), mais affirmation d'une autonomie stratégique européenne (la France ne reproduit pas le modèle UK qui a abandonné une part de sa souveraineté à Washington).
  • Dissuasion nucléaire : maintien intégral et modernisation (sujet régalien intouchable, lien avec future mesure Défense).
  • Diplomatie active sur les conflits : Ukraine (soutien à l'Ukraine, négociations futures), Israël-Palestine (solution à 2 États, refus terrorisme et refus politique des colonies), Afrique (médiation), Asie (équilibre USA-Chine).
  • Refus du suivisme américain : la France ne s'aligne pas systématiquement sur Washington, garde sa position propre (modèle De Gaulle revisité).

Axe F — Exports stratégiques

  • Armement : maintien du rang de 3ᵉ exportateur mondial (~27 Md€/an), accompagnement export de Dassault, Naval Group, Nexter, MBDA, Thales, Airbus Défense. Cohérent avec mesure Défense.
  • Énergie : nucléaire (EPR, SMR français — lien Plan Climat), exports d'expertise et de technologie.
  • Transport : Airbus, TGV, métro, automobile (Renault, Stellantis), navires (Naval Group, STX), industrie spatiale (Ariane).
  • Agro-industrie : exports agricoles ~80 Md€/an, à renforcer avec mesure future Agriculture.
  • Luxe et mode : ~50 Md€/an d'exports, fleuron stratégique.
  • Coordination Team France Export : Bpifrance + Business France + CCI International, pour les PME exportatrices.

Axe G — Soft power coordonné

  • Articulation avec mesure Culture : Alliance française, Institut français, cinéma, lecture
  • Articulation avec mesure Numérique : Tech française à l'export, IA, cybersécurité
  • Articulation avec mesure Plan Climat : transition énergétique exportable (nucléaire, hydrogène, rénovation thermique)
  • Articulation avec mesure Éducation : universités et grandes écoles renforcées, bourses pour étudiants étrangers
  • Articulation avec mesure Famille : démographie comme atout
  • Articulation avec mesure Démocratie directe : modèle exportable de modernisation démocratique

Public cible

Bénéficiaires directs :

  • 67 millions de Français à travers le maintien de l'influence diplomatique et de la sécurité internationale
  • Entreprises exportatrices françaises (~100 000 entreprises)
  • ~321 M de francophones dans le monde
  • Pays en développement ciblés par l'APD
  • Diplomates et personnels du Quai d'Orsay (~10 000)
  • Forces armées et opérations extérieures (lien future mesure Défense)

Bénéficiaires indirects : ensemble des Français à travers la stabilité internationale, la sécurité, le rayonnement, et l'attractivité économique.

Financement

Coût brut sur 5 ans : ~10 Md€

  • Reconquête économique en Afrique (Bpifrance Afrique renforcée, AFD) : ~3 Md€
  • Alliance française XXL + bourses étudiants francophones : ~1,5 Md€
  • Audiovisuel international (RFI, France 24, MCD) : ~1 Md€ (recouvrement avec mesure Culture)
  • Aide au développement portée à 0,55 % du RNB : ~3 Md€ supplémentaires cumulés
  • Diplomatie active et représentation (Quai d'Orsay renforcé) : ~1 Md€
  • Coordination Team France Export : ~500 M€

Recettes brutes sur 5 ans : ~5 Md€

  • Effets indirects sur exports (contrats gagnés par accompagnement diplomatique) : ~3 Md€ cumulés
  • Recettes fiscales sur emplois liés exports : ~1 Md€ cumulés
  • Retour sur investissement Afrique (contrats, croissance partenaires) : ~1 Md€ cumulés

Coût net sur 5 ans : ~5 Md€, soit ~1 Md€/an en moyenne. Investissement diplomatique majeur.

Effets indirects à long terme (15-20 ans) :

  • Influence française maintenue dans les institutions internationales
  • Partenariat afrique-france refondé, captant la dynamique démographique et économique du continent
  • Europe puissance, capable d'agir face aux USA/Chine/Russie
  • Soft power coordonné maximisant l'effet de chaque investissement national
  • Sécurité internationale préservée (essentiel pour la viabilité de toutes les autres mesures)

Calendrier

  • An 1. Adoption de la loi de programmation diplomatie. Lancement des sommets franco-allemands renforcés. Rupture explicite avec la Françafrique, annonce du plan Afrique nouvelle. Augmentation APD à 0,50 % RNB.
  • An 2. Premiers résultats sur la défense européenne (force de réaction rapide opérationnelle). Doublement des bourses étudiants francophones. Premières nouvelles antennes Alliance française en Afrique. Réforme AFD opérationnelle.
  • An 3. APD à 0,53 % RNB. Bilan diplomatique à mi-parcours. Renforcement de la coopération de défense européenne (projets industriels avancés).
  • An 4. Évaluation indépendante des effets en Afrique et en Europe. Premiers résultats mesurables sur les exports.
  • An 5. APD à 0,55 % RNB. Bilan complet : présence en Afrique, influence européenne, exports stratégiques, soft power. Régime de croisière.

Indicateurs de succès

  • Pourcentage du RNB consacré à l'APD (objectif : 0,55 % à 5 ans, 0,7 % à 10 ans).
  • Nombre de nouveaux contrats stratégiques en Afrique (exports armement, infrastructure, énergie).
  • Présence Alliance française (objectif : +100 antennes en 5 ans).
  • Nombre de bourses étudiants étrangers francophones (objectif : 33 k → 100 k).
  • Part du français dans les institutions internationales (ONU, UE).
  • Influence française au sein de l'UE (votes en majorité qualifiée, leadership sur les grands dossiers).
  • Exports français vers l'Afrique (objectif : ×2 en 5 ans).
  • Coopération européenne de défense (projets industriels conjoints).

Sources

Analyse IA — bientôt disponible

L'analyse contradictoire (conséquences, parallèles internationaux, score de réalisme) sera ajoutée par la phase 4 du projet.

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